‹ Traité de climatologie geńeŕale du globeChapitre 169 sur 215 · POPULATION MASCULINE. POPULATION FÉMININE · texte numérisé non relu

POPULATION MASCULINE. POPULATION FÉMININE

Do 0 ;i “20

oo

5 ans,

Pou r 10,0! 0

Mortolilé

Pour 10,000

Mortalité

> la population

pour

de la population

pour

masculine.

féminine.

iü,ooo r.

Ces chiffres sont pleins d’enseignements. On constate d abord que nanni la population adulte de 20 à 58 ans il y a, en réalité, plus de femmes que d’hommes à Paris, soit 150 en plus pour 10,000. Ceci est d autant p us Significatif que la mortalité est plus forte parmi les jeunes filles de a a 20 ans que parmi les jeunes garçons du même âge; on a 8a pour 10,0 parmi lès uns et 77 seulement parmi les autres. L’évolution de la puber e est sans doute la cause de cette différence; mais, en ce qui concerne Me chiffre de population, il faut admettre désormais 1 immigration de •

jeunes femmes comme un fait prouvé. , f ( l

A partir de la vingtième année, la mortalité est pourtant plu fa parmi les hommes, hormis l’àge de 25 à 30 ans, qui fournit une legue différence, facilement justifiable par les maladies de l’elal P«Çrpe^;

L’étude des causes de mort, que nous allons donner n\ec qu , )

fournira l’explication de ce fait; mais ce que l’on peut remarquer présent, c’est la progression de cette différence entre cs ’

,es cinq années suivantes ; pms de 7a, ièfférence moins

CLIMAT DE PARIS

remai q lier que les vieilles femmes sont en plus forte proportion que les vieillards dans la population parisienne; il y a une différence de 15G pour 10,000 a partir de la soixantième année; et cette différence est double à partir de l’àge de 80 ans.

Telles sont a Paris, pour la mortalité, les conditions et les chances. II nous reste à nous rendre compte des formes, c’est-à-dire de la fréquence et de la gravité des maladies qui occupent les premiers rangs et qui fournissent la plus large part du résultat. Nous revenons à la statistique municipale, en acceptant ses chiffres, sans nous soumettre à ses procédés.

IV. — L’étude de la nosographie dans une ville aussi populeuse, dans la capitale d’un grand pays, est évidemment une enquête du plus haut intérêt. Déterminer la fréquence des principales maladies, le coefficient de chacune d’elles dans les perles constatées, les conditions de saison et d’âge particulières à ces terminaisons fatales, c’est donner le tableau exact de la situation sanitaire, c’est peindre la constitution médicale et mettre aux mains des praticiens un enseignement des plus utiles.

Ce travail, le Bulletin de la statistique municipale le fait avec le plus grand soin, et la façon dont il est organisé promet la plus grande exactitude possible. Aussi est-ce uniquement dans ses chiffres qu’il faut chercher la solution de ces questions jusqu’ici difficilement abordables. Mais il n’est pas absolument nécessaire d’adopter pour cela la façon de faire du document, qui donne les résultats seulement par mois, suivant l’ordre de sa publication, et qui n’a pas encore abordé la récapitulation, point essentiel d’une semblable enquête. C’est ce que nous avons voulu faire ici, craignant des obstacles pour 1 administration dans les circonstances nouvelles, et surtout curieux de l’ensemble de ces faits, qui nous semblaient (h ja très instructifs dans le détail. Ces soixante fascicules que nous avons compulsés et dépouillés minutieusement, - travail considérable, — nous

ont fourni un certain nombre de résultats dignes de l’attention du public médical.

Aous allons, pour suivre un ordre quelconque, adopter la nomenclature officielle telle qu’elle fontionne dans le Bulletin , et nous étudierons

les maladies les plus intéressantes à mesure qu’elles passeront sous nos yeux.

