‹ Traité de climatologie geńeŕale du globeChapitre 207 sur 215 · II. — Étiologie · texte numérisé non relu

II. — Étiologie

Les influences telluro-atmosphériques sont la cause directe de la pluralité des maladies graves qui atteignent l’espèce humaine.

C’est par l’intensité et la variabliité de leur action qu’elles produisent surtout les pyrexies. Ces influences, avec l’élément chaleur prédominant, donnent lieu à toutes les fièvres rémittentes graves et par leur forme, et par leurs complications : avec la prédominance de l’humidité, alternativement chaude et froide, on a surtout l’élément intermittent, et c’est en cela que les marécages ont une action nocive. Besoin n’est de rechercher une cause occulte : pour nous le prétendu miasme paludéen est l’x, l’inconnue à éliminer du problème étiologique des fièvres.

Or, cette inconnue c’est l’action directe des influences climatériques, trop perdues de vue depuis Hippocrate, qui les avait pourtant si bien signalées.

C’est à l’intensité et à la variabilité d’action des agents thermo-hygrométriques de l’atmosphère, que sont dues surtout et les fièvres des pays chauds et les fièvres des pays tempérés, qui au fond ne diffèrent entre elles, car c’est toujours le trouble du système nerveux qui est primitivement en jeu. Les altérations du sang et des autres fluides de l’économie, les congestions et altérations d’organes, n’en sont que la conséquence plus ou moins rapide, plus ou moins éloignée. Fièvres rémittentes dans les pays chauds, fièvres intermittentes, naissants congénères,, se confondant, alternant ou se transformant, n’en sont pas moins toutes fièvres d’accès, identiques d’origine et de nature, et réclamant le même traitement : le quinquina, d’où leur nom bien justifié de fièvres à quinquina.

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