BIT, UTILITE ET OPPORTUNITE DES RITOURNELLES
§ 821.— La ritournelle qui précède le chant et lui sert de prélude, a pour objets: de donner le ton au chanteur, et A'appeler l'attention de l'auditeur sur le morceau qu'on va lui faire entendre.
Cette ritournelle est, habituellement, comme un avant-goût du morceau de chant qu'elle annonce.
$ 8*22.— Lorsque, le chant terminé, une ritournelle achève le morceau, ce n'est, souvent, qu'une superfétation, dont le but unique est de ne pas finir court.
Mais, au théâtre, elle a parfois une autre utilité, qui est d'accompagner quelque,/^* de scène, tel, par exemple, qu'une sortie.
§ 823.— Quant aux ritournelles qu'on introduit quelquefois dans le courant d'un morceau, elles peuvent être diversement motivées;
c'est:
tantôt pour établir une démarcation entre les diverses périodes et les diverses parties du morceau; tantôt pour servir, a la fois, de liaison et de transition entre deux idées, deux sentiments différents.
§ 824.— Ce peut être, aussi, dans un intérêt purement musical ou poétique;
Soit pour remplir les mesures supplémentaires que nécessitent, parfois, les repos que l'on ménage dans la partie de chant (jj§ *48.*49et 150); soit pour obtenir certains effets pittores ffues. (Voir lu $ «28 ci-dessous, et l'exemple du §450, page 49.)
§ S25.— On ne doit pas faire de trop longues ritournelles, surtout pour les morceaux qui n'ont qu'un accompagnement de piano, comme les romances, mélodies et duos destinés au concert et au salon.
§ 826.— On ne doit pas, non plus, les multiplier inutilement dans le courant du morceau, une fois le chant commencé; et surtout, il ne faut pas qu'une ritournelle vienne, inopportunément, se jeter au milieu d'une phrase, et séparer des mots qui, pour avoir un sens, ont besoin d'être liés l'un à l'autre et dits d'ww seul trait.
( On rencontrera, sans doute, ce défaut dans des ouvrages d'une autre époque, mais ce n'eu est pas moins un défunt.)