En premier lieu c’est la fièvre typhoïde , avec ses congénères les lièvres muqueuses , ataxiques , ady nautiques, placées à côté d’elle, sous des dénominations diverses, par révérence pour la liberté du langage diagnostique. 11 y a eu à Paris, pendant ces cinq années 1805-1869, un total de 5040

deces dè cette cause, soit en moyenne 1009 par an. Cette moyenne donne la proportion obituaire 5,51 pour 10,000 habitants ; et, comme fréquence, la proportion 21.6 pour 1,000 décès de toute cause. Pour arriver à déterminer l’influence saisonnière, il a fallu faire ce relevé par mois et par jour. Les proportions ainsi établies donnent les moyennes suivantes Je mois d’octobre est le plus chargé, il y a là 5,72 décès de lièvre typhoïde

MALADIES CLIMATÊMQUES.

par jour; puis c’est le mois d’août 5, fi»; cl le mois de septembre, 3,59. Ainsi voilà le trimestre dangereux pour celle affection, qui donne en moyenne 2,7(> décès par jour pendant toute l'année. Les autres mois ont les chiffres suivants: décembre, 2,95; novembre, 2,82; avril, 2,74; février, 2,5G; juillet, 2,42; janvier, 2,51; mars, 2,28; mai, l,9o;

juin, 1,89. ,

Kn ce qui concerne les conditions d’àge des décèdes, nous avons relève

les faits des deux dernières années seulement, a cause des modifications introduites dans le document sur ces tableaux, et qui ne permettaient pas une constatation uniforme pour les cinq années. Voici les résultats : Pendant la première année de vie, on compte 0,55. décès pour 1,000 de cet à„e et 0 G8 pour 100 décès de cette cause ; pour les cinq premières années il°y a 0,08 pour -1,000 de cet âge, et 11,45 pour 100 décès de cette cause. Les deux moyennes ne sont pas absolument dans le même ordre comme quantité, et en les prenant à part les résultats sont peut-être plus faciles a saisir Ainsi, pour 1 ,000 de chaque âge, la proportion la plus forte est celle de 15 à 20 ans, 1,07 ; puis celle de 20 à 25, 1 ,01 ; puis celle de 0 a a. 0,98; puis 5 à 10, 0,80 ; 10 à 15, 0,8-1 ; 25 à 50, 0,55 ; 85 a 95, 0,44; oO a 55, 0,52 ; de 55 à 40, 0,28 ; de 40 à 45, 0,24 ; de 45 a 50, 0,20 ; de 5o a 00, 0 19 ; de 80 à 85, 0,19; de 65 à 70, 0,17 ; de 50 à 55, 0,10 ; de 75 a 80, même chiffre; de 00 à 05,0,12 ; de 70 à 75, même chiffre.

Pour 100 décès typhoïdes, il y en a 19,05 de 20 a 2a ans; la, o- de a d 20 ans; 11,42 de 0 à 5 ans; -11,52 de 25 à 50; 10,58 de o a 10 ans, J, 0 de -10 à 15 ans; 0,15 de 50 à 55 ; puis de cinq ans en cinq ans la diminue régulièrement : 4,97 ; 5,52 ; 2,44 ; 1 ,50 ; 1 ,27 ; 0,08 ; 0,2.) ; 0,-0;

Au point de vue des sexes, la mortalité générale 5,51 devient 5,92 pour 10 000 personnes du sexe masculin, et 5, 12pour 10,000 personnes du sexe féminin. Comme fréquence, il y a 22,7 décès typhoïdes pour 1 ,000 deces

masculins, et 20,4 pour 1,000 décès de l’autre sexe.

Ainsi, mortalité plus forte : pour les hommes, pour 1 âge de la a -a -, et pour le trimestre d’août, septembre et octobre. On ne saurait mettre en

doute l’importance de ces trois résultats.

La /lèvre mlenmllenle est rare à Paris. Il n’y a eu que 124 deces de ceUe cause, soit 24 en moyenne par an ; les proportions sont 0,aa poui , décès de toute cause et 0,14 pour 10,000 de la population.

