CLIMATS I)' OCÉANIE
de la Nouvelle-Guinée, on voiL des peuplades entières vivre constamment dans des bâteaux, et se nourrir de poissons’. Près de la Nouvelle-Zélande il y en a par bancs immenses. Toutes les lagunes entre les récifs et la côte fourmillent d’écrevisses, d’huîtres communes, d’huîtres à perles, les pristadines margaritifères (margaritifera), ainsi que des coquillages dune grandeur et d’une beauté extraordinaires. Le nombre des poissons vénimeux et vénéneux est considérable. Le sparus ne devient dangereux, dit-on, que lorsqu’il s’est nourri de certaines espèces de méduses. Un célan, sur la côte de la Nouvelle-Galles, renferme un poison narcotique. A Taïti il y a une anguille de mer très vénéneuse, et surtout une petite écrevisse rouge, qui donne la mort à ceux qui la mangent. Rappelons qu'il y a dans les mers de Chine un petit poisson rouge très vénénéux aussi .
Les. îles de la Sonde possèdent, à peu près, tous les principaux mammifères de l’Asie méridionale. Ceux de Java sont des buffles de petite taille, des chevaux également petits mais vigoureux, des sangliers, un tapir, un rhinocéros, le tigre rayé, le tigre noir, plusieurs chats inconnus ailleurs, l’écureuil bicolore, l’écureuil volant et diverses espèces de singes. Ceux de Bornéo sont, outre quelques-uns que nous venons de citer, le tigre, la panthèie, 1 éléphant, des bœufs sauvages, une espèce de cerf, appelé cerf d eau, parce qu il se tient dans les lieux marécageux, l’orang-outang (simius satyrus) et la plus grande espèce de singe connue (simius pongo).
Sumatra a aussi son rhinocéros particulier. Les forêts de Java nourîissent parmi divers reptiles un boa constrictor. Les rivières, comme celles de Bornéo, sont peuplées de caïmans, de crocodiles, et pendant la chaleur du jour, on voit voltiger, autour des lieux habités, le dragon-volant, petit reptile que l’on touche sans danger, et qui se nourrit d’insectes. Dans les Moluques, ainsi qu à Java, les forêts marécageuses servent de repaire au babiroussa, mammifère dont le nom malais signifie cochon-cerf, bien qu’il ressemble à un tapir haut sur jambes. A la Nouvelle-Guinée vit une espèce de sanglier, qui semble être l’intermediaire entre le pécari d’Amérique et le cochon; c’est le sus-papuensis. Les porcs et la volaille abondent maintenant dans toute la Polynésie. Plusieurs espèces de phalangers et la roussette se trouvent dans l’Océanie.
L’ornithologie offre dans toute l’Océanie de nombreuses variétés et plusieurs traits de ressemblance. La volaille domestique y abonde, les poules sont plus grandes que les nôtres. A Taïti, à Amboine, les arbres à pain fourmillent -de petits oiseaux. De très petits perroquets, d’un joli bleu saphir, habitent la cime des cocotiers les plus élevés, tandis que d’autres d une couleur verdâtre tachetée de rouge, se montrent plus ordinairement dans les bananiers.
Les oiseaux de paradis recherchent les brises embaumées de la Nouvelle-Guinée. Le martin-pêcheur est d’un vert sombre, avec un collier de même couleur sur son cou blanc ; le héron bleuâtre se promène sur les rivages, mangeant des mollusques. L’oiseau tropique ou le phaëton, niche