CHAPITRE XIV. -. MESURE DES ANGLES DES CRISTAUX
ar les normales aux faces cristallines a et b. Nous supposons qu*on luisse mesurer les angles pY et p'Y que font ces deux traces avec Tune les arêtes du cube normales à Z.
Nous projetons de même P et P' sur le grand cercle ZY en p^ etp\; 3pi et Op\ sont, sur la surface du cube perpendiculaire à X, les directions des traces des plans menés par X et par les normales aux faces cristallines a et b. Nous supposons encore qu'on puisse mesurer les angles p^ Y et p\Y que font ces deux traces avec Tarête du cube parai* lêle à Y.
On aura alors dans le triangle rectangle ZPpi
° COS p^\
et dans le triangle rectangle ZFp'^
^ "" COS o' Y '
il suffira de résoudre le triangle PZP' dans lequel on connaît PZ, FZ et Fanglé PZP'=pY-|-p'Y, pour connaître l'angle PP' que font les normales aux deux faces cristallines aeib.
Le problème est donc ramené à mesurer Tangle que fait avec l'une dos arêtes du cube la trace du plan mené par une autre arête du cubp et par la normale à une face du cristal.
On place le cube portant le cristal sur le porte-objet d'un microscope qui peut tourner autour de Taxe optique de l'appareil. On dispose on avant du porte-objet un écran percé d'une fente verticale aussi haute que possible donnant passage à des rayons situés dans un plan vertical passant par l'axe optique du microscope et par la ligne 0 — 180'' de la division circulaire sur laquelle on mesure les rotations du porte-objet.
Si l'on fait tourner le porte-objet, [on verra dans le microscope la face cristalline a, brillamment illuminée lorsque le plan mené par la <Urection Z (parallèle à l'axe optique du microscope) et la normale à la face a sera parallèle au plan lumineux, c'est-à-dire lorsque la trace du ?^^n mené par Z et la normale à a sera parallèle à la ligne de foi du limbe. Si on place l'arête Y du cube parallèle à la ligne 0 — 180* du Vimbe mobile, et si, après avoir mis cette ligne 0 — 180® en coïncidence avec le zéro du vernier fixe, on tourne le limbe de manière à voir
252 PnEHIÈRE PARTIE. — CRISTALLOGRAPHIE GÉOW ETRIQUE,
illuminées successivement les Taccs a et b, les angles dont le limbe tourné dans l'un et l'autre cas seront ceux qu'on a appelés précè ment p Y et p' \.
Si, sans rien changer, on retourne le culm de manière à le Tair poser sur le porte-objet par une face nomiale à X, en mettant l'an parallèle à la ligne 0 — 180°, on mesurera de la même façon p, p,' Y. Le problème est donc résolu.
Mai? il ne serait pas possible de faire une observation précise i réglant seulement sur le maximum d'illumination des faces crislall Il faut donc chercher un procédé plus parfait pour saisir le momet la face crislallme est normale au plan lumineux déterminé par la fi On y arrive en plaçant dans l'oculaire du microscope un long cyli en nint-glass dont l'indice de réfraction est supérieur à celui du bs de Canada. Ce cylindre, dont les deux bases sont bien parallèles, divisé en deux moitiés par un plan perpendiculaire aux bases; les < faceg rectangulaires sont polies et recollées au bautne de Canada. L lindre est placé dans l'oculaire de façon que la bise supérieure so foyer de la lentille supéneure de l'oculaire, et normale à l'axe opti On tourne l'oculaire de manière que le pian médian occupé pa baume passe par le 0' du vernier fixe.
Dans ces conditions, lorsque la lumière reçue par le microscop
composée tout entière de rayons parallèles au plan médian du c]
dre, tout le champ du microscope est également éclaire et trai
par une ligne noire qui est la trace du plan méc
Mais, si le microscope reçoit de la lumière obliqu
plan médian, on voit que les deux portions du cb
séparées par la fissure du cylindre seront èclai
différemment, car l'une ab (fig. 354) est éclairée
les rayons qui traversent dii^ctement le cylindre et
ceux qui subissent la rèileiion totale sur le baum
Canada, tandis que la partie ac ne reçoit que les ra;
qui ont traversé directement le cylindre ; il y a de
Fig. ©4. une plage bordant la fente a qui ne reçoit aucun n
et paraîtra obscure.
En faisant tourner la platine du porte-objel/ il arrivera un mon oîi lea rayons réfléchis par la face cri.slallîne (face qu'on contim d'ailleurs à voir directement) entreront en partie dans l'appareil champ sera éclairé, mais il ne le sera également que lorsque le ] mené par l'axe optique et la normale à la face sera exactement parai