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CLIMAT DU KAMTCHATKA ET DES ILES SANDWICH

On a noté dans les mois de janvier et de février 14°G comme minimum pendant la nuit.

A bord de la Comtantine, dit M. Duplouy, le baromètre s’est toujours tenu à 7(>0 et 705.

Malgré le beau climat d’Honolulu, les Indiens indigènes décroissent en nombre de jour en jour : les causes principales seraient : l’abus des boissons alcooliques, la prostitution et les maladies qui en dérivent; le désordre et la malpropreté, l’absence de soins hygiéniques et curatifs, une mauvaise alimentation, etc.

Le commerce sexuel prématuré, le mariage contracté dans un âge tendre, le peu de soins que les parents prennent des enfants, la coutume de l’infanticide, sont autant de causes qui font prédominer le nombre des décès sur le chiffre des naissances. Il faut noter encore que les Kanaques des deux sexes sont presque toujours à cheval, ce qui peut être cause de stérilité et d’avortement.

La syphilis sous toutes les formes, les scrofules, les maladies cutanées, l’éléphan tiasis , la gale, s’observent souvent.

Les lésions traumatiques guérissent facilement; les ophthalmies y sont fréquentes et graves. Il y a peu de fièvres intermittentes, mais les Kanaques sont exposés, moins cependant que les étrangers, à une fièvre particulière nommée bouou ou uhu, expressions qui signifient plainte, gémissement.

Cette affection, dit M. Duplouy, est caractérisée par un mouvement fébrile continu avec exacerbation le soir, par une céphalalgie sus-orbitaire intense et un brisement douloureux des lombes, par des vomissements de matières alimentaires, puis bilieuses, enfin par la constipation. La peau est chaude, sèche; les yeux sont brillants, larmoyants; dans les cas graves il y a des hémorrhagies passives par les muqueuses nasale et buccale.

Point de traces d’éruption quelconque, ni de pétéchies sur la peau; pas de gargouillement iléo-cœcal. Les symptômes vont croissant pendant trois ou quatre jours; alors, arrivée à son apogée, la maladie s’amende peu à peu, et se juge généralement à la fin du septénaire, par des selles ou par des sueurs abondantes. Il est rare qu’elle dure plus longtemps.

La convalescence est pénible et difficile ; le malade éprouve pendant longtemps une faiblesse extrême, nécessitant un régime analeptique et tonique. On s’est parfois bien trouvé de l’administration des antipériodiques, lorsque le mouvement fébrile prenait une marche sensiblement intermittente. On a rapproché cette affection de la fièvre rémittente du centre de l’Amérique, pour d’autres ce serait une fièvre catarrhale, la grippe.

La variole sévit dans ces îles.

On n’a pas observé ni le choléra, ni la fièvre jaune.

Un assez grand nombre de Kanaques sont asthmatiques.

Tous les étrangers en arrivant payent leur tribu au bouou, sans être l’abri de récidives les années suivantes.

MALADIES CLIMATÉRIQUES

Les dyssenteries sont fréquentes; l’hépatite est rare.

Les médecins s’accordent à déclarer que la phthisie pulmonaire confirmée, loin de s’y améliorer, comme on pourrait le supposer, ne fait que s’y aggraver, résultat qu'ils attribuent à la fraîcheur des brises, à leur variabilité pendant l’hiver, au séjour dans un pays montagneux, etc.

Dans l’hôpital des baleiniers, les matelots revenant du nord, arrivent le plus souvent atteints de scorbut, de dyssenterie, de syphilis, d’héméralopie. Cette dernière maladie est due à l’influence delà lumière éclatante, réfléchie par les neiges et les glaces des régions polaires.

Étude médicale sur l’Islande (l).

L’Islande est le centre d’une de nos stations maritimes, ayant pour but de protéger les pêcheurs français dans ces parages, L’Islande a 100 lieues de longeur sur 75 de largeur, et compte environ 00,000 habitants, surtout disséminés sur les côtes.

Sol Volcanique. — Pics élevés couverts de neige ; absence presque complète de végétation, (oseille sauvage, pissenlit, cochlearia, lichen, angélique).

La moyenne de température est pour l’hiver : 1°,6; pour le printemps 2°, 4; pour l’été 12° ; pour l’automne 5°, 5 ; à la fin de mai il y a quelquefois 1 et 2 degrés au-dessous de zéro.

Même en été les phénomènes électriques sont à peu près nuis en Islande, à moins qu’on ne veuille rattacher à ces phénomènes les aurores boréales « qu’on dit être formées par l’écoulement de l'électricité, d’une partie du globe vers les régions polaires, et qui vont consoler leurs habitants de l’absence de la lumière solaire.»

Les pluies sont relativement fréquentes, mais les brouillards, presque constants, entretiennent une humidité excessive de l’air. Les vents sont très variables, acquièrent quelquefois subitement la violence de l’ouragan.

« En été, occupations de la pèche qui fournit à la vie du moment et prépare des ressources pour la saison rigoureuse, qui n’est pour ainsi dire qu’une longue nuit. Alors oisiveté à peu près complète dans les cases basses, humides, enfumées par les feux de tourbes et d’excréments d animaux. Dans ces cases à ouvertures étroites et rares, vivent pêle-mêle et dans une véritable promiscuité des familles souvent nombreuses; alimentation mauvaise, insuffisante, peu propre à fournir des éléments de calorification dans ce climat rigoureux, abus d’iehthyophagie et privation presque absolue de pain; excès de liqueurs alcooliques de mauvaise qualité, amenant une ivresse dégoûtante et abrutissant rapidement ces pauvres populations, trop souvent décimées par des épidémies (diphthérie, typhus, fièvre typhoïde, grippe, pneumonie , dyssenterie). Telles sont les

(1) D’après M Cbaslang.

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