La vurwle a eu 5,019 décès, c’est-à-dire 004 par an, soit 12,9 P 1,000 et 5,30 pour 10,000 habitants. En 1809 il y a eu 1b, a pour l,u

‘'Ta moyenne par jour est de 1 ,05 décès. Les mois les plus chargés sont • décembre, 2,00; novembre, 2,59; janvier, 2,IO; fcvrrer 0 ma- 1,80; avril, 1,54; tout l’hiver, par conséquent. Pour les aul l’ordre est celui-ci : octobre, 1,50; mai, l,o9; septembre, l,o , •

. ... . i o^-inin 1 01 . La saison d’été est la plus favorisée.

^’^\lücsÜon'tl 4ge,Upôùr les deux années 1808 et ,809, donne les résul-

CLIMAT l)K 1>A 1US.

tats ci-après : fréquence exagérée dans les cinq premières années. 1,87 décès pour 1,000 population de cet âge, et 55,21 pour 100 décès de celte cause, soit un tiers du total. De 20 à 25 ans il y a 0,45 décès varioleux pour 1,000 population de cet âge; puis 0,41 de 25 à 50; 0,50 de 50 à 55; 0,51 de 55 à 40 ; 0,50 de 40 à 45 ; 0,27 de 15 à 20 ; 0,15 de 45 à 55 ; 0,10 de 5 à 10 ans, de 55 à 00 et de 00 à 05; 0,08 de 70 à 75 ; 0,07 de 10 à 15 ans ; 0,05 de 00 à 05.

Pour 100 décès varioleux, après le chiffre donné pour la période de 0 à 5 ans, on trouve : 12,88 de 25 à 50 ans ; 12,44 de 20 à 25 ; 10,55 de 50 à 55 ; 8,50 de 55 à 40 ; 0,07 de 40 à 45 ; 0,08 de 15 à 20; 2,57 de 45 à 50; 1,94 de 5 à 10; 1,95 de 50 à 55; 1,18 de 10 à 15; 1,05 de 55 à 60 ; 0,59 de 05 à 70; 0,45 de 55 à 00; 0,50 de 70 à 75.

Dans la première année de vie il y a 0,4 décès varioleux pour 1,000 population de cet âge, et 20 pour 100 des décès varioleux, un cinquième.

Ces chiffres ne sont pas en parfait accord avec ceux donnés par Y Annuaire du Bureau des longitudes , mais le document médical nous semble devoir être naturellement plus près de la vérité. Une des conclusions des plus utiles à faire valoir réside dans les chiffres de la première année, qui viennent d’être donnés et qui indiquent l’urgence de la vaccination dès les premiers jours de l’existence. Il faut encore remarquer le temps d’arrêt qui se présente entre l’âge de 5 ans et l’âge de 20 ans; la fréquence revenant à la vingtième année semble indiquer que c’est vers cette époque que doit être pratiquée la revaccination.

Il n’ya aucun enseignement à demander à la question du sexe.

La rougeole, par un hasard singulier, offre les mêmes chiffres que la variole, 5,021 décès pour les cinq ans, soit 004 en moyenne annuelle. Les proportions sont par conséquent les mêmes : 12,9 pour 1,000 décès de toute cause, et 5,50 pour 10,000 habitants. En 1800 il y a eu 17,20 pour 1,000 décès, 4,55 pour 10,000 habitants; 1867 et 1808 sont aussi au-dessus de la moyenne.

La mortalité par jour est de 1 ,05, comme pour la variole; les mois les plus chargées sont ceux du printemps: avril, 2,40; mai, 2,25; juin, 2.14; mars, 2,01. Puis juillet. 1,99 ; août, 1 ,74; janvier, 1,59; décembre,

1 ,55 ; février, 1 ,5 1 ; novembre, 1 ,20 ; septembre, ! ,05 ; octobre, 0,85.

