‹ Traité de correspondance commercialeChapitre 49 sur 118 · D. MAQUET · texte numérisé non relu

D. MAQUET

Paris, le... décembre 18..

Monsleor D, à Paris.

Je tous accuse réception des marchandises que tous m'aTes expédiées le 21 novembre dernier.

Je suis fâché d'aTolr à tous dire que je ne les ai point trouTées telles que Je lei^ attendais, et, de plus, il y a une erreur sur le poids.

Seion Totre facture, la bai'rique d'huile, no i2, pèse brut. . 6S0 kil.

La tare est de .•..*.... • 60

Net 590 kil.

Tandis qu'à l'arrlTée, eette pièce, d'après la perte certifiée cl-incluse, n'a

pesé brut que 610 kil.

La tare 65

Et le net S45 kil.

D'où 11 résulte un déficit à mon pr^udice de 45 kil.

Cette différence de poids en produit une à déduire sur Totre facture de flr. 90.

J'attendrai que Toosayes reconnu cette erreur et admis l'exaclitude de ma réclamation, pour tous remettre aussitôt le montant de votre livraison.

Je dois vous faire observer que la barrique m'étant parvenue dans le meilleur étal de eoudilionaemeut, je n'ai pu douter que ce fût une erreur com-

ACCTTSlSs DE RÉCRPTTON DE MAT^CHANDISBS. 141

mise ehei vous dans la peaée et J'aurais cro faire une injustiee an ▼oiturier en exigeant de lui Tindemnlté qui m'est due pour ce déficit.

H y a bien aussi quelques différences de poids sur les autres piftees, mais elles sont trop légères pour que J'en fasse l'objet d'une réclamation.

Agrées mes sincères salutations.

GROSBOIS (René).

Paris, le..: 18...

Messieurs J.-B. T. et C<e, à Bordeaux.

Aussitôt après la réception de 50 surons quinquina^ provenant des ÎOO surons, achetés pour notre compte, d'ordre de M. Lucet, suivant votre lettre du Î9 février dernier, nous les avons envoyés à la fabrique de MM. T. et D. pour être convertis en sulfate de quinine.

Le lendemain, ces Messieurs nous firent prévenir qu'ayant ouvert quelques-uns de ces surons, la qualité du quinquina ne leur paraissait pas de nature à être acceptée.

Sur cet avis, nous nous sommes rendus ches M. Lucet, votre représentant, ponrle prier d'assister avec nous à l'examen, maisM.Lucet ne put nous accompagner, et nous avons dû procéder, sans son concours, à la vérification des surons/ dont un seul sur quatre s'est trouvé conforme à notre demande.

Afin de nous assurer si notre ordre avait été transmis ponctuellement, nous écrivîmes à M. Lueet pour le prier de nous en donner une copie. Cet ordre est posilif. Messieurs, et ne laisse pas la moindre équivoque. M. Lucet vous demande du quinquina calyssaya, plat, sans épiderme, de toute satisfaction, espèce lourde, de casse nette, et nullement ligneux.

Aujourdtiui môme, M. Lucet vient de voir votre marchandise, et il a reconnu qu'elle n'est pas du tout conforme à la désignation précise qu'il vous a donnée.

Dans cet état des choses. Messieurs, pour éviter des) retards et atténuer le dommage qui en résulte pour nous, nous avons présenté requête à M. le président du tribunal de commerce, à l'effet de faire nommer des arbitres experts; mais M. le président, après plusieurs pourparlers, nous a fait dire qnll ne répondait que les requêtes ooncernant les voituriers, et que nous devions nous pourvoir au principal en voua faisant assigner ; ce que nous avons été obligés de faire.

Le mauque de quinquina nouâ cause un préjudice que nous pouvons,

149 OOKY<T!l>n»0m)AlfGE COVHEBGULE.

MiM eugéfttlofi, éraloMT à fr. 500 par jour, parée qu'il arr6te la fabrieatloii dan» le moment de la vente du sulfate de quinine.

Noue espérons. Messieurs, que Tousappréderes eette position, et -que, sans user des délais que la loi tous aecorde, vous tous empresMrez de tous faire repr é se n ter id par un fondé de pouToirs.

Vous oomprendrei que, par suite, il nous sera {mpoMible de reoevolr les t50 sorons que tous deTet nous adresser, sans que chacun d'eux ait été Tériflé et la qualité bien constatée.

Il n'entre ni dans notre earaet^, ni dans nos Intentions, Meisieon, d'élcTcr des difficultés; mais dans une affaire auni importante, Tousconse- Tes que nous ne pouTons nous diipenser de nona mettre en règle.

Nous ftTons l'honneur de tous saluer.

Aux. GARNIER wiiA et WAGNER.

Bâie, le... f8«..

Monsieur L.-F. C, à Paris.

Nous STons sous les yeux Totre chère lettre du 4 ^courant, par laquelle nous Toyons qu'une perte de 10 p. 0/0 ne pourrait tous eouTenlr pour la Tente de tos marchandises, et pourtant, après de nouTolles démanges, nous pouTons tous dire quil sera bien dlffleile de trouTer nn 'amateur, même à ces conditions.

Quant aux draps, nous les aTons fUt Ttslter par dlTcrs marehands, après aToir ijouté aux prix de facture 10 0/0 pour les f^ls payés à M. Spire ; tous ont trouvé les prix de 25 0/0 trop élcTés. Cette marchandise a peu d'apparence et paraît être un fonds de magasin où elle aurait été étalée pendant quelque temps. Lee pièces sont mal pliées, les étiquettes sont chiffonnées, de manière qu'on reconnaît au premier coup d'œil que ces draps ne Tiennent pas directement de la fabrique. Il serait donc nécessaire de les faire mettre en presse pour les rendre plus apparents.

On nous fait observer, en outre, que si leur prix n'est pas an-dessous de celui des fabriques, on devra donner naturellement la préférence à ces der» nières, stcc lesquelles on se trouve en relations suivies.

M. Spire doit être bien au fait de la valeur des draps, et s'il n'était pas Juste à cet égard, M. Bloch pourrait s'en convaincre. Nous éprouTons du regret, Monsieur, de ne pouToir tous donner de meilleures nouvelles de vos

marehandises. Nous continuons cependant nos sollicitatfona, et noui aurons le soin de tous instruire de ce qui parviendra de nouveau à notre connaissance.

Agréei Tassuranoe de notre bien parfait dévouement.

HINGËR ET Gi«.

Nantes, le... 18...

Messieurs B. et G., à Paris.

Je TOUS accuse réception de votre envoi. La cannelle est très-mauvaise, et eomme c'est une première affaire, je ne la laisserai pas pour votre compte, mais Je ne sais pas comment je m'en déferai. Quant à i'tiuile, elle parait bonne. J'ai été bien étonné de voir an bas de votre facture fr. 8, 5& c. pour votre oommission. Jamais je n'en ai payé, et, dans votre prix courant. Il n'en est pas question. Certainement c'est ane erreur, et je compte que vous la rectiflerei.

Veuilles bien me donner les prix du tbé vert et de beau qulna jaune royal, première qualité, de la gomme gutte, du quina rouge vif, des roses rouges, de l'acide nitrique 40 degrés, du miel de Narbonne, gomme arabique blanche, dattes, jujubes nouvelles, assa-fœtida en sortes, en larmes, gomme adragante, premier blane, mais sans commission.

Je TOUS salue eordlalemeni.

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