BhU. de la Soc, miner., l'A
Avec la blende qui cristallise dans le système cubique en présentant rbémiédrie tétarioédrique, M. Friedel a montré que Taxe ternaire est un axe de pyro-éiectricité.
Il en est de même pour la kelvine, aussi tétraédrique, et pour le chlorate de soude ^ qui est tétartoédrique.
Lorsque rhémisphère, que H. Friedel place sur la lame pour récIiaufTer a une surface égale ou supérieure à celle de la lame cristalline, il est clair que la marche de la température se fait suivant des surfaces isothermes parallèles à la surface, et toute trace de pyro-électricité disparait sur la face qui porte Thémisphère.
Pyro-éleciricité de la boradtc. — La boracite présente des phénomènes pyro-électriques particuliers qui ont été tout dernièrement étudiés par MM. Friedel et Curie ^ Cette substance, cristallise dans le système cubique, au moins à en juger par $a forme extérieure, et nous avons déjà dit dans le tome I*' que cette substance pouvait être considérée comme un type de riiémiédrie tétraédrique. On a reconnu depuis long* temps que la boracite est pyro-électrique. au vrai sens, du mot» el qu'une lame taillée perpendiculairement à un axe ternaire se charge, par refroidissement, d'électricité positive du côté où ne se ti*ouvent pas les faces du tétraèdre. MM. Friedel et Curie ont constaté d'une manière positive la pyro-électricité de la boracite, qui paraît contraire à la règle formulée plus haut.
Mais j*ai montré, il y a un certain nombre d'années*, que la boracite u*est pas réellement cubique. Les phénomènes optiques démontrent péremptoirement que chaque cristal de boracite est formé par la juxtaposition de douze pyramides ayant pour sommet commun le centre du cristal, et pour bases respectives les faces du dodécaèdre rhomboîdal. .Chacune de ces pyramides est un cristal terbinaire dont les axes binaires sont dirigés Tun suivant la normale à la base, et les deux autres suivant les deux diagonales de la face rhombe. De plus ces cristaux terbinaires sont liémimorphes et l'axe d'hémimorphisme est dirige suivant la petite diagonale du rhombe. En un sommet du pseudo-dodécaèdre rhomboîdal viennent aboutir trois de ces axes hèmimorphes qui se réunissent par leurs extrémités de même nom. Il en résulte que les droites qui vont d'un angle ternaire à l'autre du pseudo-dodécaèdre joignent un point de croisement des extrémités des axes binaires de même