GHÂP. XI. ~ COULEURS SUPERFICIELLES
Platiaoeyaaara d yfurimn. — Le platinoGyanure d'yttrium est biaxe avec un clivage perpendiculaire à la bissectrice aiguë positive, autour de laquelle l'angle des axes optiques dans l'air est de 27<»5\ soit environ 17'' 7' dans le cristal. Les propriétés d*absorptipn lumineuse sont très analogues à celles du platinocyanure^de magnésium ; l'ellipsoïde inverse d'absorption pour le bleu se réduit aussi à une surface lenticulaire 1res peu épaisse ; la seule différence est que le contour de cette lentille n*est plus circulaire, mais elliptique.
Supposons qu*on observe dans la lumière bleue une lame de clivage, tenue devant l'œil, où G (Gg. ii9) est le pôle de la bissectrice aiguë, P et P' les pôles des aies. Le point G donne deux vibrations lumineuses; les points P et F n'en donnent plus B* \^ B
qu'une seule; il en est de même de tous les points de la ligne PP et de ceux de la ligne \f
perpendiculaire BB'. Si l'on s'éloigne de P ou ^ ^^^
de P normalement à PP', on aura, comme on
l'a vu plus haut, le noir absolu. On verra donc, en somme, sur un fond noir, deux bandes lumineuses bleues qui seront respectivement parallèles à FF et à BB'.
Avec un polariseur dont la vibration est dirigée suivant PF, on éteint la bande PF ; avec un polariseur dont la vibration est dirigée suivant BB', on éteint la bande BB'.
Si Ton opère avec la lumière blanche, les bandes lumineuses de tout à l'heure deviennent des bandes pourpres qui se détachent sur fond rouge.
Sous le microscope polarisant en lumière convergente, on verra en lumière blanche la partie intérieure ou extérieure des hyperboles se teindre de pourpre ou de rouge orangé lorsqu'on tournera l'analyseur par rapport au polariseur. Les faits sont analogues à ceux que l'on ob* serve avec le platinocyanure de magnésium ; ils s'expliquent de la même façon. ^
II. RÈFLEXIOri DE LA LUMIÈRE. - COULEURS SUPERFIUELLES. Béflexioa 4e la lanière enr les corps trÉkUupmremtu. — Les lois
de la réflexion de la lumière à la surface des corps sont encore fort imparfaitement connues. Lorsque le corps est transparent comme le verre, les lois formulées par FresncI, d'après des idées théoriques et
hypothétiques très originales, mais très discutables» sont suffisamment d*accord avec les phénomènes. On sait que, si un rayon, polarisé rectilignement, tombe sur une surface vitreuse sous Tincidence î, de manière que la vibration incidente, d'amplitude égale à I, fasse avec le plan d'incidence un angle égal à A^ et si l'on appelle t et r les angles des rayons incident et réfracté avec la normale, R l'intensité du rayon réfléchi» T celle du rayon réfracté, A^ et A^ les angles que font avec le plan d'incidence les \ibrations réfléchie et réfractée, on a
sin*(n-r) tg*(« + '')
T=I-R, « i .A cos(i — r)
tgAj = fgAcos(î — r).
Pour les cristaux transparents, les mêmes formules s'appliquent à très peu près, et les difTèrences ne deviennent notables que pour les cristaux, fort peu nombreux, qui sont exceptionnellement biréfringents comme le spath d'Islande. La réflexion cristalline a été l'objet de nombreux et importants travaux de la part de Brewster, Seebeck, Neumann, Mac CuUagh, Sénarmont, Cornu. Les théories proposées pour représenter les phénomènes reposent sur des hypothèses très hasardées, et ces phénomènes sont eux-mêmes si peu considérables que les observations les plus exactes ne suffisent guère à établir l'exactitude des formules. L'intérêt de la réflexion cristalline est donc à peu près nul pour le cristallographe, et nous nous dispenserons de l'étudier ici en détail:
Béflexlon sor les méUiiix et les eor|^« absorbanCa. — Pour les *
métaux qui sont à peu près complètement opaques, les lois de la réflexion sont très différentes de celles qui s'appliquent aux substances transparentes, cristallisées ou non. On peut supposer le rayon réfléchi divisé en deux composantes vibrant l'une parallèlement, l'autre perpendiculairement au plan d'incidence. La réflexion métallique donne une avance à la vibration qui se trouve dans le plan dlncidence, de sorte que la vibration réfléchie est, non plus rectiligne, mais elliptique. En même temps la quantité de lumière réfléchie ne suit plus les mêmes lois que pour les substances transparentes. Au lieu d*étre nulle pour une incidence normale, elle est au contraire considérable, et décroit à