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CHAP. III. — CLIVAGES ET PLANS DE FISSURE

coup sec dirigé de haut en bas. Le choc ainsi dirige développe ù la fois le clivage fibreux et le plan de fissure a J, suivant lequel la lame peut se briser et qui devient ainsi un véritable plan de clivage.

On peut encore produire par d'autres moyens les plans de fissure observés par M. Reusch. Ce savant prend une plaque carrée de sel gemme assez épaisse, limitée par les plans de clivage parallèles aux faces du cube. 11 abat deux angles opposés A et 6 (fig. 9) de la plaque ; il recouvre les peliles faces arlificielles A et B (parallèles à des faces dodécaédriques) de feuilles de carton, et exerce sur elles une pression énergique dans le sens AB On constate, par les phénomènes optiques dont on parlera ^ plus loin, que la pression développe dans toute la masse du cristal des déformations qui persistent, au moins en partie, après que la pression a cessé. Cette observation intéressante montre que la plasticité, très faible dans la plupart des cristaux, ne peut pas cependant être considérée comme nulle. Si la pression est poussée assez loin, on voit se produire des fissures parallèles à celles des faces du dodécaèdre rhomboïdal b^ qui sont normales à la surface de la plaque. En comprimant suivant l'axe un prisme de sel gemme, dont les faces sont encore parallèles aux clivages, on développe des fissures dodécaédriques parallèles aux arêtes de la base du prisme, et inclinées par conséquent de 45<* sur cette base. La longueur du prisme peut être en outre diminuée, d'une manière permanente, de7à SpourlOO.

Dans la calcite, qui se clive si aisément, suivant les faces du rhomboèdre />, les plans de glissement provoqués par le procédé qui vient d*être décrit, sont dirigés suivant les faces du rhomboèdre inverse tS et la production en est accompagnée de phénomènes extrêmement remarquables; mais ils ont des rapports tellement intimos avec ceux de rhémitropie, que nous devons en reporter l'étude au chapitre dans lequel 1ious parlerons dé ces derniers.

Il est clair que les plans de choc ou de glissement sont, comme ceux de clivage, des plans pour lesquels la conèsioM n«^rmale est relativement minima, et la cohésion tangentielle relativement maxima. Ces plans doivent donc se rencontrer, comme ceux du clivage, parmi les plans à maille réiiculaire petite. Les exemples précédents vérifient bien cette conclusion; il faut cependant faire exception pour le sin-

gulier plan de glissement développé dans le gypse parallèlement

à a r- Quant aux raisons probablement multiples pour lesquelles telle ou telle action mécanique développe tels ou tels plans de fissure, il est impossible, dans Tétat actuel de la science, de s*en rendre compte d*une manière quelque peu précise.

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