‹ Traité de climatologie geńeŕale du globeChapitre 200 sur 215 · ÉTUDE MÉDICALE SUR L ISLANDE · texte numérisé non relu

ÉTUDE MÉDICALE SUR L ISLANDE

fàcheues conditions hygiéniques, que créent le sol, le climat et les habitudes aux infortunés habitants de l’Islande. »

Les matelots de la Pandore furent en butte surtout à des affections des voies respiratoires : angines ou amygdalites, broncho-laryngites, pneumonies etc., contre ces dernières le Dr Iljaltelin, emploie de préférence le sulfate de cuivre, en s’abstenant de toute émission sanguine.

Quelques phthisiques « ne durent leur salut qu’à un usage continuel de l’huile de foie de morue, et aux précautions hygiéniques les plus sévères. »

Ces faits viennent à l’appui de l’opinion de M. Foussagrives « la phthisie résiste à des températures excessives, pourvu qu’elles soientconstantes, principalement aux températures très froides ; ce qui influence surtout ce sont les transitions de température. »

En Islande, du reste, la phthisie est très rare, presque inconnue chez les indigènes. Les affections inflammatoires de poitrine fréquents, chez eux, ne sont donc pas comme on l’a prétendu génésiques de la tuberculose.

Les fièvres intermittentes sont inconnues des Islandais, les marais ne manquent pourtant pas dans l’ile. (C’est que l’élément chaleur manque.

L’ophthalmie catarrhale d’Islande est d’une grande ténacité.

L’éclat de la neige pendant deux mois, après une longue privation de lumière solaire de jour, l’humidité, le froid, en sont les causes déterminantes.

La fleur d'Islande est une sorte de pemphigus, qui apparaît surtout autour des manchettes de cuir des pêcheurs à la ligne de fond.

Les hydatides et la spedalsked ou lèpre du nord, sont très fréquentes en Islande comme en Norwège.

Depuis 1498 la peste n’a pas reparu en Islande.

Il faut ajouter comme maladies des climats froids circumpolaires : les rhumatismes, le tétanos spontané, les calculs, le scorbut, les congélations.

Régions polaires. — A l’ile Melville, pendant cinq mois de l’année le mercure est congelé en permanence.

Cependant lors du séjour de Winter-Ifarbour, les chasseurs del’Ifecla et du Griper, tuèrent trois bœufs musqués, 24 rennes, 08 lièvres, 05 oies, 09 canards, 144 plarmigans tétraolagopus, espèce de perdrix ou gangas. — Du reste un homme bien vêtu pouvait se promener à l’air libre, s’il ne faisait pas de vent, par — 46° degrés de froid. Mais s’il soufflait le plus petit vent, on éprouvait à la face une douleur cuisante, un mal de tète insupportable et fréquemment des ophthalmies.

Sir John-Ross séjourna quatre ans dans les glaces, à la recherche du passage du nord-ouest. Il ne perdit que trois matelots sur vingt-trois hommes d’équipage ; un de scorbut, deux de phthisie importée. Tous eurent l’ophlhalmie des régions polaires. Il y eut plusieurs cas de scorbut et quelques congélations partielles, dont une nécessita l’ampulution partielle du pied.

L’expédition de laRésolute, allant à la recherche de Franklin, se eompo-

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sait tic dix navires et de 500 hommes d’équipage. Il y eut six morts pur affection du cœur.

Dans leurs excursions, charriant leurs vivres en traîneaux, les hommes couchaient roulés dans une couverture, et sur la neige qui fondait au contact prolongé.

Lorsque la température s’élevait au-dessus de zéro, l’humidité produisait des coryzas et des bronchites épidémiques.

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