Assemblable fixe des roaes sur lears arbres. — Les
roues qui doivent être invariablement liées à leurs arbres y sont fixées par des coins appelés caksj si les arbres sont polygonaux. Lorsque la roue et Tarbre sont métalliques, l'une s'assemble facilement et avec précision sur Pautre : l'arbre porte un renflement cylindrique de même diamètre qu'un œil ménagé dans le moyeu de la roue; il s'introduit à frottement doux dans cet œil, et l'assemblage se fixe par une cale appelée languette ou ciavette^ qui se loge à frottement dur dans deux rainures ménagées dans les deux pièces
GUIDES DU MOUTBMBNT. 207
1S4. Articulations à ciiariiiëre. — Ce mode d'assemblage se rattache par une grande analogie au sujet qui vient de nous occuper. Deux corps articulés à charnière tournent, dans leur mouvement relatif, comme les deux branches d'un compas, chacun autour d'un axe géométrique invariablement lié aux deux corps. Telles sont les articulations ordinaires des bielles avec les balanciers et les manivelles. Une tête de bielle (fig. 105 et i06) est ordinairement formée d'une bande de fer AAA appelée chape, qui embrasse les deux coquilles d'un coussinet destiné à entourer le bouton ou tourillon fixé au balancier ou à la manivelle. Cet assemblage des coussinets et du corps de la bielle est maintenu au moyen de deux coins, nommés clef et contre-clef à talov^ ayant le même angle et posés en sens inverses, de manière que les faces par lesquelles ils ne se touchent pas, sont et restent parallèles, quand on les éloigne ou qu'on les rapproche Tun de l'autre, en enfonçant ou en retirant la clef. Les talons de la contre-clef empêchent les branches de la chape de s'écarter.
On dislingue deux espèces de têtes de bielle. Tune à chape mobile (fîg. 105), l'autre à chape fixe (fig. 106). Quand on serre la clef dans la première, on raccourcit tant soit peu la bielle; dans la seconde, on l'allonge ; c'est-à-dire que dans l'une on rapproche, et dans l'autre on écarte du corps de la bielle le centre d'articulation. Dansle premier cas la clef fait mouvoir la contre-clef, et celle- ci agit sur la chape qui rapproche les coquilles du coussinet ; dans le second cas la clef agit immédiatement sur Tune des deux coquilles. On emploie ces deux espèces de têtes aux extrémités d'une même bielle, afin que la distance des articulations reste la même, malgré l'usure des boutons et des coussinets.
iS3. Guides du mouvement rectiligne. — Plusieurs moyens
très-connus sont employés pour assujettir un corps solide à un mouvement de translation rectiligne. Nous citons notamment les suivants :
1^ Rainures et languettes de diverses formes,
208 CmÉMÀTIQUB. SBCT. 11^ CHAP. I.
2° Œillets ou douilles glissant le long de tiges fixes, 3<^ Tiges mobiles traversant des douilles fixes, A** Galets cylindriques roulant dans des rainures immobiles, 5® Galets à gorge roulant sur des guides saillants, 6<> Roues à un seul rebord^ analogues à celles qui roulent sur les rails des chemins de fer.
7° Balancier à bride (138), servant à diriger à très-peu près en ligne droite une des extrémités d'une tige, dont Tautre se meut sur la même droite suivant Taxe d'un cylindre.