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RELATIONS ENTRE LES PARAMÈTRES OPTIQUES ET CRISTALLOGRAPHIQUES

Indépendance entre In biréfringenee et les paramétres cristallographiques. — La loi de Gladstone, dont Texactitude approchée n'est pas douteuse, démontre clairement qu'un corps réfringent est formé

1. Recherches optiques sur quelques séries de substances isomorphes. — Ann, de ch. «Me/i/iy*. (5), I (1874).

406 DEUXIÈME PARTIE. — CRISTALLOGRàPAlE PUYSiQUE.

dé molécules réfringentes plongées dans un milieu non réfringent, c'est-à-dire dans Téther lumineux du vide.

Il est clair que la même conséquence doit s*appliquer aux corps biréfringents» et que ceux-ci sont formés de molécules biréfringentes plongées dans Téther. Chaque molécule doit donc être considérée comme un petit corps biréfringent, dont les propriétés optiques sont déterminées par un certain ellipsoïde. Toutes les molécules du cristal sont orientées de la même façon. On peut ainsi se représenter le cristal comme formé par une superposition de lames biréfringentes du genre de celles dont nous avons calculé les effets dans le chapitre VIU. On en conclut que Tellipsolde du cristal est semblable à celui de la molécule.

Dans cette conception des corps biréfringents, on voit que la disposition mutuelle des centres de gravité des molécules est sans inAuence, au moins notable, sur la double réfraction, qui a pour cause presque unique la structure moléculaire elle-même.

11 doit nécessairement en résulter qu*il n'y a pas de relation directe entre la double réfraction et les paramétres cristallographiques. Or c*est précisément ce que les faits montrent avec la plus entière évidence, ainsi que nous allons le faire voire par quelques exemples.

La boracite est un chloroborate de magnésie qui se trouve dans la la nature en petits cristaux parfaitement cubiques. Le réseau de cette substance a donc bien certainement la symétrie cubique; cependant la substance jouit d*une double réfraction énergique, et Tobservatioa montre que la symétrie optique est seulement terbinaire. La double réfraction est donc due uniquement à la molécule dont la symétrie doit être certainement rhombique. L*édiQce cristallin, composé de l'ensemble du réseau et de la molécule a ainsi seulement la symétrie rhombique. Kous verrons plus tard par quel artiûce la nature, malgré cette symétrie imparfaite de Tédifice, parvient à donner la symétrie cubique à la forme extérieure du cristal. Il nous suffit ici de constater qu'une substance peut être énergiquement biréfringente avec un réseau rigoureusement cubique.

Parmi les substances cristallisant dans le système rhombique il en est un très grand nombre dont la maille parallélipipédique du reseau est un prisme droit ayant pour base uq rhombe ISCou voisin de i!20*. Le réseau possède alors, rigoureusement ou à peu près, la symétrie sénaire. S'il y avait un rapport direct entre la structure du réseau et la forme de Tellipsoïde optique, celui-ci devrait être, dans toutes ces substances, rigoureusement ou ù peu près, de révolution autour de

CHAP. Xni. — CONSTANTES OPTIQUES. 407

l'axe sénaire du réseau. Or il n*en est rien; les deux axes de Tellipsoîde perpendiculaire à cet axe sénaire sont toujours inégaux. Dans bien des cas même, la dilTérence entre ces deux axes de l'ellipsoïde n'est pas la plus petite possible, c'est-à-dire que la bissectrice aigué ne coïncide pas avec Taxe sénaire du réseau.

On en jugera par le. petit tableau suivant qui ne contient que des substances pour lesquelles l'axe vertical c est pseudo-sénaire.

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