Pour l’âge, sur les chiffres des décès de 1808 et 1809, 1,195, on trouve 178 pour la première année de vie, soit 4,22 pour 1,000 population de cet âge, et 149 pour 1,000 décès de cette cause. Le chiffre total des cinq premières années donne 4,44 pour 1,000 population de cet âge, et 891 pour 1,000 décès de celle cause. Dans l’âge de 5 â 10, ilya0,40 pour 1,000 de cet âge et 90 pour 1,000 décès de cette cause. Ainsi, la presque totalité des cas mortels de rougeole se présente pendant les dix premières années de l’existence, 981 sur 1,000. La cinquantième partie restant se répartit entre les autres âges, sans régularité appréciable.

La scarlatine a une moyenne de 142 décès par an; c’est-à-dire 0,78 pour 10,000 habitants, et 5 pour 1,000 décès. 11 y a eu une forte épidé-

MALADIES CLIMATÉRIQUES

mic en 1808 et surtout en 1869 ; on a eu là 0 pour 1,000 décès, et 1,47 pour 10,000 habitants. La saison juillet , août et septembre est la plus chargée; la moyenne journalière, qui est de 0,59 pour l’année entière, devient 0,65 en juillet, 0,47 et 0 45 dans les deux autres mois.

En résumé, les fièvres éruptives ont une moyenne de 1556 décès par an, soit 29 pour 1 ,000 décès et 7.41 pour 10,000 habitants. La moyenne journalière est de 5,69 décès par jour.

Nous avons réuni sous un même titre les deux maladies inscrites sous les noms encéphalite et méningite. Les conditions mêmes des chiflres que nous allons donner seront notre justification. On trouve en effet une moyenne annuelle de 2,545 décès de ces deux causes, ce qui donne les proportions 50,1 pour 1 ,000 décès, et 12,8 pour 10,000 habitants. Maison sait combien ces affections sont comparativement rares dans l’âge adulte et fréquentes parmi les enfants. En faisant le départ de ces deux catégories d’àge, on trouve, pour l’enfance au-dessous de 5 ans, 1617 décès, c’est-à-dire 69 pour 100 du chiffre total. La proportion pour cet âge devient donc 159 pour 10,000; c’est là le point important de l’étude de ces deux maladies.

La moyenne journalière est de 6,45 décès; mais elle est de 4,15 pour les enfants au-dessous de 5 ans; mars, avril, février, ont les proportions les plus fortes pour ces enfants, 5,74, 5,45, 4,89. Puis le mois de mai, 4,88; juin, 4,82; juillet, 4,52 ; janvier, 4,55 ; août, 4,55; décembre, 4,05; septembre, 5,95; octobre, 5,90; novembre, 5,50. C’est donc en plein printemps qu’il importe de surveiller les jeunes enfants et de les défendre, autant que possible, contre les atteintes de cette terrible maladie du cerveau et de ses enveloppes.

V apoplexie sanguine est fréquente; nous y ajoutons les quelques chiffres portés sous les rubriques congestion sanguine et hémorrhagie, et qui sont les effets d’une même constitution pléthorique, et nous trouvons 2,048 cas mortels par année, soit 45,8 pour 1 ,000 décès, et 11,2 pour 10,000 population. Mais ici encore il y a une différence considérable entre les divers groupes d’àge, ce qui enlève à ces proportions leur véritable caractère. A partir de 45 ans, la proportion devient beaucoup plus forte. Pour les deux années 1868-1869, nous trouvons 4,202 décès dont 5,549 appartiennent aux âges supérieurs à la quarante-cinquième année ; ce qui donne poui celte catégorie la proportion 58,7 pour 10,000 de cet âge, cl 2,95 seule

ment pour le reste de la population.

La mortalité par jour est de 5,61. En janvier, elle monte à 6,61; en mars, 6,51 ; en décembre, 6,18; en novembre, 6,15; en avril, 6,01 , en octobre, 5,97; en février, 5,84. Les cinq mois d’été sont donc dans e meilleures conditions, ce qui semble contredire encore une idée commun® sur l’influence de la chaleur : mai, 5,61,1a moyenne générale ; juin, 5,01 ,

août, 4,96; septembre, 4,80 ; juillet, 4,74.

