II. POLARISATION KOTATOIRB DES GRISTAU& AUTRES QUE LE QUARTZ
Les crisumx «Miaxes et vBlréffrliiseBt« aMiBlfesteBi. smiIs la
^•UriMitioii rotatoire. — On connaît un certain nombre de cristaux qui montrent des phénomènes de polarisation rotatoire soumis aux mêmes lois que ceux que présente le quartz. Tous ces cristaux sont uniaxes ou uniréfringents. On a l'habitude d'expliquer cette particularité remarquable en disant que dans les cristaux biaxes, la biréfrin-
gence masquerait la polarisation rotatoire, si elle pouvait s'y manifester. Une semblable explication ne présente en réalité aucun sens. 11 est certain que les phénomènes de polarisation rotatoire ne seraient pas, dans les cristaux biaxes, ceux que l'on observe dans les cristaux uniaxes, mais ils n'en seraient pas moins nets, et la birérringence ne les masquerait en aucune façon, pas plus que ne les masque, dans le quartz, la biréfringence suivant les directions inclinées sur l'axe.
11 est facile de vuir pourquoi la polarisation rotatoire ne peut pas se rencontrer dans les cristaux biaxes. Nous avons en effet attribué la polarisation rotatoire à la superposition de paquets identiques formés par l'empilement régulier de lames très minces, ce qui revient, comme nous l'avons vu à propos du quartz, à la superposition, suivant la même rangée, de molécules présentant des orientations différentes et régulièrement alternées.
Pour que les molécules prennent ainsi des orientations différentes dans un même édifice cristallin, il faut qu'elles puissent tourner autour d'un certain axe sans que le système réticulaire soit modifié, du moins sensiblement ; car c'est le système réticulaire qui règle la figure extérieure du cristal. Il faut donc que la molécule puisse tourner
5i8 DEUXIÈME PARTIE. •- GRlSTiLLOGRAPHIE PHYSIQUE.
autour d*un axe qui est un axe de syoïétrie pour le réseau et ii*en est pas un pour elle-même.
Or, les axes du réseau ne peuvent être que binaires, ternaires» quaternaires ou sénaires. Si Taxe de rotation de la molécule est d*ordre supérieur à 2, le cristal acquiert, par rempiletneal régulièrement alterné des molécules, un axe de symétrie supérieur à 2, et le cristal devient uniaxe ou uniréfringent.
Si Taxe de rotation de la molécule est seulement binaire, il n*y a plus que deux orientations distinctes de la molécule ; et dans ces deux orientations distinctes, les sections principales de l'ellipsoïde inverse optique, normales à Taxe, sont situées à 180^ Tune de l'autre. Le polygone, dont l'aire est proportionnelle à la rotation, a une surface nulle, et le cristal n'acquiert pas de propriété rotatoire.
11 résulte donc de notre explication que c'est seulement parmi les cristaux uniaxes ou nitiréfringents que la propriété rotatoire peut éti'c rencontrée, ainsi que l'ont montré depuis longtemps les observations les plus multipliées.
Tablean des «nbsiances erlstalllnes coniines qui MiaBUésteat la
polarisation rotatoire. — On a réuni dans le tableau suivant toutes les substances cristallines, connues jusqu'à ce jour, qui manifestent la polarisation rotatoire.
Nous remarquerons, à propos de ce tableau, que le cinabre l'emporte considérablement sur toutes les autres substances par la grandeur de son pouvoir rotatoire, qui est 15 à 16 fois plus grand que celui du quartz. Cette rotation énergique s'accompagne d'un pouvoir biréfringent considérable. Cela est d'accorc^ avec l'explication que nous avons donnée du pouvoir rotatoire des cristaux. Ce pouvoir doit être en effet proportionnel au carré du retard provoqué par les lames élémentaires biaxes dont la superposition donne lieu aux phénomènes de rotation. H ne nous est pas possible de connaître ce retard, mais il est permis de penser qu'il doit être plus considérable pour les substances qui manifestent encore, après le croisement des lames, une double réfraction plus énergique.
Toutes les substances actives montrent également des cristaux droits et des cristaux gauches. Cependant pour quelques-unes d'entre elles l'une des formes prédomine. C'est ce qui arrive pour le carbonate de guanidine, dont les cristaux sont presque tous dextrogyres, et pour le sulfate de strychnine, dont les cristaux sont le plus souvent lévogyres.
CHAP. IX. ^ POLARISATION ROTATOIRl^:.
FORMILK CHIMIQUE.
\ymŒS PKINGIPAUX
OHDl^AlItC.
EXTnA- ORDIIfilllB.
KOTATION
POCR !■•
(jaune).
Cioabre
Beniyle •
HgS
Periodale de toude. . .
Quartz
NalO* -»- 3aq SiO*
Hf pwairate de potasse aohydre