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PALÉONTOLOGIE

En prenant pour base les moyennes ci-après on a classé les climats :

Entre — 18° et -| - 0° climat glacial,

» 0° et -}- 3° climat froid,

» -j- 5° et -f- 15° climat tempéré,

» + 15° et -f- 22° climat chaud,

» -j- 22° et + 27° climat très-chaud,

» + 27° et -j- 32° climat climat brûlant.

Sous le rapport de la température (à l’ombre), tous les climats habités sontcompris entre plus de 40 degrés au-dessous de zéro (• — 45° à Jakousk), et plus de 40 degrés au-dessus de zéro, (divers points de l’Afrique).

Mais les extrêmes de température notés à la surface du globe sont entre — • 72° (au nord du détroit de Bering) et 72° au soleil, température observée par nous en Algérie.

Géographie organique ou. distribution des êtres organisés,

selon les climats.

Les êtres organisés ont été enfouis au sein de la terre où on les retrouve à l’état fossile, ou bien ils vivent encore à sa surface. De là trois divisions : la géographie fossile ou paléontologie; la géographie botanique, la géographie zoologique.

Paléontologie. — La paléontologie est la science qui traite des êtres dont la dépouille se trouve enfouie dans le sein de la terre, et qui ont vécu avant les êtres qui habitent actuellement sa surface.

Paléontologie botanique. — Les cryptogames, c’est-à-dire les algues, les champignons, les lichens sont très rares. Nous citerons, parmi les fossiles considérés comme des algues, les fu cordes targionii, de la craie verte des terrains crétacés inférieurs, et les fruits des characées qui se rencontrent abondamment dans les meulières du terrain d’eau douce supérieur des environs de Paris. Les cryptogames vasculaires constituent la plus grande partie de la flore fossile. Les mousses sont fort rares, mais les équisétacées, les lycopodiacées et les fougères sont extrêmement répandues, et ces dernières surtout sont très nombreuses et comptent 250 familles fossiles, rien que dans les terrains carbonifères. Le plus grand nombre de ces espèces appartiennent aux terrains houillers, d’autres se rencontrent dans le lias, les formations oolithiques, etc. C’est dans les terrains jurassiques qu’on a trouvé les diverses espèces connues du genre pachyptères.Les lycopodites caractérisés par leurs rameaux prismés, comptent une dizaine d’espèces dans le terrain houiller. Mais les fossiles les plus remarquables de celte famille sont ceux qui composent le genre lépidodendron.

Parmi les endogènes, la famille des palmiers a des représentants nombreux dans les terrains tertiaires. La classe des gymnospermes ou gymnogines paraît avoir eu, pendant les périodes antérieures à l’époque actuelle, u ndéveloppement extraordinaire.

Les espèces fossiles sont rapportées à quatre familles, les astérophyllilées,

GÉOGRAPHIE ORGANIQUE

les sigillariées, les cycadées, les neggerathiées et les conifères, dont deux cycadées ont des représentants dans la flore vivante. La plupart des espèces de la première lamille appartiennent aux terrains houillers; les sigillariées y sont extrêmement communes aussi. Les espèces fossiles se rapportant à la famille des cycadées se rencontrent surtout dans les terrains compris entre le grès bigarré et la craie. La famille des conifères est une des plus importantes pour la botanique fossile, non seulement à cause du nombre considérable d’espèces qu’elle renferme, mais encore parce qu’elle a des représentants dans toutes les formations, depuis les plus anciennes jusqu’aux plus récentes, par lesquelles elle se lie à la végétation actuelle.

Paléontologie zoologique. — L’état de conservation de divers caractères génériques et spécifiques, qui servent à distinguer les animaux fossiles, varient dans les différentes couches de l’écorce terrestre. Quelques rares fossiles sont arrivés jusqu’à nous dans un tel état de conservation, que leur étude et leur détermination n’offre guère plus de difficulté que celles des espèces vivantes : tels sont les éléphants et les rhinocéros, conservés avec leur peau, leur poil, chairs et os dans les terrains glacés du cercle polaire, ou les squelettes de chéloniens et de sauriens renfermés dans les roches oolithiques, crétacées et tertiaires. Dans beaucoup de mollusques tertiaires, provenant de ces derniers terrains, tous les caractères spécifiques. sauf la couleur, sont aussi apparents que dans les coquilles qui vivent actuellement au sein des mers. Il n’est pas rare de rencontrer un merveilleux état de conservation, dans les coquilles que nous offrent les roches des terrains paléozoïques et secondaires, mais dans d’autres couches la substance calcaire des coquillages a disparu, par suite des actions chimiques auxquelles elle a été soumise, et il ne reste plus pour déterminer les genres et les espèces que les moules ou les empreintes, laissés dans la roche, où ils étaient ensevelis. Les squelettes cornés et calcaires des animaux articulés, sont quelquefois conservés en totalité : tels sont les insectes emprisonnés dans le succin, secrété par certaines sortes de conifères fossiles, et quelques crustacés rencontrés dans les roches des terrains de transition secondaires et tertiaires. Les squelettes compliqués des rayonnés, se trouvent enterrés dans des couches appartenant à différents âges, et souvent admirablement conservés. Il en est de même de nombreux restes zoophytes et polypiers, qui sont disséminés dans les roches de toutes les époques. Chacune des périodes, par lesquelles le paléontologiste distingue les âges successifs de l’histoire de la terre, est caractérisée par une série particulière de débris organiques. Ainsi les mollusques, les crustacés et les poissons des terrains paléozoïques, diffèrent de ceux des formations secondaires. Les poissons et les reptiles des périodes oolilique et crétacée, diffèrent de même de ceux de la période tertiaire. L’association de certaines espèces d’animaux fossiles, révèle l’existence d’une série de faunes, dont chacune étant propre à un étage donné, sert essentiellement, à le caractériser.

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