Le croup a donné, année moyenne, 541 décès, dont 471 dans la ca e- <r0rie d’àge au-dessous de 5 ans. La proportion pour ces jeunes enfants est

CLIMAT DE PAULS

île 40,4 pour 10,000. La proportion totale au nombre des décès est de 1 1,56. La moyenne journalière est de 1,48. Les quatre premiers mois de l’année sont les plus éprouvés : en février la proportion est 2,02; en janvier, 1,99; en avril, 1,89; en mars, 1,85. Décembre vient ensuite, 1,82; puis novembre, 1,51. L’influence du froid est ainsi démontrée : août n’a que 1,05 et juillet 0,97.

Nous arrivons, toujours en suivant la nomenclature officielle, aux maladies de Y appareil respiratoire . Nous groupons ensemble la bronchite , la pneumonie , la pleurésie, la grippe, et Y apoplexie pulmonaire , toutes affections soumises aux mêmes influences et intéressantles mêmesorganes. Nous trouvons ici un chiffre considérable, 6,522 décès par an. Les proportions sont : 159 pour 1,000 décès de toute cause, et 55,6 pour 10,000 dépopulation. Il y a par jour 17,87 décès de cette origine; mais comme il fallait s’v attendre, celte proportion s’élève beaucoup pendant les mois d’hiver. On a alors 25,46 en janvier, 25,40 en mars, 25,76 en avril, 25,18 en février, 21,16 en décembre. Le joli mois de mai a encore la proportion 17,75, à peine inférieure à la moyenne. Août n’a plus que 10,97, septembre 1 1, juillet 11,65, octobre 15,50, juin 14,46 et novembre 16,59.

La phthisie pulmonaire a un chiffre plus considérable à elle seule que ce groupe de maladies que nous venons d’analyser, 8,250 décès par an. Ainsi, sur 1,000 décès de toute cause, il y en a 176 qui sont le fait de la phthisie, un sixième. Pour la population, la proportion est 45,5 pour 10,000.

Le relevé par âges, pour les deux années 1868-1869, donne le résultat suivant : de 25 à 50 ans, 61,9 pour 10,000 de cet âge; de 50 à 55, 60,4; de 40 à 45, 59,6 ; de 55 à 40, 56,1 ; de 45 à 50, 56,6 ; de 20 à 25, 55,8; de 50 à 55, 48,4 ; de 55 à 60, 45,4. Ainsi c’est de 20 à 60 ans que l’on trouve les chiffres au-dessus de la moyenne. La proportion pour cette période entière est de 57,2 décès phthisiques pour 10,000 habitants. Aux âges extrêmes, on a : au-dessous de 5 ans 26,9 (22,7 dans la première

année); de 5 à 10, 7,20; de 10 à 15, 12,80; de 15 à 20, 57,50; soit, pour la population au-dessous de 20 ans, 22 pour 10,000, de 60 à 65 ans, 52,7; de 65 à 70, 29,9 ; de 70 a 75, 16,4 ; de 75 à 80, 15,5; de 80 à 85, 7,5 ; de 85 à 90, 5,4; c’est-à-dire, pour la population au-dessus de 60 ans, 25,8 pour 10,000. Ce dernier résultat affirme l’éventualité du développement de la tuberculisation jusque dans les âges les plus avancés. On a constaté, en 1868, le décès d’une femme phthisique à 88 ans, et, en 1869, le décès d’un homme phthisique âgé de 104 ans !

La fréquence, relativement à l’ensemble des décès phthisiques, est celle-ci : de 25 à 50 ans, 155 pour 1000 ; de 50 à 55 ans, 140; de 20 à 25, 127 ; de 55 à 40, 125; de 40 à 45, 107'; de 45 à 50, 85; de 15 à 20, 66; de 50 à 55, 55; de 0 à 5 ans, 58 (6 pour la première année); de 55 à 60, 57 ; de 60 à 65, 22; de 10 à 15, 16; de 65 à 70, 14; de 5 à 10, 1 1 ; de 70 à 75, 5; de 75 à 8» », 2; de 80 à 58, 0,5, et 0,1 polir les dernières caté-

gories,

MALAUIKS CLIAIATt.lUQUliS.

