CHAPITRE XY
CALCULS CRISTALLOGRAPHiaUES
Nous pouvons maintenant exposer^ comment on peut résoudre, pour un cristal donné, le problème fondamental de la cristallographie, qui peut s'énoncer ainsi : Déterminer la forme primitive, c'est-à-dire calculer les dimensions du parallélipipéde qui sert de maille au réseau cristallin et les caractéristiques des formes simples dont la combinaison constitue le cristal proposé.
Élude préalable du cristal. Détermination du mode de symétrie. — Une étude préalable du cristal ou des différents individus cristallins de la même espèce dont on dispose permet d'abord, dans la plupart des cas, de déterminer le mode de symétrie, et par conséquent le système cristallin. On peut reconnaître en effet, à la simple vue, si, en faisant tourner le cristal autour d'une- certaine droite, les faces se présentent dans
le même ordre et avec la même disposition après x, ç, -r, -x de tour, el
si, par conséquent, cette droite est un axe binaire, ternaire, quaternaire ou sénaire.
Si cette étude préalable est rendue plus difficile par les développements anormaux que quelques-unes des faces peuvent accidentellement présenter, et qui modifient la symétrie apparente, on est, au contraire, aidé par l'examen de certaines particularités physiques. C'est ainsi que les faces qui appartiennent à des lois de dérivation différentes ont très-souvent un aspect différent. Les unes sont, par exemple, rugueuses, quand les autres sont polies; les unes sont chargées de petites stries fines quand les autres sont parfaitement pures ; les unes sont trèsjrèfléchissantes quand les autres sont ternes, etc. Les clivages sont aussi très-dignes d'intérêt. Lorsqu'il y a un clivage, il se