‹ Traité de cristallographie géométrique et physiqueChapitre 189 sur 339 · DURETÉ · texte numérisé non relu

DURETÉ

Lnttioii de la doreté. — Échelle de Hoiis. — Malgré Tim-

portance pratique du caractère de la dureté dans les études minéralogîques» il est difficile d'en donner une définition précise.

On dit qu'un corps A est plus dur que le corps B, lorsque, taillé en pointe, promené sur le corps B, et soumis à une pression convenable, il détermine sur celui-ci une rayure, c*est-à-dire une désagrégation linéaire plus ou moins profond^.

Si A raie B, l'inverse n*a pas lieu, et B taillé en pointe ne peut, quelle que soit la pression exercée, désagréger A; sous l'augmentation ^aduelle de pression la pointe de B se brise avant qu'aucune rayure se soit produite sur A.

Vnn autre côté si A raie B, il raiera toutes les substances que raie B lui-même.

On a donc pu se servir de ces remarques pour dresser des échelles, comprenant un nombre plus ou moins grand de corps rangés suivant Tordre croissant des duretés. Lorsqu'on veut donner une idée de la dureté d'un corps quelconque, on la comprend entre celle de deux corps de l'échelle ; l'un rayant le corps donné et l'autre en étant rayé. L'échelle la plus usuelle est la suivante qui est due à Hohs :

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