TON PRINCIPAL EN MODE MAJEUR
§ 40V.— Dans les sonates dont le ton principal est de mode majeur, le second morceau, (Yadanio) est écrit :
15 le plus souvent, dans le ton de la sous-dominante prise pour tonique, (quarte juste supérieure ou quinte juste inférieure du ton principal;)
HAYDN— Sonatr en ail majeur ALLEGRO (sol majeur)
\D\G10 I (/» majeur!
MOZART — Sonatr en re" majeur.
ALLEGRO |l'e majeur) ,,,„„, , . ■ .
i VMi \\ Th tsnt nia leur)
fjjjuiWm^j^ i jvjj4ttWir nft i^mj
BEETHOVEN— Op. 28; Sonate en si b majeur
ALLEGRO Ist'b majeur) M'Af.lO frai b majeur)
.' WEBER — Op. 24. Sonatr en ilo majeur
ALLEGRO l(/o majeur) AliAGiu l/ù majeur)
2- quelquefois, dans le ton de la dominante (S1- juste supérieure ou 4l- juste inférieure;)
• HAYDN— Sonatr en mil» majeur
ALLEGRO (miv majeur) ahauo (si b majeur )
HUMMEL — Sonate ta ré majeur.
ALLEGRO ( ré majeur) ADAGIO (/a majeur)
jp^U#îr%té^jiJJJ^J 'ffi
3- parfois aussi, dans le ton de Y homonyme mineur (dans ce cas, il n'y a de changé que le mode.)
MOZART— Sonatr en fa majeur. ■ BEETHOVEN —Op. 10, Sonate en ré majeur.
ALLEGRO {fa majeur) L ARCHETTO (/<i mineur) PRRSTOJ ré majeur) LARGO (ce' mineur)
tr ^ *-- *T~^\
é^^i^fts^ir^rrir P^W^m^m^m
4- enfin, exceptionnellement, dans d'autres tons, voisins ou éloignés, pourvu que ces derniers soient en rapports sympathiques avec le ton principal.
BEETHOVEN- Op », Y? 3. Sonatr en do majeur.
ALLEGRO (r/« majeur)
Alt.ACJO Irai majeur]
WEBER— Op. 39. Sonatr en la b majeur
ALLEGRO (/a b majeur) AMIANTE (rfo mineur
\I.LM.nu \ OU lliajeuri „ <i'e.iu i in t uni |rui i ■ «i.i.r.uitv luit' umjrui ; n.iunnir. wr</ lu
REMAHUl'E — Il est assez rare qu'on écrive Yadatjio dans le relatif mineur qui, pourtant, est un voisin direct. Néanmoins, en voici un exemple tiré d'une sonate d'HAïn.x dont le ton principal est mi b majeur.
ALLEGRO ll«i b majeur
TO!S PKI Ml l'Ai. a:.\ )K>I>E MINEUR
g 403.— Dans les nouâtes dont le ton principal est de morfe mi neur.lv. second morceau, { l'adagio ) est écrit:
I" le plus SOUYent, dans le ton de lil sus-dominante prise pour tonique (sixte, mineure, supérieure ou tierce majeure inférieure du tau principal;)
OBSERVATION— Il est à remarquer que la sus-dominanfe du morfe mineur est la même note
que la sous-dominante du relatif majeur-, de sorte que, le /«// le plus souvent choisi pour l'adagio d'une souille est /r même pour les deux tows relatifs.
MOZART-Si/j/h/,' en /ff ininriir.
UI.EGHU l/n miurur) 1XUA.VTI! (/a majeur)
BEETHOVEN-Op.ln. MM. .Soimir en rfo mineur.
ui.u.Kn (rfo inini'iir) «. ADAGIO (/n b majeur)
f^f^d^fg
WEBER-Op. 5», Sonate en ru" mineur
ïl l.H.Kn le.-' mineur)
IMIA.ATE fsj b majeur l
; MENDELSSOHN — Op. 105, Sonate en so/ mineur.
M .l.H.Kn (soi mineur) IHVGIII Uni\r majeur)
2- assez fréquemment aussi, le second morceau s'écrit à V homonyme majeur du /on principal mineur; (ce n'est, dès lors, qu'un changement de mode.)
BEETHOVEN-Op ï. N'M . Sonata en fa mineur
kDAGIO (,/'« majeur)
H i.ii.kii i/o mineur)
.' BEETHOVEN- Op. 90. Sonate en mi mineur.
ALLEGRO (mi mineur) INDAKTE (Mit majeur)
3- plus rarement, Y adagio s'écrit au relatif majeur du ton mineur principal,
H AY DN — Sonate en wi mineur.
PRESTO [mi mineur) UUGIOIsoZ majeur)
MOZART- Sonata en (/" mineur.
Ul.H.Kn hln mineur) \DACI0 (»ii b majeur)
42 enfin, il est extrêmement rare qu'après un premier morceau en mode mineur le second morceau soit écrit dans un ton éloigné autre que l'homonyme majeur.
Cependant, dans la sonate en sol mineur de SCHUMAN?! Yandantino est en do majeur.
IMUM l\n (rfo majeur1
M I.EGR0 (ko/ mineur)
Mais, sans vouloir déprécier cette oeuvre justement estimée, on peut regretter le voisinage immédiat de ces rfew.r tonalités dont les rapports ne sont pas des meilleurs. Il est vrai que ce défaut est atténué par les harmonies chromatiques du début de Yandantino, lesquelles jettent un certain vague sur la tonalité du morceau.