La saison des terminaisons fatales n’est pas l’automne, et nous regrettons d’infliger cette vérité à Millcvoye, mais, « la dépouille de nos bois » n’a rien à voir en celle occurence. Les mois les plus chargés en mortalité phthisique sont : avril 27,46 par jour; mars, 26,52; mai, 24,52, c’est-àdire en pleine floraison, à l’éclosion du boulon vert. Puis viennent février, 25,68 ; janvier, 22,7 1 ; décembre, 22,55 ; novembre, 21,72 ; octobre, 21 .42; juin, 21 ; septembre, 20,55; août, 19,75, et juillet, 19,68. La moyenne générale est 22,59 par jour.

La Statistique municipale donne pour 1868 et 1869, avec grand détail, les résultats delà mortalité phthisique. Nous nous ferions un scrupule de conscience de ne pas rappeler que c’est à celte source que nous avons pris nos chiffres, ainsi queceuxqui vont suivre. Nous n’avons fait que devancer probablement un travail d’ensemble qui se faisait trop attendre. Ainsi, pour chaque mois, le document (pie nous citons, produit les renseignements que nous donnons ici en bloc, pour les deux dernières années de notre période quinquennale.

Les décès masculins ont été au nombre de 4,55 5 en moyenne, soit 75,7 pour 100 du total, 16,969 ; et la proportion pour la population mâle est de 4,85 pour 1000.

Les décès féminins ont été au nombre de 5,929 en moyenne, soit 46,5 pour 100 du chiffre total, et la proportion pour la population féminine est 4,24 seulement.

En ce qui concerne l’origine ou la nativité des phthisiques de Paris, on constate une moyenne de 2,527, nés à Paris, ou 27,7 pour 100 du chiffre total, et de 6,075 nés hors Paris, soit 72,5 du chiffre total. Pour connaître toute la signification de ces chiffres, il faut se reporter aux données du recensement de 1866, et prendre pour base le résultat constaté qui réduit au tiers seulement le coefficient de la population indigène. En agissant ainsi, on trouve, pour ce tiers de population, tel qu’il résulte de nos calculs relatifs à ces deux années précises, la proportion 5,72 décès phthisiques pour les natifs de Paris, et 4,85 pour les habitants venus de la province ou de l’étranger. Un petit nombre parmi les décès constatés sont d’origine inconnue, 84 par an ; mais celte légère lacune ne saurait infirmer le résultat.

L’étude de la phthisie pulmonaire à Paris est, de par ces chiffres, aussi complète que possible. Le tableau est laid, point flatté; puisse-t-il servir d’argument en faveur de toutes les mesures que conseille l’hygièné, soit au sein de la famille, soit dans les conseils de l’autorité.

Nous avons réuni en un même chapitre les maladies portées au Bulletin sous ces trois noms : entérite , colite et diarrhée. 11 y a, de ce chef, une

moyenne de 5917 décès par an, ce qui donne les proportions : 8o,/ pour 1000 décès de toute cause, et 21,4 pour 10,000 habitants. La moyenne journalière est de 10,72; mais cette proportion monte à 18,68 en août, a 16,56 en septembre, à 15,58 en juillet. L’usage exagéré des fruits et des boissons froides doit être la cause principale de cette augmentation.

CLIMAT DI2 PARIS

pour 1000 décès de toute cause, et 14,45 pour 10,000 habitants. Le caractèie irrégulier des manifestations du choléra ne permet pas des recherches plus détaillées.

La dyssenterie , qui sévit principalement en septembre et en octobre, a la proportion 2,16 pour 1000 décès et 0,55 pour 10,000 habitants.

