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CHAPITRE XIV. — MESURE DES ANALES DES CRISTAni

deux objets placés dans la campagne, et, ces objets étant toujours peu éclairés, le procédé ne peut être appliqué que pour des crislaux trèsrèiléchissants et pour des faces un peu larges.

CoBl*Mè(re de Bablnel «a * ln*elie*. — Un autre procédé d'ob- STTaiion qui annule les causes d'erreur que nous venons d'analyser ïOQâiste à placer rigoureusement à rinlini le signal et le point de repère. Il suffit pour cela de prendre pour signal une fente vivement éclairée, plai:^ au foyer d'une lentille. Les rayons émergeant de cette lentille et rèHédiis par le cristal sont recueillis par une lunette astronomique disposée pour voir les objets placés à l'inltni, et dont le réticule sert d« point de repère.

La liiîure iôO représente un goniomètre Babiuet avec les mo-

^w^tions convenables pour faéililer la mesure des angles des cristaux. 1^ cristal est placé sur un support qui peut recevoir non-sfulement deu mouvements de rolallon autour d'axes perpendiculaires, mais en- »re deux mouvements de translation suivant deux droites rectangulaires. Ces mouvements sont indispensables pour la manœuvre facile de l'appareil: car, le faisceau lumineux étant très-limité, il faut que \v

cristal Boil placé dans une position presque rigoureusement déter pour que les deux faces du dièdre reçoivent successivemeut luiniëre et puissent en rénéchir. Une sorle de couvercle perc fenêtres latérales pour le passage des lunettes permet de aoui le cristal aux rayons de lumière diffuse.

On commence toujours par placer le cristal à peu près dans la tion convenable pour l'observation. On y arrive aisément en mot le tirage de la lunelte ou en ajoutant une lentille devant l'oculaii manière à s'en servir comme microscope et à voir le cristal éclaii la fente lumineuse. On dispose ensuite celui-ci de manière que les faces du dièdre paraissent successivement éclairées d'une manière vive.

Ceci fait, on dispose la lunette de manière qu'elle voie distincte les objets situés à l'initni. A cet eiîet on enlève la lunette de l'api ot on la dirige sur un objet très-éloignè ; on la replace ensuite san diiier le tirage et on la pointe sur la fente du collimateur. On rèj tirage delà lunette collimateur de manière avoir la fente trésor ment. Le tirage de la lunette collimateur restant ensuite cons celui de la lunetle oculaire sera convenablement réglé lorsqi verra nettement l'image de la fente-

Lorsque les faces sont bien planes, on peut obtenir avec le g' mètre à lunettes une précision remarquable, même avec de ti'ès-pc faces, pourvu que celles-ci fournissent une quantité sufBsanli lumière rénéchie. Toutefois M. Cornu a signalé, lorsque les faces très-petites, une cause d'erreur dont il faut tenir compte. La dilTrai des rayons réfléchis sur ces faces épanouit le faisceau réfléchi qi converge plus à l'inAni. On retrouve donc alors toutes les ci d'erreur auxquelles l'emploi du collimateur et de la lunette d remédier.

A cette cause d'eiTeur qui ne se manifeste que pour les I d'étendue trop restreinte il faut en ajouter une autre bien plus t tuelle, c'est l'imperfection très-fréquente des faces cristallines. Il ai très-souvent que des faces, en apparence bien planes, sont formét rèiilité de plusieui-s plans qui ne se confondent pas rigoureusemei bien portent de nombreuses stries, soit parallèles, soit croisées. L'ii réfléchie n'est plus unique, et il peut même y en avoir un trés-g nombre- Quand la face se compose de deux ou trois surfaces pi dont l>^s contours sont bien visibles, on vise successivement chai des images correspondantes en recouvrant d'encre successivei

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