CLIMAT DU CAP
D autres eurent des cas de variole, mais il est à remarquer que nous lûmes .ndemmes de choiera qui décimait l’expédition du Maroc, lors de notre passage au détroit de Gibraltar - cependant une bonne partie de nos effet h fs provenaient de l'armée d'Afrique.
Climat du Cap.
Les maladies de la ville de Cap-Town, sont comme dans presque tous les
pays chauds : les fièvres intermittentes simples et compliquées le Tè v e
gastriques bilieuses avec ictéricie, les fièvres rémit, ' "en, 'es souvent deli- ■ antes, la fievre rhumatique, entre toutes la plus fréquente, nous dit M. Clnappim D, et se compliquant souvent d’endo-péricardite- la dvssen .-0,0, ies inaiadies du foie consécutives à cette maladie et 'aiV tZ
Les bronchites, les angines, le croup, les pleuro-pneu munies sont fréquentes aux changements de saison. Rappelons qu’on a l’hiver au Cap qu n nous avons lete, mais les influences thermo-hygrométriques ne ZslnZT P°Ur Ce,S’ SC,°n rintenSité 6t variabilité d'actL sôr
La phthisie pulmonaire n’est pas très rare au Cap; quanta la phthisie importée, nous ont affirmé nos confrères, MM. les docteurs Roux etChiapptm, elle devient rapidement galopante vers une issue funeste, point de
men«P^igZnt ^ S'°bSerVe 3“ de partLière-
la lêmflnVt C°nS,itf °” ,médi<a'e d“ Cap n’exe,'Ce piis identiquement de nè“res d’ d SUr ,°S “n,S diverS (le ,a P«P«'a,ion très mélangée
rares hotLtms 8’ h"""’’ ^ Ch,'n0h' de cafe * ^
’ Le cl imat du Cap est sujet tour à tour à des sécheresses extrêmes et à des inondations exposant a leur pernicieuse influence et le règne animal et le Kfe eg*‘al’ occ*s|o|M>8nt des épizooties, la clavelée pour les bêles 'mes, et es affections charbonneuses et typhiques pour les bêles bovines et meme les chevaux.
Apres la maladie des pommes de terre vint celle de la vi<me* lors de
notre relâche (janvier 1 870), un quart des vignes de la plaine étaient en vanies par 1 oïdium.
h, Colonie C6S intempérieS’ 11 est fr<k|ucnt 1,0 voi1' la variole sévir sur toute Malgré ce que nous venons de dire du climat du Cap, quant à ces
:rWifa“^r" n’en pas "l0ins """ «Mon de convalescence 1res recherchée a juste titre, par les valétudinaires de l’Indo-
(1) Lettres de l'expédition de Chine cl de Cocliinchine.
52 2 MALADIES CLIMATÉRIQUES
Chine. Le corps expéditionnaire en y faisant une relâche très-favorable y laissa, pour se refaire, un dépôt de convalescents de variole et de scorbut dont avaient été atteints des soldats d’infanterie de marine, ayant déjà été aux colonies, c’est-à-dire ayant souffert, il est à noter que tant pour aller au Cap, que du cap en Chine, nous n’avons pas de choléra.
Maladies à bord de la Dryade , du Cap à Singapore. ■ — Après la relâche du Cap, la température s’abaissant à mesure que la Dryade s’avançait dans l’hémisphère sud, apparurent de nouveaux cas de bronchite, des angines et des rhumatismes articulaires, mais surtout des fièvres typhoïdes compliquées de pneumonie.
Pendant cette seconde partie de la navigation l'héméralopie se présente comme avant la relâche du Cap.
Somme toute, durant sa grande traversée, la Dryade ne perdit que cinq hommes.
Climat de Singapore.
L’ile de Singapore, à l’extrême pointe de Malacca, est le point central de la zone tropicale de Tlndo-Chine, touchant presque à l’équateur. Le climat est chaud et humide en permanence; il est très incommode pour les européens, mais du moins il exerce une heureuse influence sur les poitrines délicates. En effet, il n’y a pas d’affections pulmonaires, et les poitrinaires qui y viennent résistent au moins très longtemps, quand ils ne guérissent pas tout à fait. Nous comprenons qu’on révoqué en doute la grande efficacité, en ce sens, qu’il peut y avoir à passer, par exemple, du nord au midi de la France; mais en dépit des conclusions pessimistes que nous avons eu le regret de voir se produire contre l’émigration vers des climats chauds et maritimes, nous maintenons que les stations prolongées qu’on peut y* faire sont fructueuses pour les valétudinaires en question; on a trop confondu dans les débats sur ce sujet, la pérégrination marine simple et défectueuse, avec la station en bonnes conditions. Quel rapport a donc l’état sanitaire des équipages, passant alternativement par des climats excessifs, au milieu des intempéries et des rudes fatigues de leur métier, avec celui des convalescents qu’on transporte entourés de tous les soins possibles dans des climats plus doux? Passer des frimais aux lièdes haleines des pays chauds, est un avantage pour les poitrines délicates, si généralement reconnu, de notoriété si vulgaire qu’il n’y a pas de controverse à faire là dessus. La grande difficulté c’est (pie tout le monde n’est pas à portée, ou à meme, d’effectuer de si grands déplacements et dans les conditions indispensables de bien-être où il faut être placé.
11 y a peu de fièvres intermittentes à Singapore : l’insolation, nous disait le docteur Desperriers, produit plutôt la forme rémittente dont le