MODULATIONS
§ 310. — Après ['exposition et lu contre-exposition, on entre dans la période des modulations.
£ 311.— Ces modulations se font presque exclusivement aux tons voisins du ton principal; mais on peut, cependant, passer par des /o«.s éloignés, pourvu que cet éloignemtmt suit de courte durée.
§ 31.2.— Ainsi que nous l'avons dit plus haut, c'est pendant cette deuxième période qu'on fait passer le sujet et la réponse par diverses tonalités des deu.V modes.
S 313.— Quant à Yordre dans lequel ces tonalités doivent se succéder, il n'a rien d'absolu, et l'auteur est libre de suivre, à cet égard, la marche qui lui convient.
$ 314. — Néanmoins, le sujet et la réponse ayant été entendus, dans le mode primitif, six ou huit t'ois, pendant l' exposition et la contre-exposition, il semble que, rendu a ce point, il serait temps de les faire passer par le mode opposé, pour en varier la couleur, et obtenir, par ce moyen, une diversion devenue nécessaire.
>; 315.— Ainsi, en supposant que le ton principal soit celui de si b majeur, on pourrait se diriger, tout d'abord, vers son relatif, sol mineur, pour y faire entendre le sujet, et de là, passer au ton de ré mineur pour la réponse. Après quoi, repassant par si b majeur ou sol mineur, on pourrait faire entendre le sujet en mi b majeur, puis, en do mineur, avant de revenir au ton principal , pour y faire le repos à la dominante, qui précède, ordinairement, l'attaque du stretto.
Mais, nous le répétons, on peut procéder fout autrement.
^ 316. — Il est bien entendu que ces répétitions réitérées du sujet et de la réponse doivenl alterner avec des divertissements plus ou moins développés. (Voir hi srrite de la fugue i'U si b, de D. a K.)
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