‹ Traité de cristallographie géométrique et physique (volume 4)Chapitre 92 sur 181 · I. — PROCÉDÉS PROPRES A DETERMINER LES SECTIONS PRINCIPALES · texte numérisé non relu

I. — PROCÉDÉS PROPRES A DETERMINER LES SECTIONS PRINCIPALES

D'UNE UHE CRISTALLINE.

Primeipe de TobservatioB, — Supposons qu'ou ait à sa disposition une lame cristalline d'une épaisseur convenable et d'une orientation connue par rapport aux axes cristallographiques, et voyons quelles sont les observations que l'on peut faire sur cette lame en vue d'arriver à déterminer l'orientation et les dimensions de Tellipsoïde optique.

La première et la plus importante est celle de l'orientation des sections principales, c'est-à-dire des axes de l'ellipse que le plan de la lame intercepte dans l'ellipsoïde inverse.

Pour cette observation il est nécessaire que la lame montre une ou plusieurs lignes dont l'orientation cristallographique soit connue. Ce seront, par exemple, les directions des fissures provoquées dans la lame par des clivages, ou ceux des bords de cette lame, qui sont déterminés

par Tintersection de la surface avec une face cristalline connue. C'est à ces lignes de repère qu'on rapporte Torientation des sections principales.

Le principe de l'observation est le suivant : on place la lame sur une plaque tournante, entre un polariseur et un analyseur croisés à angle droit et dont on connaît les directions de vibration. Lorsqu'en tournant la lame on l'amène à l'extinction complète, les sections principales en sont respectivement parallèles aux deux vibrations du polariseur et de l'analyseur. La lame étant dans cette position d'extinction, l'angle dont il faut la faire tourner pour amener la ligne cristallograpkique, prise pour ligne de repère, à être parallèle à la vibration du polariseur, par exemple, est l'angle que fait une des sections principales avec cette, ligne de repère.

■lcro«cop« polar Isaat de M. fimlle Bertrand. — On peut se ser*

vir d'un microscope polarisant ordinaire dont le porte-objet doit être disposé d*une façon particulière. La disposition la plus commode est celle qui est due à H. Bertrand et représentée figure 120. Un nicolË est placé au-dessous du porte-objet; un autre nicol A coiffe Toculaire. Celui-ci porte au foyer un réticule formé de deux fils à angle droit. Le porte-objet est formé d'un limbe gradué tournant en regard d'un vernier fixe'. Le limbe tournant supporte un chariot qui, au moyen de deux vis V et Y^ peut recevoir deux mouvements rectangulaires entre eux et, par construction, respectivement parallèles aux directions 0^ et 90^ du limbe. On peut fixer au bâti le limbe tournant et donner à celui-ci de petits mouvements au moyen d'une vis de rappel T.

Deux petites vis v et v* permettent de donner à l'objectif deux mouvements rectangulaires et d'en amener ainsi l'axe optique à coïncider avec l'axe de rotation du limbe. On s'assure que cette condition est remplie en constatant que la rotation du limbe laisse un point de l'image en contact avec le croisement des fils du réticule.

On voit sur la figure qu'au-dessus de l'objectif, le tube du microscope est évidé par une large fente dont les ouvertures sont perpendiculaires à la ligne zéro du vernier. Dans cette fente passe une coulisse F lixée à un tube mobile. Ce tube qui glisse dans celui du microscope est mis en mouvement par une vis F agissant sur une crémaillère. La

1. Il Taudrait mieux qae le limbe divisé îùi fixe et le vemier porté par la platine tournante. La lecture se ferait toujours commodément, tandis qu'avec la disposition figrurée, elle est incommode avec certaines orientations du limbe encombré par le chariot, les vis V, V, etc.

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