‹ Traité de correspondance commercialeChapitre 65 sur 118 · MALLET FRÈRES · texte numérisé non relu

MALLET FRÈRES

msirÀNBBs d'ar&vnt. 187

Paris, le... 18..

Monsienr J, L., à Paris.

Nous avons reçu votre honorée du 4 courant.

Par celle du 30 Janvier, vous nous dites qu'il faudra vendre 500 sacs de ▼os cafés Sumatra et vous en expédier BOO.

Ces instructions arrivent trop tard pour rien clianger à l'expédition. Vos cafés se trouvent à bord du chaland, où ils sont encombrés par des sucres en pains. Dans tous les cas, la douane n'a pas permis qu'on les réintégrât dans notre entrepôt.

Voici facture aux 1,000 sacs Sumatra, s'élevant &

Fr. 64,9S7 OS c, valeur 21 avril, à votre débit.

Nous vous créditons de

Fr. 3,359 2Sc., valeur 21 avril, pour les 90 laes feetorés à H. Laisné, dont vous restes garant pour la traite que nous fournissons sur lui.

Vous saves quici nos vendeurs n'entendent pas raison, et quil faut d'abord payer. C'est pourquoi vous eussiez dû nous envoyer 33,000 francs en vos bons pour ce que vous restez à peu près nous devair»

Vous n'ignorez pas non plus que nous avons eu h négocier be^uconp de ▼08 valeurs, at que nous sommes obligés de le faire avec réserve. Nous voqs prions donc de nous remettre vos billets pour la fin de mars, sauf à les re* DO'jveier si vos cafés ne sont pas vendus à celte époque.

Les affaires sont bien calmes, mais tous les avis sont en faveur des cafés, et l'on s'attend généralement à une reprise. Offrir vo3 Sumatra aujourd'hui serait peine inutile ; il faut attendre les acheteurs. Comptez sur nos soins pour vendre au mieux possible vos 300 sacs.

Dans l'attente de votre prompte remise des 39,000 franei, nous lommei ▼os bien dévoués.

BAUDOUIN FRtRES.

Paris, le... 18..

Bfonsiear,

Par voire dernière du 17 Janvier, vous me promettiez de me eouvrir du montant de vos anciennes factures. Quatre mois se sont écoulés depuis, et je me vois à regret obligé de renouveler ma demande.

188 COBBESFOHDANCS COIOIBBGIALB.

Veoniei dooe eofin tepir votre promené, et laUsTaire à cette dette déjà trop «ndeiine*

J*ai llionneur de Yout talaer.

Ce. devons.

Nantes, Ie.«. 18..

HoQilear,

Depoif fort longtempi qae notre eompte est arrêta, Je Yoat en réclame le payement, lans obtenir latlsfacUon, ni même de réponse. C'est Traiment abuser de ma patience.

SI dicl à la fin da mole Je ne suis pas satisfait, TQta ne trouvères pas mauYals que J'aie recours aux Yoies Judiciaires.

ReccYcs mes salutations.

J. DIDIEA.

Paris^ le... 18..

Honsleor,

Avant de signer des engagements pour les fr. 1,773, que je tous doispoar solde des opérations que j'ai faites par votre ministère, j'ai dû recliereticrsi J'avais quelques rentrées certaines d'ici aoi époques que vous me désigoei, savoir I

Fr. 773, au lar janvier, et fkr. 1,000, au 31 mars.

Malgré tout le désir que J'ai de me libérer envers vous, Monsieur, ce serait m'abuser et vous tromper vous-mêmes que de souscrire des effets pour une éci)éance à laquelle jo suis certain de n'être pas en mesure ; ce serait, de ma part, un nouveau tort dont je ne dois pas me rendre coupable envers vous.

Ceux de vos collègues que Je vous ai nommés, et avec qui J'ai dû prendre des engagements pour la liquidation de septembre, ont bien voulu m'aocorder un délai d'un an; c'esU-à-dIre que les effets que je leur ai souscrits sont payables le l«r octobre de Tannée prochaine.

Veuilles, Monsieur, vous avec qui j'ai l'honneur de faire des opérations depuis 6 à 7 ans, sans que Jamais J'aie été en retard d'un moment, m'accorder la même faveur.

