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CLIMAT DES ILES CANARIES

La fièvre jaune fit son apparition cle nouveau à Ste-Croix de Ténériffe en 1862.

Les maladies les plus fréquentes sont les fièvres gastriques ou troubles hépatiques. La fièvre typhoïde apparaît par intervalles sous forme épidémique. Les fièvres intermittentes sont rares et peu graves. La bronchite est très fréquente, de même que l’angine laryngée, la pleurésie, la pneumonie. La phthisie pulmonaire entre pour un cinquième dans les décès.

« On a excessivement exagéré l’efficacité curative du climat à l’égard de la phthisie. La plupart des poitrinaires venus d’Angleterre ou d’Allemagne chercher leur guérison dans la vallée d’Orotava, retournent chez eux dans un état plus grave ou succombent.

Mais cependant, il y a un certain nombre d’améliorations pour les cas de la première période H). »

La dyssenterie aiguë légère est habituellement sporadique, elle se lie souvent aux fièvres intermittentes,

Le rhumatisme se montre très communément.

Pendant les chaleurs, il y a des fièvres pernicieuses cérébro-spinales, à forme inéningienne et apoplectique.

La syphilis se présente sous toutes ses formes et variétés.

La lèpre et l’éléphantiasis se rencontre très fréquemment dans les classes nécessiteuses.

La gale est extrêment répandue.

Les îles fortunées, il faut bien le dire, n’en sont pas moins un foyer de fièvre jaune. Lorsque cette épidémie éclate avec tous les caractères de l’endémie des Antilles, ou ceux de la peste à bubons, les insulaires, médecins compris, ne manqueront pas de dire que le fléau a toujours été importé par tel navire ou tel autre. C’est toujours l’histoire des animaux malades de la peste, il faut absolument trouver un pêlé , un tondu , qui soit le bouc émissaire.

En 1852 la peste à bubons se déclara, avons-nous dit, à San-Christobal, spontanément en dehors de tout arrivage, pas le moindre petit navire à accuser du contage, et cependant il fallait bien trouver quand même une cause quelconque en dehors du climat, il le fallait. Par un effort rétrospectif on se souvint qu’on avait fait la procession du S'-Sacrement ( del Corpus), et que pendant celte procession un lieutenant du roi avait pavoisé les fenêtres de sa maison avec des tapis du Levant, de là l’origine du fléau, quis credat !

En parlant de la peste du Caire (1853-1856), Clot-Bey ajoute : « A la suite du fléau meurtrier, toutes les hardes, tous les meubles des morts furent vendus dans les bazars et mis en usage sans désinfection préalable. Les effets de 50,000 morts n’ont pu communiquer la maladie à une seule personne. »

Mais aux Canaries, un tapis du Levant aurait suffi pour importer la

(I) Arrli. de inrtil . nav ,1.7.

MALADIES CLIMATÉRIQUES

peste, par le seul fait de sa provenance Levantine. — Quelle étiologie (pie celle des contagionnistes quand même!

Climat de Sainte Héléne.

Cet ile, par 15° de latitude sud, est à peu près à égale distance des continents d’Afrique et d’Amérique, la terre la plus voisine est l’ascension. D’origine Volcanique, ses côtes sont escarpées et au centre surgissent des montagnes de 800 mètres d’élévation.

C’est dans l’une des vallées desce-ndant à la mer, que se trouve la ville de James-Town, capitale de F île -

Le climat en est sain, la chaleur y est tempérée par les brises du sudest, qui durent toute l’année; sur les plateaux on éprouve même une certaine fraîcheur.

Températures :

James-Town .

Longwood

Janvier .

Février .

Mars . . .

Avril

Mai ....

Juillet .

Août. . . .

Septembre .

Octobre.

Novembre .

Décembre .

Il pleut fréquemment à St-ÏIélène ; bien que le climat soit chaud et humide, il n’y a pas d’épidémie, tout au plus quelques cas d’hépatite et de

Climat des îles Bermudes.

Dans l’archipel de l’Océan atlantique, par 52° de latitude N. — L de principale est Ilamilton ou Bermudes, entourée au large de récifs de coraux. Les Bermudes sont en effet de formation madréporique.

Le manque d’eau fait qu’on recueille les eaux pluviales dans les citernes.

Le climat des Bermudes est regardé comme tenant le milieu entre celui des Antilles et celui du Nord-Amérique : il n’offre ni l’extrême chaleur de

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