CHAP. XIII. — CONSTANTES OPTIQUES
le rapport j—Tf lorsqu'il s'agit d'employer le compensateur à mesurer
la biréfringence des lames cristallines.
BivpersioB des axes o^lqnes. — C'est Ordinairement par l'observation de la dispersion des axes optiques qu'on apprécie la dispersion cristalline des substances biaxes. Nous avons déjà parlé de ce phénomène et des procédés au moyen desquels on peut l'observer.
Nous avons vu également que si V est le demi-écartement angulaire des axes optiques, on a sensiblement
tg*v
Si l'on
peut
écrire
trf =
on aura
tg»v=
et, si l'on peut considérer n et ri comme petits par rapport àjf et à ^,
il viendra sensiblement
Lorsque ->-;, le V correspondant aux grandes valeurs de 3l, c'està-dire au rouge, est plus petit que le V correspondant aux petites valeurs de >., c'est-à-dire au violet, on a p<;v. L'inverse a lieu lorsque h h^
Dans Pun et l'autre cas, les valeurs de V croissent ou décroissent régulièrement lorsqu'on va du rouge au violet. Cependant nous avons vu dans le paragraphe précédent, que le gypse fait, sous ce rapport, exception, si l'on s'en rapporte aux recherches de H. v. Lang.
Dans les cristaux rhombiques, les axes optiques sont astreints à se trouver dans l'un des trois plans de symétrie, et le plus habituellement, ils soni, pour toutes les couleurs, contenus dans le même plan« Le plus souvent même, leur éçartement diffère fort peu, de l'extrëraitë
dil DEUXIEME PARTIE. — CRISTALLOGRAPHIE lOTSIQUE.
à Tautre du spectre ; la difTérence dépasse rarement 1*" ou 3«, et est souvent inférieure à ce chiffre.
C*est ainsi qu'on a pour Taragonite, d*aprè8 H. Kirchhof :
et
pour
le soufre,
d'après M.
Des Cloizeaux,
rouge jaune bleu.
Le sulfate de baryte est considéré comme ayant une dispersion considérable avec les nombres suivants :