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nom à un point de croisement des extrémités de nom contraire. Cette droite peut donc être et est en effet un axe de piézo- et de pyro-électricité.
J*ai fait voir* plus tard que la boracite devient subitement cubique à 1j température de 265^. A cette température elle doit donc cesser subitement d*étre pyro-électrique, et c*est en effet ce que MM. Friedel et J. Curie ont constaté de la manière la plus nette *. Ils ont vu en même temps qu*au moment du changement d*état la pyro-électricité est particulièrement intense, c'est-à-dire qu'au moment où change la symétrie de la molécule, il se produit un dégagement très considérable d'électricité polaire. Il faut espérer que les savants observateurs qui l'ont découvert nous feront connaître bientôt dans tous les détails ce phénomène particulièrement intéressant.
Pyr<»-éleetrlclté des cristaux conducteurs. — Cuivre pris et
pyrite calvreuse. — La pyro-électricité a été recherchée surtout sur les cristaux non conducteurs qui sont les plus nombreux. Il y avait lieu de se demander si elle pouvait se rencontrer dans les cristaux conducteurs.
M. Friedel' l'a recherchée dans les cristaux tétraédriques de cuivre gris. Le corps étant conducteur, l'électricité dégagée aux deux pôles était susceptible d'engendrer un courant. En conséquence les expériences se faisaient en mettant les deux faces d'une lame taillée perpendiculairement à un axe ternaire, en communication avec les extrémités des fils d'un galvanomètre. Lorsque la lame est chauffée, l'électricité positive be dégage sur la face tournée du côté de la base du tétraèdre.
La chalcopyrite, qui est aussi conductrice, cristallise dans le système quadratique, et en tétraèdres. M. Friedel a, par le même procédé, constaté aussi là pyro-électricité sur cette substance. Mais le sens du courant était inverse de celui qui se produit dans le cuivre gris.
Or on avait constaté, dans des expériences préalables, que lorsqu'on fabrique un tétraèdre de cuivre, et qu'on applique les deux extrémités des fils de platine du galvanomètre, l'un au sommet, l'autre à la base du tétraèdre, il se produit, pendant réchauffement de ce tétraèdre, un courant dont le sens correspond à réchauffement de la soudure du sommet. Cette soudure est en effet plus chaude, parce que la pointe du tétraèdre s*échauffe plus vite que la base. <