P0I7R RANIMER DES RAPPORTS LANGUISSANTS
Si Ton remarque que les demandes d'un correspondant deviennent plus rares^ ou que sa correspondance se ralentisse^ on cherche à la ranimer par des lettres renfermant des avis qu'on sait Tintéresser^ des cours raisonnes^ des prix courants modérés^ enfin des offres présentant un avantage réel.
Ces lettres^ dont on fait un fréquent usage dans le commerce où les relations ont besoin d'être très-actives^ doivent être nécessairement affectueuses. On s'y permet des reproches obligeants, qui témoignent des regrets qu'on éprouve de voir refroidir des relations auxquelles on attache le plus grand prix^ et du désir qu'on a de les voir reprendre de nouveaux développements.
Quelquefois, on engage ses correspondants à s^expliquer sur la cause d'un refroidissement qui afflige^ on fait appel à leur franchise amicale, on les prie de n'en pas cacher les vrais motifs, et l'on proteste du soin qu'on mettra à les faire cesser aussitôt. Se serait-on trompé par excès de zèlel les conditions paraîtraient-elles trop élevées? y aurait-il
WH COERESPONDiNGB COMMERCIALE.
quelque cause à laquelle on pût remédier? on s'empresserait alors d'y satisfaire; aucun sacrifice ne devant coûter pour conserver un correspondant pour lequel ou professe la plus haute estime. Enfin on renouvelle les protestations de zèle et de dévouement, comme dans les lettres d'ofi^res de service, dont celles-ci ne sont qu'une espèce de répétition, bien qu'elles exigent plus de chaleur afiectueuse.
On peut donc, au besoin, revoir le chapitre des ofires de service.
Ulle« le... iS..
Uefsleun N. et P., à Parit.
NoQf lommet favoriiét de Yolre lettre du 13 octobre dernier. Depub, nos rapporte lont reetés compIélemeDt nuls; nous le voyons a?ee un extrême regret. Cependant , personne plus que nous D*est disposé à tous Irailor avec soin et empressemenl. Tftdiez done d'animer an peu nos relations, nous TOUS en saurons un gré iiiflni.
Dans cuUn attente, nous vous saluons bien amiealement.
CUARYET ET O^.
Oankerqne, le... 18..
Monsieur J., à Paris.
Nous avons relire du pli de votre lettre du 7 courant fr« 450, promesse de Batcque frères, à huit Jours de vue, eecaissée à votre crédit.
Nous sommes très>eliarméâ, Monsieur, que vous ayez eu l'occasion d'utiliser notre ministère ; nous désiron;) vivement qu'il s'en présente fréquem* ment de vous prouver plus particulièrement le plaisir que nous éprouvons à vivifier, avec un ancien ami, les relations que le calme des affaires a malheureusement amorties trop longtemps.
Veuillez croire, Monsieur, que nous saurons toujours apprécier votro Confiance et votre amitié, et recevoir nos salutations affectueuses.
y< Dominique MOREL et fils.