Roue dentée excentrique et long pignon, de Huygens
— La figure 80 représente une disposition applicable au cas où les deuxaxes de rotation concourent et sontàangle droit. La grande roue dentée tourne autour d'un axe qui iie passe pas par son centre. On connprend qu'il est diflScile de donner à ce genre d'engrenage la précision d'un engrenage conique et qu'il ne convient qu'à un mouvement lent.
150. Engrenage Intermittent. — A et A' (fig. 81) SOnt les axes
de rotationdedeuxroues, dont la seconde ne fait qu'une fraction, par exemple un dixième de tour pendant que la première fait un tour entier. Si celte condition était la seule à remplir, il suffirait de deux roues dentées ordinaires dont les nombres de dents seraient dans le rapport de 1 à 10, qui serait constamment rinverse du rapport des vitesses angulaires. Mais, dans le système représenté par la figure 81 , pendant que la roue A accomplit^ suivant une loi de mouvement quelconque, les 9/iO de sa révolution, la roue A' reste immobile, après quoi les deux roues tournent à la fois de 1/10 de tour. A cet effet, la première roue A ne porte qu'une dent et est circulaire autour du centre A, sauf le voisinage de cette dent, tandis que le profil de la deuxième roue A' présente dix crans séparés par autant d'arcs de cercle concaves, dont le rayon est égal à celui de la roue A. On voit clairement que tant que la dent unique de A n'appuie pas sur l'un des côtés d'un cran de A', cette seconde roue ne peut tourner ni adroite ni à gauche, parce que la convexité de la roue A s'oppose au passage sur la droite AA' des pointes saillantes de la roue A'. Mais, lorsque la dent de A tournant, par exemple, dans le sens de la flèche, vient s'engager dans le cran qu'elle rencontre, le mouvement simultané dans ce même sens des deux roues devient possible moyennant les deux creux ménagés en avant et en arrière de la dent pour laisser passer les deux pointes de la roue A'; et le mouvement de celle-ci cesse dès que la dent abandonne le cran qu'elle a fait passer d'un côté h l'autre de la droite des centres de rotation.
174 CWÈMATIQUB. SECT. I» CHiP. HU
Cette disposition est employée dans certains appareils dits compteurs.
Sur Tarbre de la roue A' est calée une autre roue A, pareille à la première A qui engrène avec une roue A\ pareille à A', dont Tarbrenefait qu'un tour^ taudis que celui de la roue A en fait 100; ainsi de suite.
BOUTON 0B VAHITf LLE, BXCIKTRIQOBS^ CàlIBS ET Tiai «UIBiB OU eOBPS TOVRHiBT.
151. Manivelle ou exeentrique circulaire et tige guidée à cadre. — Nous avons vu précédemment (104) le mode de liaison d'une tige dentée, dite crémaillère, armée de dents et engrenant avec une roue^ qui, lorsqu'elle tourne uniformément, détermine dans la crémaillère une translation également uniforme. Mais il est souvent utile de faire correspondre à une rotation uniforme une translation variée, et Tun des cas de ce genre^ qui se présente dans la pratique, est celui qu'indique la figure 82. Un cylindre, dont l'axe est projeté en O, est assujetti à tourner autour d'un autre axe qui^ parallèle au premier, est projeté en G. Ce même cylindre est compris entre deux barres paral-^ lèles AA' et BB', qui d'une part sont liées entre elles en AB et A'B', pour former une coulisse oxi il peut se mouvoir, soit qu'il touche les deux barres, chacune suivant une des génératrices^ soit qu'il soit enveloppé de deux coussinets formant une sorte de boîte rectangulaire, qui elle-même glisse dans la coulisse suivant des faces planes. D'autre pari la coulisse fait corps solide avec les deux parties EF et GH d'une tige assujettie par deé guides à ne se mouvoir qu'en ligne droite, perpendiculairemenl aux axes G, O, et aux faces de la coulisse.
Lorsque^ comme dans le cas de la figure 82, l'axe G se trouve hors du cercle O, le corps solide qui lie le cylindre O à uu arbre tournant autour de l'axe G s'appelle une manivelle.
Une manivelle, dans sa plus grande simplicité, est une petite barre ordinairement en fer qui se fixe par un bout à l'extrémité