Je désire que vous soyez certain de ma bonne fol, et que les précautions que Je prends vous paraissent une garantie de mon exactitude à venir.

J'ai l'honneur d'être. Monsieur, voire très-humble serviteur,

RlilAGNIER.

DîlMANDES d'argent. i89

Bordeaux, le... 18...

Mons!eup H , à PayU,

Il ne m'est pas moins pénible qu*à tous. Monsieur, d'être obligé de récla« mer votre indulgence au sujet du retard que vous éprouvez pour le solde dont je vous suis redevable. Quoiqu'il ne soit pas très-important, je sens Lien que chacun a besoin d'opérer la rentrée de ses fonds dans des circon'etances aussi dirâciles : mais ees mêmes cireonstanees m'ont frappé ti impitoyablement, qu'elles me réduisent à la dure nécessité de solliciter encore le temps Indispensable pour la liquidation de mes anciennes affaires.

A tant de pertes considérables, j'ai le malheur d'avoir à ajouter aiJ^ourd'hui celle de 180,000 francs, pour laquelle je me trouve eng&gée dans la suspension de la maison J.-P. G. Il ne manquait que cette catastrophe à toutes celles que j'ai déjà éprouvées ! Je nr>e plais donc à ne pas douter, votre caractàre comme votre condu te passéo m'en donnent l'assurance, que vous vendrez bien attendre le résultat dos efforts constants que je fais dans le seul but d'arriver à une libération générale, objet de toutes mes pensées et de tous mes vœux.

Dans cette confiance, je suis. Monsieur, avec une parfaite considération.

Par procuration de veuve Fonsèque,

FONSÈQUE FILS.

Périgueux, le... 18... Blessieurs G., à Paris.

Nous avons reçu, chacune en son temps, Monsieur, les deux lettres que vous nous avez fait l'honneur de nous écrire les 10 février et 15 expiré.

Nous avons bien du regret de n'avoir pu répondre plus tôt à la première, mais nous avons éprouvé et éprouvons encore tant de difficultés dans noire liquidation, qu'il nous a été impossible de régler plus tôt votrecomple. Nous sommes réduits à solliciter encore l'obligeance de nos créanciers, pour leur demander de nouveaux délais, afin de liquider le reste de nos créances, et Tendre nos immeubles, qui sont encore Intacts. Ils nous ont accordé les années 1837 et 1838. Nous espérons que vous, qui avez eu pour nous tant d'obligeance, vons ne refuserez pasàd'ancienscorrespondants cette nouvelle faveur.

Après avoir perdu toute notre fortune, le fruit de nos travaux pasàés et

liN) GORRESFOlfBAlfGS GOMITERCIALE.

eelot de plmlaun annéei à venir, dooi aaroni la douce latlsfacUon d'aToir payé intégralement tout le monde» et noua leroni heureox de transmettre à noA enfanta le nom lana tache que noui aYoni reçu de nos pères. Ayee le eoneoors et la blenTelllanee de dm eréandersi noos espérons Yolr toas nos cflérta oonronnéspar le plnshenrenz, mab le plos pénible sneeès. C'est ane tàebe bien rade que nooa «Tona entreprise, et il nous a fallu bien du cou* rage et de la perséTéranee pour ne pas faillir à TceuTre.

Mous avons établi d'autre part le relevé de votre compte diet nous, fixé

nu il octobre dernier, et balancé en votre fareor par f. 4,810 35 c Nous y

avons ajouté les intérêts & eourir Jaiqn'anz échéances de net règlements cl*

Joints» de:

Fr* 660 m Notre règlement à votre ordre» payable à notre domicile» i

Bordeaux» au 81 août prochain.

6éO a d* on 81 Janvier prochain.

608 40 d« «n 80 avril.

Fr. 1,003 40» ensemble» dont veuilles nous donner crédit pour solde ds compte.

Vous poovei compter sur ^acquittement exact de ces effets à leur échéance* Il nous a été impossible de pouvoir les faire à une époque plus rapprochée.

Comptant sur l'accueil bienveillant que vous leur feres» nous avons l'honneur» Monsieur» de vous s^uer bien sincèrement.

' FOREISTiKR frères.

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