C. /t., mai
électricité» à des conclusions analogues à celles qui précèdent, H. Friedel avait employé S pour constater la pyro-électricité des corps* un procédé qui donne prise aux critiques précédentes* mais qui est très intéressant, parce que les conditions de réchaulTement du cristal y sont définies avec précision» et qu'il permet ainsi d'acquérir des doonècs rèdloMflt wpècifiques pour les cristaux expérimeaiés*
Le procédé tommiità déeooper une lame dans le cristal, à le placer sur une lame d*étain en communication avec le sol, et à faire reposer sur lui la base d*une demi-sphère métallique en communication avec un électromètre. La base de Thémisphère a. une surface notablement plus petite que celle de la lame ; elle forme donc comme une source de chaleur qui se propage dans le cristal suivant des cercles dont le centre de Thémisphére était le centre. Lorsqu'on place alors la lame sur le porte-objet d'un microscope polarisant» on constate très bien, par la dépolarisation de la lumière, la propagation de la chaleur et la répartition incessamment variable de la température qui en est la consé- <iuence. Dans ces conditions» les surfaces isothermes étant sensiblement des cylindres circulaires dont Taxe est normal à la lame, il est clair que cet axe jouit de propriétés spéciales à Texclusion de tous les mitres.
On peut aller plus loin et remarquer que, par suite de la propagation autour d'un axe central, et pendant cette propagation, les couches cylinr driques intérieures étant plus chaudes que les extérieures, les premières ne peuvent pas se dilater librement et sont comprimées. Un cylindre très délié ayant pour axe une normale à la lame est donc comprimé, et si le phénomène pyro-électrique est possible suivant la direction de celle normale, celle-ci devient la ligne des pôles électriques. Le (irocédé imaginé par M. Friedel permet donc de reconnaître dans un cristal, qui n'est pas pyro-électrique au sens propre du mot, les directions particulières qui, sous rinlluence d'une compression ou d'une traction perpendiculaire, peuvent prendre des pôles électriques. On pourrait donner au phénomène particulier découvert par H. Friedel le nom de pyro-électricité axiale.
Par son procédé, M. Friedel a pu reconnaître, avant la découverte de MM. Curie, qu'une lame de quartz taillée perpendiculairement h un axe binaire et échauffée par un point central prend des pôles opposés sur les deux faces.