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CLIMATS D’OCÉANIE

Les naturels de Yanikoro retroussent leurs cheveux, les enveloppent d’une sorte de résille qui tombe en arrière de la tôle, mode adoptée en 1865 par les femmes européennes. A celle poche à crins, ils ajoutent des fleurs et des feuilles vertes, comme les femmes mauresques. ,

Les fragments de coquilles ou bâtonnets qu’ils se passent dans la cloison du nez, les anneaux dont ils chargent leurs oreilles et quelquefois leurs narines, leurs donnent un aspecl bizarre. Ils font grand usage du bétel et de la noix d’arec. Leur nourriture ordinaire consiste en poissons, coquillages, tortues, cocos, tarros, bananes et une espèce de patate douce.

La Nouvelle Guinée ou Papousie, semble un lien intermédiaire aux Moluques et à l’Australie. Sa longueur est d’environ 2000 kilomètres sur 500 de largeur. Les côtes sont généralement élevés, il y a de hautes montagnes, dont une reste couverte de neige, et par conséquent est élevé de plus de 6000 mètres. Les rivages, où la mer rejette de l’ambre gris, sont couverts de cocotiers, presque chaque nuit une pluie bienfaisante vient arroser les vallées et leur belle végétation, qui est celle des Moluques et celle de la Sonde. On y trouve le muscadier, le bois de fer.

Le tectona est très commun, mais il est à remarquer que ce bel arbre ne forme ordinairement dans ces forêts que les voûtes de second ordre. Celles-ci sont dominées par les tiges de ptérocarpus, il n’est pas rare de trouver des arbres de plus de 80 mètres de hauteur.

Les Papous sontde taille moyenne, svelte et dégagée, aux membres peu fournis. Leur physionomie est agréable, le tour du visage ovale, les pommettes légèrement saillantes, leurs lèvres assez minces, la bouche est petite, le nez arrondi, bien dessiné, leur peau douce, lisse et d’un brun très foncé, sans être noir. Ils sont peu poilus, leurs cheveux sont crépus.

Leurs cabanes, comme celles des Malais de Singapore, sont en bois, élevés sur pilotis enfoncés dans les eaux de l’Océan.

Leur nourriture est le sagou; il faut y ajouter du poisson, des cocos, des racines tubéreuses, celles de l’arum esculentum, chou caraïbe, qui fournissent beaucoup de feuilles nutritives.

Leur principal commerce se fait avec les Chinois auxquels ils achètent leurs ustensiles. Ils donnent en retour de l’ambre, des limaces de mer, des écailles de tortues, des perles, des oiseaux de paradis, des loris. Ils vendent aussi quelques esclaves. Armés de liassagayes, d’arcs et de flèches, ils ont parfois repoussé des détachements hollandais.

Polynésie. — Archipel des navigateurs et de la sociéié; îles Marquises. Au nord des îles des Amis, le premier archipel un peu considérable est celui des Navigateurs. L’archipel de la Société comprend Taïti, et ses dépendances sont placées sous le protectorat de la France. La situation de Taïti ou Otaïti, au milieu d’un immense Océan, loin de toutes les grandes terres, y rend la chaleur très supportable. La température ne s’abaisse pas au-dessous de 48 degrés, et elle s’élève rarement au-dessus de 52.

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