‹ Traité de correspondance commercialeChapitre 38 sur 118 · RENSEIGNEMENTS · texte numérisé non relu

RENSEIGNEMENTS

Ayant fait opérer 80D déchargement, j'ai eu l'occasion de l'examiner pcrapuleusement et je puis Toas asiurer que e*est on bon et beau nayire parfaitement ourdiîlé, d'une marclie extraordinaire, et que, sous tous ces rapports, iljouitdans lesprincipàux porisdu Chili et du Pérou de la plus haute réputation. Cette supériorité lui a valu un fret complet, tandis que la plupart des navires qui nous arrivent de ces pays viennent à faux fret; d'autres, même, sont forcés d'aller Jusque sur les côtes de l'Inde pour chercher à s'utiliser.

Ce navire a trois màts; il a été construit à Lorienten 1821. En 1826, il a été caréné et doublé en cuivre neuf, sur lequel il a fait deux voyages ; il jauge 412 tonneaux. Quelques réparations peu importantes le peuvent mettre en état de recommencer un voyage semblable à celui qu'il vient de faire.

Je pourrai ultérieurement entrer dans plus de détails relativement aux: objets d'ustensiles.

Agrées l'assurance de ma considération distinguée.

CELLERIER, capitaine.

Paris, le... 18..

Monsieur et cher collègue.

Monsieur Lh., rue de Charonne, nous a été indiqué comme n* 2 (1) dans sa classe; l'autre m'est inconnu; aussitôt que J'en aurai des informations. Je m'empresserai de vous les transmettre.

Reeeves l'assurance de ma considération la plus distinguée.

Charles VERNES.

Amsterdam, le... 18...

Monsieur J. C, à Parte.

Je me réfère à ma dernière du 21 de ce mois. Depuis lors j'ai reçu votro honorée du 18, renfermant un e£Fet de fr. 534 sûr L ; votre compte en est crédité. Il ne m'est pas possible de trouver un effet de pareille somme à vous remettre. Je le ferai à la première occasion.

C'est avec bien de la peine que j'apprends que vous Êtes créancier pour une somme considérable de la maison en question. Je me chargerai voloo-

(I) C'est par des numéros indiquant les différents degrés de crédit, qu'à la Baniuo de France tous les commerçaDts de Paiis se trouvent rangés et désignes.

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tien de yotre procuration, et tâcherai de sauTegarder vos intérèta autant que iee eireonatances le permettront.

Juiqu'id il n'ett pas qoertion d'une faillite prononcée, puisque la maison acquitte exactement ses acceptations, secondée à la yérité par les tireurs qui procurent les fonds ; mais pour tout le reste, il paratt qull y aune suspension tacite on au moins provisoire. EnQn, Moniiour, je ne manquerai pas de TOUS communiquer tout ce qui Tiendra à ma eunnaissance rolatiTement à oette triste affaire.

En attendant. J'ai llionneur de tous saluer.

NICOLAS DOUVY.

P. S, — > AQJourd'liuIy en Bourse, on m*a assuré que la maison de B. a réellement suspendu ses pajfcments.

HaTre, le». 18...

MonsleorJ., à Paris.

Noua sommes honorés de Totre lettre d'hier, par Inquelle tous nous rctoornez deux premières en règle de fr. 6,000 et 10,000.

La maison sur laquelle vous nous demandez des informations est dirigée par deux Jeunes gens qui ont déjà fait de mauvaises affaires. Appuyés par leur famille, qu'on dit fort respectable. Us ont formé un nouvel établissement qui paraît marcher assex bien ; mais ils ne peuvent pas encore jouir d'une grande confiance. La suite prouTera si Texpérience fâcheuse qu'ils ont faite a rendu ces Jeunes négociants aussi prudents que Teilgent les circon* •tances actuelles.

Recevez nos salutations bien cordiales.

Ve HOMBËRG, HOMBERG frères et O.

Dnnkerqoe,le... f8...

Messieurs T. et P. atné, à Paris.

