‹ Traité de cristallographie géométrique et physique (volume 2)Chapitre 121 sur 177 · AXES · texte numérisé non relu

AXES

CniSTALLOGRAraiOOES

Aragonite CCaœ.

cba

Cèrusite CPbO\

hca

AïoiatedepotaB. KAzC

cba

Axotated*amm. AmAzO^.

cab

Sulfate de potas. K<SO«.

'obc

Chromaledepot. K*CO«.

abc

Sulfate d*amm. Am<SO^.

bca

> derubid.Rb«SO^.

bac

> de Uial. Tl«SO*.

bca

(*)nT = n,-i

On peut y voir le degré avec lequel ces diverses substances s'approchent de la forme hexagonale, car le prisme de 120^ exige

a : fc = 1 : r^ = 1 : 0,577. On voit que Taragonite, la cèrusite et l'azotate de potasse s'éloignent assez notablement d'avoir pour forme primitive un prisme de 120<>; cependant ce sont, parmi les substances pseudo-sénaires, celles qui s'approchent le plus d'avoir pour ellipsoïde optique un ellipsoïde de révolution, car la bissectrice aigûe est dirigée suivant l'axe pseudo-sénaire et l'angle des axes optiques est très petit. Au contraire, le sulfate et le chromate de potasse dont le prisme primitif s'approche bien davantage de l'angle de 120", ont les axes horizontaux de l'ellipsoïde extrêmement inégaux. Pour le chromate de potasse, la bissectrice aiguë ne coïncide même plus avec l'axe pseudosénaire, ce qui se rencontre encore dans les sulfates d'ammoniaque, de rubidium et de thallium.

CBIiTAUOCaAPHII, T. U. 3S ' '

Il y a donc» comme Tindiquait la théorie, une Téri table indépendance estre les paramèirea criatallographiques et les paramétres optiques, et cela expUqne suffisamment ce fait déjà signalé, que lorsque la symétrie de k moléeale (e*est-4-dire celle de Tédifice cristallin), ne régie pas Torientation des axes de Tellipsoîde optique, celle-ci n'a pas de rapport simple atee l'orientation des axes cristallograpbiques.

Toutefois on ne peut pas dire que Tindépendance entre les paramètres emêaUegraphiqiies et les paramétres optiques soit absolument complète, car les uns et les autres sont régis par une même cause, qui est la forme et la nature de la molécule* On peut s'expliquer de la sorte certains rappro* cbements remarquables. C*est ainsi que dans le tableau qui précède, les trois premières substances, dont les formes cristallines sont très vobines, ont des propriétés i^tiques assez semblables, et cette analogie est d*autaut plus remarquable que ces propriétés optiques sont Téritablement exceptiiHmelles par Tènergie tout à fait inaccoutumée de la biréfringence.

3f BSLATIOIIS IMTU LA BIRÉFRINGEKCB ET LÀ COMPOSmOll CHIMIQUE.

Ifous ayons vu que la réfringence simple est déterminée principalement par la composition chimique de la molécule. On peut se demander s'il n'en est pas ainsi de la biréfringence. Comme celle-ci dépend certainement de la structure du groupement, puisqu'elle peut disparaître par exemple, quelle que soit d'ailleurs la composition, lorsque cette structure possède la symétrie cubique, on ne peut étudier l'influence propre qu'exercent les divers atomes ou groupements atomiques qu'en comparant deux molécules ne difTérant entre elles que par le remplacement d'un atome par un autre.

Or les sobitances cristallisées forment des groupes, composés de substances dont les formes cristallines sont, sinon identiques, du moins extrêmement voisines. Les substances comprises dans un de ces groupes sont dites isomorphes. Le plus souvent des substances isomorphes ont une composition chimique analogue, et ne diRérent que par la substitution d'un atome à un autre, ou d'un groupe d'atomes à un autre groupe analogue. Les cinq dernières substances inscrites dans le tableau précédent composent un groupe isomorphe, dans lequel K* peut être remplacé successivement par Am*, Rb', Tl% tandis que SO* peut être remplacé â son tour ptr CrO^.

n est vraisemblable que les corps qui font partie d'un groupe isomorphe sont formés de molécules identiques entre elles par leur structure, ^us pouvons donc, en les comparant entre eux, voir quelle

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influence exerce sur la biréfringence la substitution d'un atome ou d'un groupe d*atoaies à un autre atome ou groupe d'atomes. Malheureusement les propriétés optiques n*ont été observées complètement que pour un nombre comparativement très restreint de substances cristallisées, et Tétude ne peut porter que sur un bien petit nombre de groupes isomorphes. Les trois tableaux suivants comprennent à peu prés tous ceux de ces groupes qui sont suffisamment connus.

!♦ CRISTAUX UNIAXES

CaCO> (Calcite) .

(Ca,llg)CO^, . .

NaAiO»

Ag'AsS^tProustile).

Ag»SbSs . .

CaWO*

PbMoO*

Ti«0*

ZrSiO*

K HUsO^. . .

Am — . . .

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