MALADIES DE NAVIGATION
Maladies observées ci bord de la Dryade de France en Chine. — Ce transport, à deux batteries et à vapeur, avait 200 hommes d’équipages et 1075 passagers militaires, (inter quos!)
Pendant la première quinzaine, notre confrère M. Muguet, médecin du bord, eut à traiter quelques cas de fièvre intermittente, des bronchites, des anguines simples et des diarrhées sans gravité.
On tenait la mer depuis le 5 décembre 1859, et le 20 un premier cas de fièvre typhoïde se déclara : la maladie se terminait par la mort au 8e jour. Plusieurs autres cas se présentèrent encore jusque vers la fin du mois de janvier 1800, et deux malades succombent, un matelot et un militaire.
A mesure qu’on s’approchait des latitudes tropicales, la chaleur s’élevant à bord notablement, de nouveaux cas de fièvres intermittentes apparurent, avec complication d’embarras gastrique, de diarrhées opiniâtres et d’état typhoïde marqué.
Il y eut avant d’arriver au Cap, quelques cas de dyssenterie, des conjonctivites, des kératites, une trentaine de cas d’héméralopie, beaucoup de stomatites ulcéreuses, attribuées par nous à l’usage trop répété du biscuit, et enfin deux cas de coliques sèches, sur deux hommes qui ne rentraient pas, ditM. Iluguet, dans la catégorie de ceux qui ordinairement subissent à bord l’intoxication saturnine.
D’autres navires eurent le scorbut épidémique, mais sur des troupes de l’infanterie de marine, et qui avaient la plupart déjà séjourné dans les colonies et fait plusieurs traversées.
( I) Tebib : médecin Arabe.