‹ Traité de composition musicaleChapitre 220 sur 328 · MÉLANGE DE VERS · texte numérisé non relu

MÉLANGE DE VERS

S 787.-Le mélange des vers de différentes mesures .'si parfois heureux el 1res usité dans le genre lyrique.

§ 788.— Si ces vers différents sont harmonieusement groupés, ils peuvent engendrer des rythmes originaux et se montrer, ainsi, favorables à la composition musicale.

V.MASSE-L.'S iVoCPS de J.'(Mlllf//f,(\n -.lu Rnssi-nul) PuHit' «.pr lanlnri»»! de K LR0X CRIS, 8,1.- Prnpri.'liiin

Vers do 3, .">, 8 el Kl pieds

.". pieds

Du zeT. phÎT"r« Le souffle t'ins.pi - re Et rajnour s'é.yeille à les ne. cents me.lo.di-cux!

OBSERVATIONS

§ 789.- I.;t p«e*ie française n'admet pas plus le vers de treize pieds que celui de onze; et cependant, l'exemple précédent finit p;ir un vers de treize pieds.

Mais, il faut considérer que ce vers, qui a une césure a la cinquième syllabe, répond.comme r)///i- »ie, ii l'ensemble des deux vers qui terminent le membre de phrase précédent, l'un de ces vers ayanl cinq pieds et l'autre huit, c'est-à-dire: treize pieds à eux deux.

Terminaison du f.r membre de phrase Terminaison du 2'-' membre de phrase

Babil gracieux Kl l'amour sVveille

Qui réjouis l'air et les cieux! * lps ««cents mélodieux!

§ 790. -Un versificateur expérimenté peut, seul, se permettre impunément de telles licences, qu'il ne faut pas confondre avec les maladresses d'un ignorant.

Il est donc essentiel que, le cas échéant, le compositeur sache distinguer les unes des autres.

EMPLOI DES VERS DINE, DEUX ou TROIS SYLLARES $ 791.-l.es vers d'une ou deux syllabes qui. par eux-mêmes, ne pourraient exprimer une idée suivie sont toujours, par cette raison, associes à des vers plus longs.

Allons, que tout s'apprête.

Chantons!

Que rien ne nous arrête.

Buvons !

A.THOWAS-/.I' Songe d'une nuit d'e'lr (Chanson de FalsUff) H.HEEGELel CV, Kd-Prop. \ers de deu.r syllabes associc's à rjçsvers de six

U.lnns, que tout sap-pre Que rien ne nous ar rè

le. l'haii - Unis!

te. Bu nous!

$ 792.— De leur côté, les vers de trois syllabes ne peuvent, que très rarement. se suffire à eux- mêmes.

En voici, pourtant, un exemple remarquable;

SCRIBE et HALÉVY- La Juive (Air d'KIrazar) Publie mm l'autorUat de «ÏCSH.LEÏOINE el Oi', Ed.- Propriétaire»

,.,.., fDieii ni'e'claire, Près d'un père

Motif compose entièrement sur des vers de trois pieds I Pî lie chère Viens mourir. \

Ji^W*Mv^

s+H^-jy ^Tq^f

Dieu m'e'clai.re, Fil.le chè.re, Près d'un pè-re Mens [uou.rir; Et par-don. ne Quand il don.ne La coiuron ne Du martyr!

Voir également dans Lalla Itotlkll de FEUCIF.N DAVID f Bayadères Que lVclair

le chœur donné du tt'Ar.te: [ Plus légères Qui fend l'air,*

§ 793. — Mais, associés à d'autres vers, on s'en sert assez souvent pour la musique. Voir ci-dessus, l'air des Sures de Jeannette, lr-'' et .fi""' mesures.

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