LEGENDE, BALLADE ET FABL1AL
$ 90*2.— On nomme légende, le récit d'un fait imaginaire ou d'une histoire plus ou moins défigurée par des traditions.
Telle est, par exemple, la légende populaire du J14 if-errant, qui fournit à SCK1UE et s1- GEOKGES le sujet d'un grand opéra dont haléyï fit la musique H852)
Le sujet de la Daine de pique, opéra-comique de sckibe et halevy (isbo ) repose, également sur une légende.
Lr'gt-nde de la Daine de pique. Pnbl .. .,>,-,• laulcirivatinn de 19? II. LKXOIS K i'I C':', t.l.-l'r..|iri.tlairc5 kl!" Mil mm (l'li|r|l(i.
Sniicl;iiii mi démon apparut: Celait Monseigneur Bel.ze'-butb, Habille' d'or et <1 «- su. lin. Tenant îles cartes a la main.
£ 903. — La ballade est une sorte de légende, composée en strophes égales, i|ui renferme le récit de quelque événement merveilleux ou fantastique, d'où l'on tire, parfois,
une morale .
^ 904.— La couleur de la ballade est souvent sombre; mais, la donnée sur laquelle elle
repose pouvant être purement poétique ou sentimentale, sou caractère doit être, alors, d'une
nuance plus douce. (Voir, outre celle de Lalla -Houkh ci-après indiquée, la ballade de la Reine Mab, dans Rumen et Juliette, de GOl.NUU.)
§ 905.— Pour ce genre de morceau, qui, presque toujours, est avec refrain, il n'y a point de mesure déterminée: la ballade de Robert le diable "Jadis régnait en Normandie" est à six-huit; celle de Lalla -Roukh est à trois-quatre: celle de Charles VI est il douze -huit et la plupart des autres sont a deux-quatre, C ou (f.
$ 906.— Quand le sujet de la ballade est dramatique, il exige un rythme bien accusé; aussi, y trouve-t-on fréquemment la croche pointée suivie de la double-croche .
WEBER— FreisChUlZ, Ballade (3^'AcU) Pulilié akrc laulorisalioil du M M '> H . LKXOlMi n (.'!' ►:d..l'r..pri.:iains.
Amiante
Lu soir, dt'fuu te ma grand" tau - te Voy.ait un songe un re.ve - liant, Ah! quelle fut — son e pnuvan te!
H ÉROLD —Zampa, Ballade (K'Acfe) raidir awc l'autorisai ino de Ht L.CRl'S, Ed.- Propriétaire Moderato.
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Du ne b.ni.le nais san -te.
Bel . le comme a seize ans.
A . li . ee, dans Klo. ren . ce. Cbarmail
A. BOÏELDI EU — La Fille invisible, Ballade (f/Acle) Modérai".
Sur ce muni ilnutia sombre ci me S'tLlè.ve là-kis vers les deux, Peut-être u ue pauvre \ic ti . me
V. MASSÉ — Les Saisons, Ballade d':r \ctel PoMic' a»ec laalorisatinn de V. L.CRCS, Ed.-Propriélaii
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Lorsque lelui- le Du ciel sans \oi Je Perce la nuit.
Le pâtre a do re Jusqu'à lau.rn.re Ce feiiqui luit .
A.L.9HÎI*.
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H A il V Y - Ch tir If s \ I . Ballade i \ Icte) PgMiiJ i>« 11 i !>■ 111!-" H I.KïnIXf pi < '"' Kil l»rn|
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CliiKinc suir.Jeaiine.sur lu plu - w.
Donnait rt'iide/.-\ous nu bi'iin |>;i ge Quelle a 'I" rail.
£ 907.— Le fabliau esl une sorte de ballade, dans le sfy/e ancien, d'un caractère moins sombre cjue ne l'est, ordinairement, In ballade elle-même.
C'est le rw*7 d'une action pastorale, chevaleresque ou plaisante, dont le sujet, en tout cas, est romanesque. (Les. ballades de Lalla-lioukh et < i ■ - Charles l'/i|ui précètlcul |)(iurraiL,utôtri>iiiti(iili'i'si/WA//(/«.r.)
Le plus bel exemple que mm-- connaissions de ce genre de morceau est celui des Deux nuits rie B0ÏKLU1EI .
BOÏELDIEU — /.('S lOcH.r liuils, Fabliau l'nblir im-r Iaul»ri>ation di> K'tï'f CIRlHl. Kd.-l'n.prtfluiiv Amiante maeslosu.
Iri-I K\|>riiiiiiîl .1 i 1 1 — ■ su suiit'franet': Yai pu le -ni s rt* au clinuip (l'iiuutit'iir, Iti-vii'uili-i-l-il, If uinîlri* lit iikui ctfiir? IXiur l:i j>.i