J'ai reçu en son temps TOlre lettre du 7 courant et je viens vous annorrrr que le malheurcontinue à poursuivre vos fers revenus d'Angleterre. Le nnvire la Petite-Pauline, capitaine Beline, abord duquel je les aide nouveau chargés pour Cherbourg, est sorti Iiier soir avec un beau temps, à la même marée

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qu'eayiron une quarantaine d'autres b&timento ; lèvent ^tantdeYenn calme, le courant Ta porté sur un bane à une lieue du port, où il s'est défoncé aprôs avoir donné deux ou trois coups de talon : le eapitalne et l'équipage n'ont en que le temps de s'embarquer dans la chaloupe pour se sauter, sans ayolr pu prendre leurs effets à usage de corps, et tout fait craindre quil n'y aura rien à en retirer. 11 y aura trois autres nafirw dans le même cas, de l'un desquels dit-on, réquipage a péri.

On annonce que plusieurs antres bAtlments sont k laeôte; il fait un brouillard assez épais qui empêche d'appr^ier tout le mal.

Je suis bien peiné. Messieurs, d'avoir un pareil sinistre à tous annoncer. Je ne vous en entretiendrai plus, à moins qu'on ne sauve quelque chose 00 que vous ayei besoin de pièces, si vous êtes assurés.

J'ai rUouneur de vous saluer.

H. DESSURNE.

ParUi le«., I8««.

Monsieur et ami.

Je viens, en réponse à votre demande, vous transmettre les renseignements que nous recevons d'Amiens.

On nous dit que les faillites qui ont eu lieu sont si peu de chose, qu'il est étonnant que l'on s'en soit occupé au dehors.

La maison F. B. etD" ne s'y trouve que pour fr« f,800, elle est millionnaire.

La maison G et Â. ne peut y être intéressée, attendu qu'elle ne vend que de la laine peignée.

Cette maison, qui ne vaut pas à beauconp près la première» mérite néanmoins un certain crédit.

Teuillez croire au sincère attachement de votre tout dévoué ,

ATGËR.

Amiens, le... f 8.«* Messleon T. et P. aîné» ft Paris*

Nous vous dirons. Messieurs, en réijonse à la lettre que voue nous avet fait l'honneur de noua écrire hier, que la maison S. frères jouit sur cette place d'un erédit étendp et mérité, parée qu'elle opère avee probité et sa«

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gme. Cal Heisieun ne jouinent que d'une modeste fortune, mais Us eont très-dreonipeets dans leun dépenies; nous n'hésiterions pas à leur accorder on crédit de SO, 30 et même jusqu'à 50 mille franes. .

Notre opinion se trouve amplement confirmée par les avis que nous venons de reeneillir de nos amis et banquiers de cette ville.

Heureux de vous 6tre Ici de quelque ntilité nous serons toujours à votre disposition en semblable ou tout autre circonstance.

Nous avons l'honneur de vous saluer sincèrement.

DUMONT FRÈBES ET DUUOIS.

Nice, le... 18...

Honsicnr J. L.» à Paris.

Nous avons reçu la lettre dont vous nous avex honorés le 17 novembre courant. En réponse nous vous dirons franchement que la personne sur laquelle vous nous demandes des renseignements est un faiseur de dupes, et nous vous plaindrions bien si tous avies affaire à lui. G*est un étranger qui est id depuis quelques années seulement» mais en y prolongeant son séjour, il n'acquiert pas une meilleure réputation. Vous n'êtes pas le seul qui vous informiez sur son compte; il est à présumer qu'il n'agrandit le cercle de ses relations que pour augmenter celui de ses opérations déloyales.

Monsieur et Madame Duval, vos recommandés, n'ont point encore paru. Nous le regrettons, parce que nous aurions profité de cette circonstance pour TOUS prouver. Monsieur, tout le cas que nous faisons des personnes qui se présentent sous vos auspices, et munies de vos lettres de recommandation.

Constamment à vos ordres, nous vous prions de recevoir Tassurance de notre considération distinguée.

THAIN FBÈRES.

Havre, le... 13...' Monsieur J.-G., à Paris.

