CONDUCTIBILITÉ MAXIMA
Parallèle à l'axe.
Perpendiculaire à l'axe.
Idocrase
Cassitérite
Calcite
Rutile
Apatile
Quartz.
Tourmaline
Émeraude
Corindon?
Avec les cristaux rhombiques, on employait des lames parallèles aux plans cristallographiques p, g^ ou hK La conductibilité maxima était dirigée suivant l'un des axes binaires contenus dans le plan de la lame, c'est-à-dire suivant la plus grande diagonale du rhombe de la baî^e, a, ou la plus petite diagonale de ce rhombe, fr, ou la hauteur du prisme, h.
CONDUCTIBIUTÉ MAXIMA.
Avec unQ lame p. Avec une larae y*. Avec une lame A*.
Barytine h
Célestine h
Soufre h
Topaze a
Stibine a
Aragonite .... h
Staurotide .... a h a
Sel de Seignette. . h suivant la face m.
Muscovite perpendiculaire au plan des axes optiques.
Sénarmont a en outre étudié les substances clinorhombiques suivantes :
Gypse. Lame de clivage y*. — Conductibilité maxima perpendiculaire à /i* (clivage vitreux). — En taillant l'ouverture de la lame de clinquant suivant la forme d'une ellipse dont les axes sont dans le rapport de 1,34 à i, la lueur électrique s*épanouit régulièrement.
Borax. Lame g^ conductibilité maxima faisant un angle de 83^ à 85^ avec la hauteur, de 11<^ à i4<^ avec la base.
Borax. Lame A*. — Conductibilité maxima, suivant h,
— Lame p ~ — a (diag. inclinée).
Orthose. Lamep — — a.
— Lame y» — — presque perp. à h.
Épidote. Lame/? — —a.
Glaubérite. Lame perp. à la bissectrice optique — perp. à Taxe de symétrie.
Expériences de M. G. wiedemami. — Le procédé expérimental de H. G. Wicdemann se rapproche, beaucoup plus que celui de Sénarmont, du procédé qu*avait employé Sénarmont lui-même pour Tctude de la conductibilité calorifique. Il saupoudrait de poudre de lycopode la lame cristalline, et il posait sur celle-ci une pointe en communication avec une source d*électricité positive. L'électricité, en se répandant à la surface de la lame, chassait la poudre, qui allait former, à quelque distance, un bourrelet elliptique. Le plus grand axe de cette ellipse indiquait le sens suivant lequel la propagation électrique était la plus facile.
Les résultats de M. Wiedemann sont, au reste, d*accord avec ceux de Sénarmont, sauf pour le quartz dans lequel M. Wiedemann a indiqué la conductibilité maxima suivant Taxe, et Sénarmont suivant une direction
550 DEUXIÈME PARTIE. — GRISTiLLLOGRÂPEIB PHYSIQUE.
perpendiculaire. Mais H. Wiedemanu note que les expériences ont été difficiles.
Avec certaines substances telles que le feldspath etl'asbeste, la poudre delycopode n*était pas repoussée par la pointe; elle adhérait, au contraire, à la lame cristalline, et en retournant celle-ci, on faisait tomber toute la poudre qui n'avait pas subi Faction électrique, tandis que celle qui avoisinait la pointe restait adhérente et était limitée par une courbe elliptique dont le grand axe était encore considéré comme dirigé suivant la conductibilité maxima. M. Wiedemann attribue cette particularité à la conductibilité notable de lorthose.
Les phénomènes mis en jeu par Sénarmont et H. G. Wiedemann sont analogues à la production des figures dites de Lichtenberg. Or la production de ces figures, quoiqu'elle ait été l'objet d'assez nombreuses recherches, est encore peu expliquée. On comprend donc qu'il soit impossible de dire, avec précision, quelle est, avec les propriétés électriques de la matière, la relation des directions de plus facile conductibilité superficielle observés par ces deux savants.