I. — Climats
Les éludes géologiques et paléonlologiques modernes conduisent à admettre, pour les premiers âges de la terre, une chronologie incommensurablement différente des chronologies historiques, à moins de donner
CONC LL’SIONS G f.N ÉHA US.
aux époques bibliques, la signification de périodes indéterminées qui, par leur succession, d’ailleurs, ne sont pas en désaccord avec la science d’observation.
Les supputations chronologiques des géologues, basées sur l’examen du mode de formation des couches de la croûte terrestre, surprennent assurément, mais ne confondent pas la raison, car elles sont imposées par la logique des lois de l’analogie.
Combien a-t-il fallu de temps pour que, incandescent et lumineux par lui-même, notre globe en soit arrivé à s’éteindre et à offrir, par refroidissement graduel, des conditions de développement et d’existence aux êtres organisés? C’est ce qu’il est et sera toujours impossible de préciser.
Les plantes furent indubitablement les premières à paraître, elles purent vivre sans le secours des animaux, tandis que ceux-ci ne peuvent se passer des plantes.
A quelle époque l’homme est-il apparu sur la terre! Problème bien difficile à résoudre, s'il n’est pas insoluble. Cependant les faits se multiplient chaque jour, en paléontologie, pour faire admettre sa présence à des époques géologiques très reculées.
Physiologiquement parlant, un seul type ne saurait rendre compte et de la provenance et de la diversité des races humaines.
L’esprit incertain est placé alors entre l’hypothèse de créations diverses, et entre l’idée de transformisme progressif des êtres, des plus rudimentaires aux plus élevés.
Quelque opinion plus ou moins motivée qu’on se fasse, au sujet de ces questions ardues sinon insolubles; que les races humaines proviennent du type adamique, ou de créations diverses, ou de transformations progressives de la série des êtres animés, elles n’en sont pas moins i’expression des influences climatériques qui leur ont imprimé, à la longue, leur cachet spécial, i
Or, si les influences climatériques ont pu agir physiologiquement sur l’espèce humaine, au point de faire des races distinctes, a fortiori les climats influent d’une manière incessante sur l’état de santé, 1 entretenant ou le troublant, de là les manifestations morbides diverses, selon les latitudes.
Cette dernière question fait le principal objet de nos études climatériques et médicales.
Connaître les climats selon les latitudes, les altitudes, les configurations géographiques, les expositions, et par suite les influences telluro-atniosphériques, c’est connaître l’état physiologique et l’état pathologique de l’homme, dans toutes les régions qu’il habite. Nous dirons donc avec juste raison que : la topographie climatérique est à la médecine, ce que la géographie est à l’histoire.
CONCLUSIONS GÉNÉRALES