Nous sommes honorés de votre lettre d'hier, et avons retiré, avec protêt de non-acceptation, notre première sur Sommier, de fr. 8,000. Nous en avon« déchargé votre compte, et vous créditons defr. 17,86 c, pour frais de l'acte.

La personne dont vous vous informes est un très-jeune homme qui a tra-

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Taillé sagement josqulci et ne fait qae peu d'affaires. Noos ne connaissons pas ses moyens pécuniaires, mais nous ne pensons pas quMIs soient eon&idérables. On dit cependant qu'il tient à one famille aisée de la Suisse. Voilà tout ce que no us pouvons tous dire sur son compte.

Nous TOUS saluons de cœur.

Ve HOMBERG, HOMBERG nftRES et C\

Anvers, le... 18...

Monsieur C, à Paris.

La maison J.-G. L.,à Bruxelles, sur laquelle tous me remetteifr. 11,800, a fait, par la débâcle des fonds espagnols, des pertes énormes qu'on évalue à plus d'un million. On dit qu'elle est en liquidation, et que sa famille payera tout, à condition qu'elle cessera entièrement ses opérations.

Le mariage de M. H. L. qui deTait se conclure demain avec mademoiselle L. fille de M. T., est, à cause de cet événement, relardé d'un mois. Je ne connais pas la position de M. H. L., dans toute cette affaire, mais Je ne doute nullement que les fr. 11,500 ne soient payés à présentation.

Ma prochaine vons donnera d'autres détails.

Vos bien dévoués serriteurs.

ROBIN FRtoBS.

Lyon, le... 18...

Monsieur F*, à Paris.

J'ai reçu,Monsieur> la lettre que TOusm'aTes fait l'honneur dem'adresser le 16 courant. Je tous remercie d'abord des choses obligeantes que tous me dites. Je n'ai pas été moins fiUitté de faire votre connaissance personnelle. Je désire beaucoup que tous me mettiez à même d'être utile k TOtre maison et de lui prouTcr tout mon déTouement.

La maison sur laquelle tous réclames des informations Jouit toujours Ici d'un bon crédit, et fait ses affaires aTee aisance. Je lui crois une belle fortune, mais sans pouvoir la préciser. Le chef a eu longtemps en main une somme do plusieurs centaines de mille francs, provenant de la succession de son cousin mort à Paris. Il devait garder cea fonds Jusqu'à la majorité do TeuCiint hé*

rltierda défont. Cet hériUer étant mort lui-même, les fonds ont étéremiMurtés à qui de droit, et la maiion n'a pu moins continué à marcher aTec facilité. Son crédit est resté le mÊme» et elle Jouit maintenant de la même conflance.

J'ai TU aTec plaisir que votre maison n'a aucun intérêt dans toutes les mauvaises affaires surt enues à Paris, à Liondres et dana llntérieur. Grâce k Dieu, II en est de même pour ma maison.

Je TOUS prie. Monsieur, d'agréer mot lalatatloos sineèrea.

JEAN Boirroux.

Paris, le... 18...

Monsieur C, à Parla.

Nous a?ous reçu, Monsieur, la lettre que voua nous ates fait l'honneur de nous écrire hier.

Nous TOUS renouvelons tous nos remerciements de la complaisance que vous aves eue pour nous en eette circonstance.

Trop heureux de pouvoir, à notre tour, vous être de quelque utilité, nous nous empressons de vous apprendre que la maison sur laquelle vous nous demandes des renseignements Jouit d'une réputation sans tache sous le double rapport de la probité et de l'exactitude ; mais nous devons en mémo temps à la vérité de vous dire qu'elle n*a pas une grande fortune. Ses moyens ne sont malheureusement pas au niveau de la moralité qu'on lui attribue généralement et avec justice. Noos tous prions de vouloir ijien faire usage de ces avis avec discrétion.

Dans l'attente de quelque autre occasion propre à vous prouver tonte l'étendue et l'ardeur de notre dévouement, nous vous présentons. Monsieur, les expressions sincères de notre parraite coDiidératioo*

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