‹ Traité de correspondance commercialeChapitre 73 sur 118 · POUR RANIMER DBS RAPPORTS LANGUISSANTS · texte numérisé non relu

POUR RANIMER DBS RAPPORTS LANGUISSANTS

tablir un compte à demi, s'il y avait apparence d'en retirer un bénéfice équivalent au moins à l'intérêt des débours; mais, eomme vous pouvez le reconnaître vous-même, le cours entre nos deux places, étant presque toujours au pair, n'offre pas assez de marge pour couvrir les frais, et l'on ne peut compter tirer parti des devises Indirectes; car, Londres excepté^ il se passe des semaines entières sans opérations, faute de papier ou faute do preneurs. Si, par la suite, nous voyons la possibilité d'entamer quelque affaire, comptez que nous nous adresserons à vous de préférence.

Quant à nos conditions, pour le cas où il pourrait vous convenir de nous confier quelque opération, elles se bornent à 1/2 p. 100 de provision, y compris la garantie de nos endossements jusqu'à leur échéance, et le remboursement de nos frais de timbre ou visa, courtages et ports de lettres.

Teuillez, Monsieur, disposer de nos services lorsquMIs pourront vous être utiles ou agréables, et recevoir l'assurance de notre parfaite considération.

LORLA ET G«.

Bâle, le... 18...

Messieurs G. B. et G., à Paris.

Il est au mieux que, par votre lettre du 17 courant, à laquelle je réponds, vous m'ayez donné crédit de ma remise de fr. a,33i 13 c. sur Lyon, et que vous ayez pris note de mes dispositions pour le carabe et le bleu de Prusse.

Le salep dont je vous parlais est arrivé, et, pour vous en faire connaître la qualité, je vous en remets ci-inclus un petit échantillon. Je vous le céderai à fr. 788, rendu franco à Belfort, s'il est encore inven^l» ^ l'arrivée de votre demande.

Je profiterai des renseignements que vous avez bien voulu me donner sur la maison Indiquée, et je vous salue de cœur.

Jean-Rodolphe GEIGY.

La Rochelle, le... 18...

Messieurs G. et D., à Paria.

Nous gommes favorisés de votre lettre du 9 courant, qui nous accuse réception du solde que nous avons compté par votre ordre à M. Filleau. Kous sommes sui-pri» que vous nous reprochiei de voui avoir oublié tuutii

302 coiiftBBPomiÂNcn coXMftftmÂLE.

fait. Offlr«i-Boni des atantâget, et ooob toui prooTeroilB qoe noitt son mes toujours prèls à tous aaheter Iss artlelM à notre eonvenanee.

Il D« f ous serait pas difBelle d'obtenir, en totre title, le pbitre ifî lourd à fir. 4, celui de la Jamaïque à fr. 4 èOe.^ et tous nous l'offres à fr. 4 75 e. Il en de même des autres artieles. Les sueres sont aussi eiir totre place à bien meilleur prix que tous ne les eotei.

Juges, d'après eela, si nous poQTons vous donner l« préférénee, mèl^é restlme que nous avons pour votre honorible maison.

Hous sommes sans réserve IroS très-dévoués.

GUILLEMOT n Pibs Aimi.

Amsterdam, le... 18...

Messieurs Gh. B., à Paris.

Nous avons élé favorisés, en son temps, de votre lettre du 19 avril.

Il nous serait agréable de voir s'établir entre nous des relations plus fréquentes.

Vous Verres, ^ar le bulletin ci-inclus, que nous aurons une vente publique le 30 courant. Les épiceries sont, pour la plupart, de mauvaise qualité. 11 est cependant probable qu'il y aura aussi de la bonne marchandise, et vouspouves être persuadés que, dans le cas où vous nous favoriseriez d'un ordre, nous no vous en achèterions pas d'autres. Les huiles et ie caceris sont tels qu'on les a toujours vendus à la Compagnie des Indes. Oh présume que les pMx seront les suivants :

Huile de girofle en lots de 15 llv. Fr. 18 20 par livre,

-* cannelle. 10 onces. 17 12 par ohte,

— macis. ÔO — 35 30 p.

— muscade. 50 — ^ 30 2i p.

Le caceris • • . < 8 20 par livre.

