Phil. mag. (4), XLI, p
GHÂP. XI. — COULEURS SUPERFICIELLES. 57f
Enfin les faces p, rouges sous l'incidence normale, donnent une couur bleue, vibrant dans le plan d'incidence, lorsque Tangle est celai 3 la polarisation maximum par réflexion. 11 résulte en somme de ces observations de Haidinger^ que, sous incidence normale, la vibration réfléchie parallèle à la vibration xtraordinaire, qui est la plus absorbée, donne seule une couleur supervcîelle ; la couleur est vert d'herbe quand cette vibration est parallèle I Taxe optique. Lorsque la vibration extraordinaire est inclinée sur \*axe, la couleur réfléchie normalement incline vers le bleu. Il en est de li^ême lorsque Tincidence, au lieu d*étre normale, devient oblique. Le platinocyanure (TyUrium se comporte à peu près comme celui de magnésium.
Parmi les autres substances cristallisées qui montrent une couleur superficielle, on peut citer :
Yindigoîiney dont la couleur est rouge de cuivre par réflexion, dans tous les azimuts et pour toutes les directions de vibrations (Haid.) ;
la murexule, qui est rouge grenat par transmission, et d'un beau vert Aoré par réflexion ;
le sulfate dHodoquinine ou sel A*Hérapath^ qui est blanc verdâtre pour les vibrations transmises perpendiculairement à Taxe, rouge très sombre pour les vibrations extraordinaires transmises parallèlement à Vaxe, et qui donne une couleur superficielle vert d'herbe vibrant parallèlement à Taxe ;
Xhydroquinone, qui est bleu violet sombre pour les vibrations perpendiculaires à Taxe, bleu violet très sombre pour les vibrations parallèles, et dont la couleur superficielle vibrant parallèlement à l'axe est brun tombac ;
le picrate de potasse, qui cristallise en aiguilles quadratiques, d*un brun jaune, par transmission, pour les vibrations perpendiculaires à l'axe, d'un brun rouge plus sombre pour les vibrations parallèles , et (\ui est bleu par réflexion pour les vibrations parallèles;
\tchrysammate dépotasse, étudié par Brewster', qui cristallise en peliVe^ tables rhombiques, et transmet de la lumière rouge jaunâtre,[qui se décompose en deux faisceaux polarisés à angle droit, l'un rouge carmin, Yaulre jaune pâle. La lumière naturelle réfléchie est jaune d'or vierge pour l'incidence normale, et bleu pâle pour de très grandes incidences; cette lumière se divise en detrx faisceaux, l'un vibrant perpendiculai-
^. ?ogg. Arm, 71, p. 521 (4847).