‹ Traité de cristallographie géométrique et physique (volume 4)Chapitre 24 sur 181 · EA · texte numérisé non relu

EA

Pour représenter les variations de la dureté avec la direction, on peut prendre, à partir du centre 0 de la surface, et sur chaque direction une longueur égale au poids qui représente la dureté correspondante. On obtient ainsi la courbe des (Juretca, Cette courbe doit être évidemment symétrique, par rapporta AE ^puisque cette droite estrintersection du plan du rhombe par le plan de symétrie qui lui est perpendiculaire.

Franz avait constaté ces curieuses variations, et il avait insisté sur Técarl considérable qu'il peut y avoir entre la dureté correspondant aux deux directions opposées d*une même droite. Il avait essayé d'expli-

CMAP. IV. — DURETÉ.

qner ces foits en remarquant que les diverses directions ne rencontrent pas les plans de clivage sous le même angle. Suivant la direction p^ p^ par exemple» Tangle obtus formé par le poinçon et le plan de

l'an des deux clivages qui coupent la lame est en arrière du sens du mouvement ; en supposant le corps formé par une accumulation de feuillets parallèles à ce clivage, la pointe P qui se promène sur la tranche de ces feuillets tend à les coucher ; suivant la direction p^ p^, le contraire a lieu et la pointe tend à soulever les feuilets, en les prenant en quelque sorte à rehrousse-poil. Il n*est pas étonnant que la dureté se montre différente dans des conditions si évidemment dissemblables. L'observation montre d'ailleurs que dans les cristaux lorsque le mouvement de la pointe tend à rebrousser ou à lever les lames de clivage, la dureté est moindre que dans le sens contraire.

Si, au lieu d*étre parallèle à un plan de clivage» la plaque est parallèle à un plan a^ (111) perpendiculaire à l'axe ternaire, on trouve les résultats suivants :

Bit. (fift. 9)

pp. .

nB. .

Les duretés maxima et minima se produisent suivant Tintersection de la plaque avec le plan de symé- B

trie. La dureté minima de la plaque parallèle à a* est d'ailleurs très supérieure à la dureté maxima de la plaque parallèle à p.

La courbe afiypf de la figure 9 représente, à la même échelle que dans la figure précédente, la courbe des duretés qui est nécessairement symétrique par rapport aux trois lignes OB, suivant lesquelles la plaque est coupée normalement par les plans de syniétrie du cristal.

On taille la lame parallèlement ^'^9- is.

i Tune des faces du prisme (P (IlO), et on essaie les duretés suivant

76 DEUXIÈME PARTIE. — CRISTALLOGRAPHIE PliYSIQI E.

les intersections de la lame avec, les plans du rhomboèdre priniilif. On obtient les résultats suivants :

c'a. (fig, 10)

ae'

ea

ac

La dureté suivant les droites ae, ae\ c/est-A-dire suivant la petite diagonale et le côlé de la face du rhomboèdre primitif, avait déjà été essayée dans le cas où ces droites sont tracées dans le plan de cette face. Les pressions qui mesurent cette dureté sont alors trois fois moins grandes que dans le cas actuel.

La courbe des duretés a [un centre de symétrie, puisqu'un des axes binaires est perpendiculaire à la face.

Fi;:, ir».

Enfin on taille la lame parallèle à l'une des faces du prisme e- (112). On observe les nombres suivants :

EE (fig. 11) (^Tande diaj;onale du rhombo). 6'%r)0 bf (parallrle à l'axe tt^rnaire). . . 5»', 80

fb - — —,.. îM',70.

Le plan e- est donc celui dans lequel se trouve comprise la direction de plus grande dureté, et celui dont la dureté moyenne est la plus grande, tandis i/ue les plans de clivage sont ceux où la dureté est la plus faible, La courbe des duretés est symétrique par rapport à bf.

Expériences de n. Franj; Exncr. — M. Franz Exuer * a repris

1. rnlersiichungen iiber dio Hàrtc an Kryslallllachen, von D' Franz Emcr, Wlen, 187."^.

Page 1