‹ Traité de composition musicaleChapitre 257 sur 328 · MADRIGAL · texte numérisé non relu

MADRIGAL

»5 908. — Le madrigal esl un morceau tort court qui fut en grand honneur au XVI"" siècle. C'est une sorte de compliment, en vers libres et d'uu tour galant, qui se termine. habituellement, par une saillie fine et délicate.

$ 909.— Le genre madrigalesque, quelque peu suranné, n'est usité, de nos jouis, que d;ms les ouvrages dont le sujet remonte à l'époque de sa vogue; et encore, ne le place-t-on, le plus souvent, que dans la bouche d'un personnage lui-même démodé, tel, par exemple, que le Baron de Monta terre, dans Madeloii.de b * z I > . ou bien encore, par manière de plaisanterie, comme dans Mignon, le madrigal de Laërte.

§ 940.— On trouve bien.il est vrai, dans Itoméo et Julietle.de GOl'NOD, le madrigal à deux voix: "Ange adorable" qui, celui-là, est sincèrement sentimental . Mais, à ce corn pte, tous les duos d'amour pourraient être intitulés madrigaux, attendu que les amoureux y échangent, habituellement, les propos les pins flatteurs .

F. BAZIN — Madelnn,(\fS.KeW) Madrigal dn Baron. Publie »iit l'autorisai I, V: II HAXKLLE, Ed.- l'ruprii lairi

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PASTORALE ET MLlANELLE

Jj 911.— La pastorale et la villantlle sont des morceaux d'un caractère champêtre, qui doivent être empreints d'une grande simplicité, tant sous le rapport du rythme et de la mesure que sous celui de Y intonation .

§ 912 .—Les qualités qu'on doit y rechercher, sont: la franchise, la fraîcheur, la grâce naïve et parfois touchante.

REBER — Le Hère Gaillard, (t'S Aete j Pastorale. Public a, ,<■ l!a -isitinn ri? ir K.G.MLKT, Edrl'rnprirlairr

Viiiinntino .

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An (li'-tniir du sentier 0»> mené à l.i fon - tai . ne.

CVtail au temps

VARIETE et NUANCES

dans le caractère de chacune des espèces de chansons

ou romances de genre

^ 9111. — Nous avons dit: ($ 89?) le caractère d'une aubade ou d'une sérénade varie selon les temps et les lieux où se passe l'action à laquelle elles se rattachent, et aussi, suivant le personnage qui les chante et ['esprit général de l'ouvrage auquel elles appartiennent.

F.t en effet, la sérénade de l'Amant jaloux est d'une touchante simplicité; celle de Don Juan est élégante, séduisante, mais mensongère; celle de Méphistophétès, dans le Faust, de GOI'NOD, est goguenarde et sardonique; enfin Yaubade suivante, chantée par mi facétieux personnage, dans un ouvrage bouffe, est dite sur un ton léger et badin.

E. DURAND— L'F.lixir rie Cornélius, \uhade aver accompagnement du quatuora cordes en pi::icati. Fin du lï' Couplet

tfrr-i' t P-iLT-TÊ I F P J' p

Refrain

as:

La blonde enfant, prè.tez l'o . reille Aux vers que niillS al lons chan 1er:

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