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ILES MARQUISES ET SANDWICH

Tous les végétaux propres à l’Océanie viennent en abondance et dans les meilleures qualités. Les bananiers et les palmiers dominent, les bois de santal blanc et noir se trouvent sur les montagnes, des poissons et des oiseaux sans nombre, animent les eaux et les airs. Le cochon de l’espèce de Siaui, et le chien délicatement nourri fournissent de bonnes viandes.

Les Taïtiens sont de couleur olivâtre, tirant sur le cuivré. Les femmes n’qffrent qu’une teinte de plus que les brunes andalouscs ou siciliennes; elles ont de beaux yeux noirs, les dents unies et blanches, la peau douce, les membres proportionnés avec grâce. Leurs cheveux sont d’un noir de jais. Mais elles altèrent la finesse de leurs traits et l’expression de leur physionomie, par l’habitude qu’elles ont de bonne heure de s’agrandir la bouche, de s’aplatir le nez, d’élargir leur figure, ce' qui leur donne l’air virago.

Les chefs surtout sont de grande taille (G pieds). Les Taïtiens pratiquaient la circoncision, avant que les missionnaires ne pénétrassent dans leurs îles. Le tatouage était de coutume nationale, mais il tend à disparaître.

Marquises. — Les îles Marquises ne diffèrent des îles de la Société que par une bordure moins plate et moins luxuriante. Ici les collines s’avancent en côtes abruptes. Les récifs de coraux sont moins étendus, et forment des ports moins sûrs. Le climat paraît être un peu plus chaud qu’à Taïti. Les Marquesans l’emportent sur les autres peuples de l’Océanie, par les belles proportions de leur formes et la régularité de leurs traits, mais ils abusent du tatouage. Depuis 1842, la France a établi sa domination sur ces îles, elle a formé des établissements dans les îles de Nou-Kahiva et de Tahouata. La première est un lieu de déportation politique, le fort Collet qui est dans la seconde est le siège du gouvernement particulier des Marquises. Les chefs indigènes reconnaissent la suzeraineté de la France.

Iles Sandwich. — Tout à fait au nord de la Polynésie, les îles Sandwich forment le groupe le plus isolé, le plus septentrional de la Polynésie. La plus graude de ces îles est celles d’Hawaii. Cook y fut tué par les naturels en 1779. La plus importante est celle de Woahou qui a pour capitale Honolulu.

Ces îles toutes volcaniques ont des sommets de près de 5000 mètres, et sont très importantes par leur position, entre les Etats-Unis et la Chine.

Les habitants, de race Malaie et de couleur variable, sont doux et industrieux. Leur nourriture est en grande partie végétale; elle consiste principalement dans l’usage du tarro, espèce de racine qui crue est très acre, et qui lorsqu’elle est cuite a un goût excellent et supérieur à celui de la pomme de terre. Cette dernière ajoutée aux carottes et au poisson est, après le tarro, leur mets le plus ordinaire. L’eau est leur boisson habi- 1 uel le, cependant ils tirent, par la fermentation, une boisson généralisée

CLIMATS h’OŒANIP. .

dans l’archipel, d’une plante appelée lance. I/arbre à pain, les bananes, les cocos, les cannes à sucre fournissent aussi à leur subsistance. Les grands se régalent de la chair de sanglier, de porc, de chiens, de poules cl de bœufs.

Nouvelle Zélande. — Composée de deux grandes des, séparées parle détroit de Cook; elles ont ensemble 1400 kilomètres de long, sur 200 de large. Elles offrent de bons ports, sont fertiles et jouissent d’un climat européen. Les habitants, de race polynésienne, sont agriculteurs, pécheurs et habiles à tisser les étoffes. Ils vivent dans un état de guerre perpétuel, et sont anthropophages, et la chair d’une jeune femme ou d’un enfant est pour eux le mets* le plus délicieux. Pour cela ils égorgent de sang-froid des esclaves pour les dévorer. Ils mangent de préférence la cervelle.

La base de leur nourriture végétale est la racine de fougère grillée, ou bien ils se contentent de la mâcher, pour en extraire le suc (pteris esculenta). Une autre espèce plus grande est la Cyathea medullaris.

La patate douce est leur mets favori. Les Néo-Zélandais se nourrissent aussi de poissons, de coquillages, de crustacés, de cailles, de canards, de chiens, de rats etc. Us ne mettent jamais dans leurs aliments ni sel ni autres condiments; ils repoussent les viandes et poissons salés, lis n’ont pas de boissons spiritueuses qu’ils détestent aussi, mais ils aiment beaucoup le café, le chocolat, le thé.

La plante, appelée piper excelsum, qui donne une boisson recherchée de toutes les autres tribus polynésiennes, se trouve aussi à la Nouvelle- Zélande. Les indigènes la connaissent, mais n’en font aucun usage. Ils ne portent ni coiffure ni chaussure, les enfants vont nus jusqu’à l'àge de 8 ans.

Terres Australes. — On a découvert naguères, dans le voisinage des pôles, des terres glacées, inhabitées, où l’on a au 70e degré des jours et nuits de 00 à 05 fois 24 heures, au 80e degré des jours et nuits de 127 et 154 fois 24 heures. Celles qui sont voisines du pôle arctique touchent presque au continent américain. D’autre part, les terres voisines du pôle antarctique sont peu distantes des pointes les plus méridionales de la Nouvelle-Hollande, et surtout de la Terre de feu (Amérique du Sud); on peut donc les décrire à la suite de l’Océanie, mais elles n’offrent de l’intérêt qu’au point de vue de la physique du globe, car elles sont du domaine de la nature morte. Elles présentent partout le même caractère de solitude et de désolution, une origine volcanique, des glaces et des brouillards perpétuels, point d’animaux, autres que le pingouin et le phoque, pas de trace de végétation.

Les Orcades ne sont que des roches volcaniques en partie recouvertes de glaces.

L’archipel des Nouvelles Shetland-Australes sont des terres élevées, couvertes d’énormes glaciers, qui s’étendent des sommets des montagnes a la

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