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CLIMAT DI LITTORAL DE LA CHINE

relâche au mois de juin 1800, nous a paru à peu près analogue à celui de la France. L’état sanitaire général du corps expéditionnaire y fut satisfaisant. Toutefois, au début, il y eut une épidémie de diarrhée séreuse, provenant de l’abus du thé. Cependant il y avait là aussi une influence climatérique, car chez plusieurs ce fut la diarrhée prémonitoire de véritables cholérines, dont quelques unes se terminèrent dans l’algidité du choléra.

Les maladies caractéristiques de Tche-Fou sont : les ophthalmies, les scrofules, la syphilis, la lèpre. Les enfants sont souvent tourmentés par les coliques, des selles diarrhéiques, mêlées de Lombrics. Le choléra sévit parfois en été.

Plus au nord le climat de Tien-Sin et de Pe-King est analogue à celui le Paris. Les constitutions médicales y sont analogues aussi, avec cette lilïérence, pour la Chine, que la variole y fait d’épouvantables ravages par «les épidémies tellement répétées, qu’on pourrait les appeler l’endémie varioleuse à fréquentes recrudescences et variables d’intensité.

Climat du littoral de la Chine.

Météorologie. — Constitutions médicales. — Nous avons parcouru deux us le littoral de la Chine, en allant de Canton à Peking, et au retour dé eking à Saigon en Cochinchine, sur un parcours de 1000 à 1200 lieues. 3 rapprochement des températures que nous avons notées en divers points 3 station, à deux époques différentes de l’année (été et hiver), nous perettra de donner une idée de ces climats et de leur influence. Disons ia ord quil règne d’ordinaire, et alternativement par semestre, deux 1 nts généraux qui influent sur la température du littoral de la Chine, ce

nt les moussons. D’avril en octobre c’est la mousson qui souffle du sud- •test.

Bien que ce courant aérien vienne des régions tropicales, comme il t rafraîchi par la surface de la mer, il n’est jamais aussi chaud que le occo qui, partant des déserts de l’Afrique, se fait vivement sentir sur bassin méditerranéen. La mousson de nord-est, souffle de novembre en ii. Le droit nord venant s’y ajouter par intervalles, ce courant des plaliUX asiatiques produit une réfrigération très marquée sur la Chine où, es des étés brûlants, on a des hivers très rigoureux, surtout dans la

:>tie nord du littoral, soit au-dessus de la latitude de Chang-Hai et de nking.

>n arrivant dans les eaux de Saigon (Cochinchine), à la fin d’avril 1860, empérature de l’air libre et à l’ombre était à bord de 50 degrés centimes au milieu du jour. Revenus dans les mêmes parages en février 1861 ,

•s avions à bord 20” et à Saigon 25”. Le maximum observé dans cette e annamite ayant été de 43”, l’oscillation annuelle y est de 20 ». L’at- ’phere y est toujours sursaturée d’humidité chaude et débilitante. En entant du sud au nord, à l’ile de Hong-Kong, nous sortions un peu

MALADIES CLIMATÉRIQUES.'

déjà des chaleurs tropicales : la température qui était à Hong-Kong, aux premiers jours de mai 18(50, de 28», était à la fin de janvier 1861 de 15". En mai 18(50, à Canton, à 45 lieues de la mer, la température était de 50", et au retour, dans les eaux de la rivière de Canton le thermomètre marquait 17° vers la lin de janvier 18(51. Aux îles de Chusan, vers 1 embouchure de la rivière de Nan-King, le Yang-tsé-Kiang, appelé neuve Bleu par les européens, la température était de 20' à la mi-mai et à zéro aux premiers jours de janvier 1864 .

A Chang-Hai, ville dans les terres, à quatre lieues de l’embouchure de sa rivière, à la branche sud du A"ang-tsè-Kiang, la température à la fin de mai était de 24» et à la fin de décembre, dans les deux premiers tiers de janvier 1861, nous avions parfois 5 degrés au-dessous de zéro. Plus au nord à Tche-Fou, ville maritime adossée à une campagne mon tueuse, la température en juin était de 25, 50 et 55° à la mi-juillet et en décembre de 7 à 8° sous zéro avec beaucoup de neige. A Pé-Tang,aufond du golfe du Pé-Tchi-Li, bourgade vaseuse dans des marais salants immergés par le flux et reflux, deuxième point de débarquement, la température était au commencement d’août 1860 de 54», et au milieu de novembre sa rivière charriait des glaces. Pareillement à peu de distance de Pé-Tang, à Sin-Ko e( aux fort de Ta-Kou,nous avions en août 54°, tandis que dans la deuxieme quinzaine de novembre par 9» au-dessous de zéro, le Pe-ho était obstrue de glaces en train de se prendre en masse. Ce phénomène est très remarquable : à marée descendante tous les glaçons défilent par débâcle, pui; à marée montante toutes les glaces accumulées par la barre du fleuve remontent avec le reflux.

Ce va et vient se produit dans les deux premiers tiers de novembre d’ordinaire. Dans le mois de décembre tout le cours du fleuve est recouvert d’une énorme couche de glace emprisonnant les jonques attardées glace sur lacpielle on passe et circule en traineau tout 1 hiver, r Tien-Tsin, ville à quinze lieues dans l’intérieur des terres, à la jonctior du canal impérial et du Pé-ho, la température était à la fin d’août 1860 e au commencement de septembre de 50», tandis qu’au commencement d< novembre il gelait.

En décembre et janvier, le thermomètre descendit au-dessous de l degrés, la neige et la glace couvrant le sol en permanence. Peking. < 55°lieues plus avant et au nord dans les terres, est encore plus froid. Dej à notre départ de cette capitale, nous avions 5» sous zéio aux premier jours de novembre 1860. Comme point de comparaison, on peut dire qi les hivers de Peking, sont plus froids que les hivers rigoureux de Met où, en 1844, nous eûmes 21" sous zéro, la Moselle étant comple terne r gelée. A Peking le thermomètre descend plus bas encore a 2.r et a a C’est donc avec quelque raison qu’on a dit de son climat : froid deSlokho i chaleur du Caire (1).

(1) Le P. Amiot.

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