Nous verrions avec plaisir que vous nous donnassiez un ordre. Veuillez, dans ce cas, y joindre vos dernières limites.

N'avez-vous pas encore eu occasion de vendre le reste de la cannelle de M. Docking?

Agréez, Messieurs, nos salutations cordiales.

P. FISTER ET Ci«.

CHAPITRi XIIL

plXintbs, réolamations, rupture.

Une lettre de reptoches ou de plaintes ne saurait être écrite avec trop de pradence et de ménagement.

Il faut bien se garder d'y laisser courir sa plume et de s'y abandonner à son premier mouvement d'humeur. On doit se plaindre sans aigreur^ et surtout sans jamais blesser Tamour-propre. Des reproches faits avec mesure s'acceptent avec facilité, mais les esprits une fois aigris ou blessés, s'aliènent et ne reviennent plus.

D'ailleurs, on doit comprendre qu'en se permettant de tout dire^ on donne le droit de tout répondre. Une lettre trop vive provoque quelquefois une réponse malhonnête, et de là suit infaitliblemeùt une brusque rupture; e'est ce qu'il faut éviter; il est toujours préféi*able de cesser avec des rapports convenants qUe de les rompre triolëintnent.

11 est des manières de se plaindre qui, tout en conservant les dehors de la politesse, laissent beaucoup à deviner, et produisent un effet plus efficace que des reproches trop animés.

Quelquefois, on peut réveiller adroitement Tamour-proprc

S04 C0BRE8P0!«])A5GE COMIRRCULE.

de !a personne en défaut, et par des éloges donnés sur les qualités réelles, lui faire accepter les reproches les plus amers; on souffre les uns^ quoique pénibles, à la faveur des aulies^ qui sont toujours agréables.

il est bon quelquefois de faciliter les moyens de se justifier en insinuant, pour ainsi dire, les excusos ; on parait tout attribuer à l'erreur ou à l'oubli; enfin, on blâme le fait, sans accuser l'intention. Ce sont là les moyens les plus propres à faire accueillir les plaintes, même les plus sérieuses.

l>e toutes les manières d'adresser des plaintes ou des reproches, ct^tte dernière parait, d'ailleurs, la plus conforme à cet esprit d'indulgence et d'égards réciproques qui doit animer entre eux les commerçants.

Nous n'avons que peu de chose à dire de la réprimande, qu'on distingue essentiellement du reproche, puisqu'elle vient toujours d'un chef, d'un supérieur envers son subordonné. Ces lettres doivent être écrites avec la raison et la sévérité froide qui acompagnent l'autorité.

Anvers^ Ie..« 18..

Monsiear J., à Paris.

J'ai été faTorisé de votre honorée du ^0 janvier, par laquelle tous ni'seaurei avoir pris bonne noie des dispositions que M. Cli. Dubois de Liège, devait faire snr vous, pour mon compte, jusqu'à eoneurrence de fr. 23,01)0, dispositions auxquelies vous vouliisx bien faire tout accueil à mon débit.

Juges, d*aprè8 cela, de la surprise désagréable qu'a dû, me causer une lettre de M. Dubois, par laquelle il me mande qu'il a reçu de Paris l'avis que ses traites se trouvaient en souffrance.

Comme chose semblable m'était arrivée avec vous en février 18.., tandis que quelques jours plus tard vous me disiez : c Je n'ai aucun motif de chan- » ger nos premières conditions, et vous avez toujours chez moi un crédit de « fr. 100,000. Je verrai avec plaisir que vous en fassiez souvent usage...» Rt plus haut : cCe n'est que par un malentendu que je vous ai écril ma der-

nière lettre.» Je me plais à croire que, cette fois encore, c'est à une erreur que Je doit attribuer ce qui m'arrive; car, grâce à Dieu, ma fortune n'a fait qu'augmenter, et ma moralité est aussi intaete qu'autrefois. Je ne saurais donc imaginer un motif plausible de méfiance de votre part, et si fort en opposition avec votre lettre du 20 janvier.

J'attends par retour du courrier des explications satisfaisantes relativement à cette affaire.

Quant à M. Dubois, J'ai mis les fonds nécessaires à sa disposition eu lui envoyant votre lettre du 20 Janvier.

J'ai l'honneur de vous saluer.

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