variables; calmes fréquents
Novembre
Eté
Décembre
En novembre, premier mois d’été : fortes brises de la partie sud.
En décembre, calme le matin et la nuit; vent du sud dans l’après-midi.
En janvier : calmes dominants ; quelques faibles brises du nord; brises fraîches du sud, trois fois dans le mois.
En février : fortes brises de sud et de sud-ouest, dans l’après-midi ; deux jours de pluie.
En mars : calmes, faibles brises d’ouest, pendant la plus grande partie du mois; fortes brises du sud les premiers jours.
En avril : brises violentes de sud et sud- sud-ouest l’après-midi; cinq jours de pluie.
En mai : brises de sud ; quelques vents du nord ; pluies fréquentes.
En juin : six jours de vent du nord ; pluies fréquentes.
En juillet : dix jours de calme, quatorze jours de vent du sud, sept jours, de nord, dont deux violents ; pluies fréquentes.
En août : trois jours de calme, vingt jours de vent de sud, huit jours de nord au nord-ouest; pluies fréquentes.
En septembre et octobre : vents très variables; calmes fréquents, quelques fraîches brises du nord-est, faibles du sud.
En résumé, dit M. Duplouy (1), on peut dire que le climat est celui de la Provence ou de la Grèce, avec leurs vents secs et froids de nord-ouest et de nord, représentés à Valparaiso par les vents du sud.
Les tremblements de terre sont fréquents, d’où la précaution de
(1) Archives de médecine navale.
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construire les maisons en bois ; on évite, en partie, les écroulements, mais on s’expose d’avantage aux incendies.
Le trait dominant de l’influence climatérique, après quelques temps de séjour, c’est le défaut de réaction; la prostration survient rapidement chez les malades, soit par appauvrissement du sang, soit par épuisement du système nerveux; les convalescences sont difficiles. L’enseignement qui en découle, c’est d’être très sobre dans l’emploi de la médication antiphlogistique, et de substituer, de bonne heure, les toniques aux autres moyens de traitement.
La topographie de Yalparaiso, comme de tant d’autres lieux, est, quant à l’étiologie des fièvres d’accès, un démenti déplus à la doctrine de l’intoxication miasmatique : « le défaut d’écoulement des eaux pluviales et des eaux de ménage, l’entassement des immondices, la malpropreté des habitants, tout semble réuni pour donner naissance aux affections paludéennes, dit M. Duplouy. Elles sont loin pourtant de sévir fréquemment à Yalparaiso, et lorsqu’elles s’y montrent, elles n’offrent pas le haut degré de gravité qu’elles acquièrent en des points plus élevés de la côte, au Pérou, par exemple. »
D’après Erhel, on observe à Valparaiso, pendant l’été, des cas de fièvre typhoïde. Cette maladie est désignée dans le pays sous le nom de chavalüfigo diminutif : chavcilongito, calor en la cabaza\ terme de la langue aurocanienne .
La population chilienne paye un fort tribut à la variole qui fait de nombreuses victimes.
Les épidémies de rougeole et de scarlatine régnent souvent aussi au Chili.
La cholérine y est endémique, se rapprochant du choléra sporadique. Elle est caractérisée par des vomissements et par des selles non rizarées, par des crampes plus ou moins violentes des extrémités inférieures et par un refrodissemenl marqué de la peau. Elle règne en été, à l’époque où les habitants font un usage immodéré du melon d’eau, dont la pulpe est froide et indigeste.
Maladies des voies respiratoires. — Les changements brusques de température, la fraîcheur du soir, les vents secs chargés de poussière, les changements incessants de pression atmosphérique, sont autant de causes réunies pour produire les diverses affections des voies respiratoires, tant chez les Chiliens que sur les Européens surtout. Les coryzas, les bronchites, les laryngites y régnent en permanence; l’angine pseudo-membraneuse y sévit parfois cruellement; il y eut une épidémie de diphlhérile en 1 800.
La pleurésie et la pneumonie y sont fréquentes, surtout en mars, avril, mai et juin. Les saignées sont nuisibles; le tartre stibié cl le calomel secondés par les révulsifs sont préférables.
La phthisie pulmonaire fait, à Valparaiso, de nombreuses victimes, tant parmi les Chiliens que chez les étrangers.
Les maladies organiques du cœur el des gros vaisseaux ne sont pas rares.
L’anémie et la chlorose forment, souvent, le fond sur lequel viennent se dessiner des maladies diverses, celles du système nerveux, en particulier.
L’asthme et l’angine de poitrine sont fréquents, se compliquant de tympanite, et occasionnant des morts subites.
Les maladies du tube digestif sont fréquents. On désigne, au Chili, sous le nom d ’çmpacho, une affection qui a beaucoup d’analogie avec la colique végétale ou de Madrid. Elle se développe, ordinairement, à la suite d’un refroidissement subit de la peau, le corps étant en sueur, après l’ingestion de boissons glacées, de fruits peu mûrs.
L’anorexie est le prodrome : il survient de vives coliques qui ont spécialement leur siège à la région ombilicale; elles sont bientôt intolérables; le malade se courbe en avant, se comprime le ventre et ne peut trouver aucune position tenable; il survient des vomissements de matière bilieuse; la constipation est toujours opiniâtre; la bouche est sèche, pâteuse; la soif n’est pas très vive; peu de changement dans le pouls qui toutefois est serré dans les paroxysmes. Après l’accès, succède un état de calme relatif mais de peu de durée; bientôt le mal recommence, et dure ainsi de six à sept jours.
L’embarras gastrique, la gastralgie, les diarrhées plus ou moins rebelles, les dyssenteries sont fréquents ; le plus ordinairement, cette dernière maladie passe à l’état chronique. L’hépatite, avec abcès de foie, n’est pas rare; là, comme ailleurs, elle se développe sourdement.
La goutte est, au Chili, excessivement rebelle. Les maladies rhumatismales et névralgiques sont nombreuses, en raison des refroidissements subits auxquels expose un climat chaud mais très variable.
Le trait de l’influence climatérique du Chili, sur la pathologie chirurgicale, c’est la bénignité. Le chirurgien peut opérer hardiment, sans craindre les complications du traumatisme.
Les scrofules, les caries, les ulcères, les maladies charbonneuses ne sont pas rares.
Le goitre (coto) est commun, surtout à Santiago, et attribué à l’usage des eaux provenant de la fonte des neiges des Cordilières.
La prostitution est sans contrôle à Valparaiso; la syphilis y est répandue; parmi les maladies vénériennes, le bubon d’emblée est fréquent. Là, comme en Cochinchine, la blennorrhagie se complique de bubons volumineux.
D’après M. Guezennec, les accidents aigus de la syphilis sont souvent fort graves, et, au Chili, on meurt assez fréquemment de la vérole qui, dans des périodes secondaire et tertiaire, entraîne à sa suite de hideuses ulcérations et caries, surtout du bassin et de la face. Les syphilides et les douleurs ostéocopes el rhumatoïdes, en sont les conséquences.
Suite de la station de l’Océan Pacifique. Puertos intermedios. — De Valparaiso au Callao (distance de 500 lieues environ), on trouve une foule de