‹ Traité de cristallographie géométrique et physiqueChapitre 249 sur 339 · PhiL Mag. (3), 29, p · texte numérisé non relu

PhiL Mag. (3), 29, p

rement au plan d^incidence, qui est bleu blanc pâle pour toutes les incidences, et l'autre vibrant dans le plan d'incidence, qui est jaune d or pour les petites incidences, et bleu pour les fortes incidences.

AnneaiuK d^interféreBce observés dans les s«bsCaBees cristallisées eolorées sans polarlseiur ni analyseur. — Toutes les substances que nous venons de passer en revue absorbent complètemeot, au moins, pour certaines directions de vibrations, une partie plus ou moins considérable du spectre, et c'est à cette absorption coropléle de certaines radiations que sont dues la réflexion métallique pour ces radiations et la couleur superficielle. Mais il bien vraisemblable quuae absorption incomplète de certaines vibrations doit produire des fait> plus ou moins analogues, quoique naturellement moins intenses, à ceui que produit une absorption complète. On ne sait encore que fort peu de choses sur ce sujet, mais une observation faite par M. Bertin est de nature à donner quelques indications.

Lorsqu'on place devant l'œil une lame cristalline bien colorée, taillée perpendiculairement à un axe optique, outre les houppes dont nous- avons parlé dans la première partie de ce chapitre, on voit autour de Taxe les mêmes anneaux d'interférence que Ton observe si neliemenl lorsque la lame est placée entre un polariseur et un analyseur. Ces aifmeatrx sont d'ailleurs peu nombreux et on en voit seulement la partie qui traverse les houppes sombres; mais ils deviennent très nets et très 'Visibles lorsqu'on place une tourmaline, soit en avant, soit en arnére de la lame.

Comme les anneaux d'interférence ne peuvent se produire que lorsque la lumière est polarisée à l'entrée et à la sortie de la lame cristalline, il faut nécessairement que la surface môme de la lame absorbante soit à elle seule un polariseur, et c'est évidenmient la réfraction à la surface qui doit produire ce phénomène. On sait en effet que la réfraction polarise partiellement la lumière de manière que ramplilude ieU vibration contenue dans le plan d'incidence soit la plus grande. Tou1^ fois les formules de Fresnel ne donnent pour les incidences peu éloignées de la normale, comme celles dont il s'agit ici, qu'un écart très faible entre l'amplitude des deux vibrations principales du i*ayon réfléchi ou du rayon réfracté; et en fait on ne voit ainsi, à l'œil nu, sans polariseur ni analyseur, les anneaux d'interférance, ^e lorsque le cristal est absorbant.

Le phénomène signalé par M. Bertin me semble donc devoir être

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