DURETÉ
BéflBltion de la dureté* — Échelle de IHolis. — Malgré Timportance pratique du caractère de la dureté dans les études mineralogiques, il est difficile d'en donner une définition précise.
On dit qu'un corps A est plus dur que le corps B, lorsque, taillé en pointe, promené sur le corps B, et soumis à une pression convenable, il détermine sur celui-ci une rayure, c*est-à-dire une désagrégation linéaire plus ou moins profonde.
Si A raie B, l'inverse n*a pas lieu, et B taillé en pointe ne peut, quelle que soit la pression exercée, désagréger A; sous l'augmentation graduelle de pression la pointe de B se brise avant qu'aucune rayure se soit produite sur A.
D'un autre côté si A raie B, il raiera toutes les substances que raie B lui-même.
On a donc pu se servir de ces remarques pour dresser des échelles^ comprenant un nombre plus ou moins grand de corps rangés suivant l'ordre croissant des duretés. Lorsqu'on veut donner une idée de la dureté d'un corps quelconque, on la comprend entre celle de deux corps de l'échelle; l'un rayant le corps donné et l'autre en étant rayé.
L'échelle la plus usuelle est la suivante qui est due à Hohs :