La mèli o-péntonite fournit en moyenne 519 décès par an. Si l’on y ajoute les décès portés plus loin sous la dénomination : Suites découches, on aura le tableau complet des perles attribuables à l’état puerpéral; ol9 et 85 donnent le chiffre 404, avec les proportions 17,7 pour 1000 décès du sexe féminin, et 7,77 pour 10,000 femmes dans l’âge de fécondité, de 15 à 45 ans. INous avons établi, en commençant, que les femmes de cet âge étaient dans la proportion 57,5 pour 100 de la population féminine. Si nous comparons à présent les terminaisons fatales de l’état puerpéral avec h nombre de naissances, on aura la proportion 6,82 décès pour 1,000 accouchements. C’est en mars que la métro-péritonite et les suites de couches ont le plus haut chiffre de résultats désastreux; il y a là 1,40 décès par jour. Les mois voisins viennent ensuite : février, 1 ,55; avril, 1 ,25. La moyenne générale est de 1,1 1 par jour.

Le i humutisme articulaire est relativement rare comme cause de mort; on en trouve 115, année moyenne, soit 2,42 pour 1,000 décès, et 0,G2 pour 10,000 habitants. L’influence saisonnière semble nulle, malgré les idées préconçues à cet égard. Ainsi, les chiffres les plus élevés se rencontrent en janvier et en septembre, 0,57 par jour; puis en février, en mai et en décembre. Les chiffres les plus faibles sont en novembre et en juillet.

V érysipèle a une moyenne de 294 décès, soi! G, 28 pour 1,000 décès, et 1,1)1 pour 10,000 habitants. L’influence saisonnière est ici très marquée, cai les cinq mois d été et d automne, juin, juillet, août, septembre et octobre, sont au-dessous de la moyenne journalière, 0,80. Les sept mois d hiver et de printemps sonl au-dessus ; février a 1,0G, mars 0,95, décembre 0,95.

Les convulsions des enfants occasionnent la mort, en moyenne, 1 ,2GG fois par an; sur ce nombre 10 seulement ont plus de 5 années d’âge; la

véritable proportion est donc 107,7 décès pour 10,000 enfants au-dessous

diatement suivi par le mois de juillet, qui a 4,4 est 5,46.

est 5,46.

ciser davantage le calcul, en recherchant la mortalité du premier mois. On trouve alors que celte moyenne 4051, ainsi décomposée, devient 1426 pour ce seul premier mois de l’existence. Et si l’on compare ce chiffre à celui des naissances, abstraction faite des morts-nés, on trouve la proportion 259 décès de cette cause pour 10,000 enfants dans le premier mois de

la vie. . . ..

Un assez grand nombre de décès est inscrit sous celte rubrique : Vml-

Icsse, caducité , faiblesse sénile. Pourles deux sexes, on en comptent 95, soit 859 par an. Il y a donc, sur 1,000 décès de toute cause, 17,9 décès atliib u ab les à la vieillesse. Mais il faut remarquer que tous ces décès appartiennent à la catégorie d’âge au-dessus de 60 ans; on ne constate que 6 ou 7 cas en dehors de ces conditions; la proportion, pour la population au-dessus de soixante ans, est donc de 6,06 pour 10,000.

Si l’on fait le départ par sexe, on trouve seulement 4,58 pour les hommes, et 7,28 pour les femmes. Il n’y a, en effet, qu’une moyenne de 287 décès annuels de celte cause pour les hommes, tandis que celle des femmes est 552, et ce fait est d’autant plus significatif que, si l’on s’en souvient, le quantum des vieilles femmes est supérieur à celui des vieux hommes, dans le chiffre de la population, bien que la proportion de mortalité generale soit inférieure pour elles.

La moyenne journalière pour ces décès est de 2,29. Mais on verra sans étonnement ce chiffre grandir dans la saison d’hiver. En janvier, il est de 5 02- en mars, 2,99; en décembre, 2,64. La clémence de 1 ete s affirme, au contraire, dans les chiffres les plus favorables : 1,69 en septembre,

Page 1