‹ Traité de composition musicaleChapitre 266 sur 328 · MU-M · texte numérisé non relu

MU-M

El zig.el zig.el zig.et zo<\ Et frir.el frie.et froc. Quand les bteufs \unl deux à deux, Le la boiLrage en va mieux.

ij 929. — Les principes exposes aux §£ 890 et 893 sont applicables au refrain d'un rondeau comme à tout autre refrain .

FORME - HO N DE Al

§ 930.— La forme -rondeau peut convenir a toutes les espèces de morceaux a couplets: romances, mélodies, rondes, etc.

HALÉVY-/.C val d'Andorre (ivkctt) Romance de Rose de Mai PaMir .n.r l'autorisai iu„ ,|, MU'.- H I.KIUIM- M C'J'.Ko'-Prnprirïalrrs.

KKtKMM r: fois 1 fa ma j. k i':rcni PI.KT (/oinaj. ^

Nargue, ri. le, Qui min vi. le A le con-ter mes a moins, REFRUK lî"-"' fnio fa maj . i

^jHM^^iUif^ hp p p Ju 4S J- JJ'f=ff

Margue. ri te,Qui min. vi lc A te con-ter mes a. mnurs.

Hr'tKMX l 'A'"-' foi» I fa lliaj

Nargue ri te. Qui min xi le 4 le cou. ter mes a. niours

C'est lui qui rem.plit ma peu se . e ?'! COUPLET lia maj .

Mais quelle se. rait ma souf. fran . ce

$ 931. — Dans les morceaux en forme-rondeau, le refrain est, nécessairement, dans le ton principal, puisque c'esl par lui que les morceaux commencent et finissent.

vj 932.— A une époque où l'on modulail peu, le couplet qui sert de milieu, était, parfois, dans le même ton et le même mode que le refrain. (Voir les couplets de°flicAard c«ur-<fc-/ion',qui précèdent.)

$ 9:t3.— Mais, de nos juins, ces deux parties du rondeau se font, généralement, dans des /*v/<x ou des modes différent h; (Voir ci -dessus la romance du "Val d'Andorre.")

§ 9:t4.— On peut aussi les faire en mesures différentes, comme dans l'exemple suivant:

l'ulilli.' ..*,>.- Ijiil.iri.aliiio ili' F. DAVID- l.allii-Houkli, CuuplclMl-lta-l.il' taforme-rundeau y* vît. (.iKun, Krf.-Prnpr

Allpprelln. . . . i ■ -h

Riiunriu'lle kkhmiv f u si mineur et ,i g (15 mesure:-, plus i du ritournelle)

Ali! fu.ilesle amlins su de. fii.ilPsIp il m bas su

COI PLRT en ré majeur (8 mesures à 4 temps et 12 meures à jj) Andantino. $■ g ^

Vers la fur .tune, à plei . ne vni . le, Je vn.guais, tranquille et joy.eux,

MAUVAISES COUPES DEVERS et arrangement des différents couplets sur le même air

$ 9a.">. — Nous avons dit: ($894) en principe, tous les couplets d'une romance ou d'une chanson doivent pouvoir se chanter sur le même air.

Pour que cette condition puisse être absolument remplie, il est nécessaire que toutes les strophes formant couplets soient taillées sur le même patron, Av. telle sor^eque les syllabes d'appui se correspondent bien d'une strophe à Vautre, et permettent au compositeur de trouver un rythme musical qui convienne aussi bien aux deuxième et troisième couplets qu'au premier.

§ 93*i. — Malheureusement, les librettistes n'observent pas toujours cette concordance de. rythme entre toutes leurs strophes, et, lorsqu'il s'agit de mettre une même musique sur ces strophes dont les repos sont diversement placés et ne coïncident pas entre eux, l'inspiration du musicien peut en être fort empèchée,car, un rythme qui convient parfaitement a l'une des strophes peut ne pas convenir du tout aux autres; et en pareil cas, le compositeur se voit obligé: ou de renoncer à une idée mélodique dont il est épris, ou de faire de mauvaise prosodie, ou enfin, d'apporter à chaque couplet les modifications exigées par les vers de coupes différentes sur lesquels il doit bâtir son morceau.

C'est ii ce dernier parti que le compositeur consciencieux s'arrête ordinairement.

j> 937.— Cependant, les plus grands maîtres peuvent être parfois embarrassés pour accorder le rythme musical avec celui des paroles.

Ainsi, GKÉTKl dans son admirable romance

de Richard coeur-de-lion, débute ainsi:

l . ne lié . vit brù . lan - le

c'est-à-dire, en faisant tomber la syllabe muette des deux premiers mots sur les notes longues et le temps fort des deux premières mesures; ce qui est une grosse faute de prosodie ($$ 713 et 788.) Mais cette phrase musicale est si belle dans sa simplicité, qu'on ne saurait en vouloir a GRÉTRÏ de ne l'avoir pas sacrifiée au.v paroles. Ce qu'il faut regretter, c'est que celles-ci n'aient pas été arrangées de manière a bien cadrer avec la musique.

Dp son côté, voici comment méhul a phrasé le début du deuxième couplet de la romance de Joseph. ,

Près dp trois palmiers su . li . tai . res

ce qui a le tort de se prêter à une équivoque, de provoquer un quiproquo, en permettant de croire qu'il s'agit, ici.de Troyes en Champagne ou de l'ancienne Troie. Mais, ce grand maître ne pouvait pas, sans détruire le caractère simple et naïfàe cet air si touchant, déclamer ce premier vers d'une manière irréprochable: fa, encore, ce furent les paroles qui eurent tort.

§ 938. La question du repos et de l'accentuation des syllabes d'appui n'est pas la seule qui puisse nécessiter des changements dans l'air primitif pour l'un ou l'autre des couplets qui suivent: la justesse d'expression et d'accentuation des paroles peuvent aussi exiger des modifications, soit dans le rythme ou l'intonation, soit dans le mode ou la mesure.

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