‹ Traité de cristallographie géométrique et physique (volume 3)Chapitre 104 sur 164 · Fil · texte numérisé non relu

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On voit d*abord que les substances vitreuses, non cristallisées, sont anomales, puisque Tindicc croît avec la température. La même anomalie a lieu pour la calcile, mais ne se présente pas pour laulre forme cristalline du carbonate de chaux, l'aragônite. 11 faut remarquer que lorsque a change ainsi de signe, il reste toujours très petit.

La différence a — a est toujours très petite, mais a étant encore plus

CBIITAIJLOCIUPUIE, T. II.

fl — a petit que pour les liquides, le rapport peut prendre une assez

grande valeur.

En résumé, il parait résulter de toutes les observations que a et a peuvent être représentées par des expressions de la forme

m et m' étant des quantités dépendant des modifications plus ou moins profondes que la chaleur apporte dans les propriétés de la molécule, et A dépendant des variations que la chaleur apporte dans la position mutuelle des molécules. Les quantités m et m' sont toujours petites d'une manière absolue : dans les gaz, elles sont petites par rapport à A, mais il n*en est pas nécessairement ainsi pour les liquides et les solides. Il suit de là que Ton a

La quantité m' — m ne dépend que des variations qui se produisent dans les propriétés de la molécule; elle est toujours petite et peut d'ailleurs être positive ou négative.

Énergie réfiraellve spéeifiqae d*aii mélaiige. — Puisque Ténergie

réfractive spécifique ne dépend (réserve faite des perturbations intramoléculaires) que de la nature et des propriétés de la molécule, nous sommes amenés à conclure que Ténergic réfractive spécifique d*un mélange doit être la moyenne arithmétique des énergies spécifiques des corps mélangés. Si />, />',... sont les poids, n, n',... les indices de réfraction, d^ d\... les densités de chacun des corps mélangés contenus dans le poids i du mélange; N Tindice de réfraction du mélange et D sa densité, on doit avoir

P-l- +P'-Tïr- +••• =

Cette formule se vérifie en effet assez rigoureusement pour les mér langes gazeux et pour les mélanges des liquides entre eux ; elle se vérifie même pour les mélanges (par dissolution) des liquides et des solides, et enfin pour les mélanges des solides entre eux, soit par la fusion, soit par la réunion de molécules de plusieurs natures dans un même édifice cristallin.

Mélanges liquides. — Quelques nombres tirés du mémoire déjà cité dô M. Wûllner nîontreront quel est, pour les mélanges liquides, le

aiir.

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