CHAP. XI, — FLUORESCENCE
asidéré comme la preuve que, dans des substances très absorbantes pour certaines couleurs, le pouvoir réfléchissant relatif à ces couurs, est très notablement accru.
On s'explique alors la production des anneaux d'interférence. <
IVeporlons — nous à la figure 117 de la page 361; considérons lo
iisceau qui émerge en m! et qui est contenu dans un plan passant pas*
e pôle P et normal à la ligue des pôles PF« Représentons par 2 la lu*
TÛère incidente, par A* et A'* les intensités de la lumière réfléchie sui-*
/ant qu'elle vibre perpendiculairement ou parallèlement au plan d'in*
ddeuce. On a toujours A*>A'*, mais la différence est très faible si le
cristal n^est pas absorbant. Les quantités de lumière réfractée sont res-
pec\\>'enient i — A*, et 1— A'*; il y a donc dans le faisceau réfracté
une quantité de lumière naturelle égale à 2(1 — A^) et une quantité
de Wiaiève vibrant dans le plan d'incidence égale à A' — A''. Si A est
^elit, 2 (1 — A*) est grand et le rapport çç-r-i ni est trop petit pour
({ue les phénomènes d'interférence soient visibles. Si au contraire le
cristal devient très absorbant et si le pouvoir réflecteur augmente eu
totv^fequence, 1 — A* diminuera et le rapport ^-r-r — - pourra aug-
menter de manière que la lumière vibrant en excès dans le plw d'iiv cidence puisse produire des effets sensibles.
A la sortie de la lame cristalline un fait analogue se produit et la liir mière vibre en excès dans le plan d'incidence. Les phénooi^fes se pais^nt donc comme si le faisceau émergeant en m' était placé entre un polariseur et un analyseur dont les vibrations seraient parallèles à Vm\ c'est-à-dire à 45"^ des vibrations principales transmises par le cristal. Les phénomènes d'interférence peuvent donc se manifester,
l^s ne se manifestent pas au contraire pour le faisceau émergent en m, car les vibrations du polariseur et de l'analyseur fictifs sont parallèles ou perpendiculaires à celles que transmet le cristal.
Les phénomènes sont naturellement rendus plus nets lorsqu'on dL^ pose, soit devant, soit derrière la lame, un appareil de polarisatiou dont les vibrations sont parallèles ou perpendiculaires à PP^
m. FLUORESCENCE.
iMfinltfon de \m flvorescenee. Loi de Skokes. — On sait que Certains
^orps, après avoir été soumis à l'action de la lumière, peuvent en
rayonner ensuite pendant un temps plus ou moins long. G*est ce qu^ii appelle la phosphorescence. On sait aussi que certains corps, pendant qu'ils sont frappés par la lumière, diffusent, à leur surface, une cerUiap quantité de lumière. Ce phénomène, qui ne se prolonge pas un lemp^ appréciable après que l'action de la lumière a cessé, est ce qii*oa appelle la fluorescence. Ces deux phénomènes, qui ont entre eux beau* coup d'analogies, sont régis par une loi générale qui est la loi de Sick», en vertu de laquelle ce sont les vibrations absorbées qui sont restituées par la fluorescence ou la phosphorescence. Cette restitution est accompagnée d'une transformation qui a toujours pour résultat d'aogmenter la durée de la vibration, et par conséquent de diminuer la réfrangibilité. C'est ainsi que le spectre chimique invisible reçu sur une surface fluorescente, liquide ou solide, comme les dissolutions d'aniline ou le verre . d'urane, devient visible par diffusion superficielle, parce que les vibrations chimiques se transforment en vibrations lumineuses de plus longue durée. Nous ne nous occuperons que de celles des substances fluorescentes qui sont cristallisées. De ce .nombre sont les platinocyanures,et cela est naturel, puisque l'absorption est intimemeiit liée à la fluorescence.
Fluorescence du platlii<»cyAiiare de magnéslmii. — Le platinocjft-
nure de magnésium ne donne dans la lumière blanche qu'une fluorescence faible ; mais celle-ci devient nette quand on filtre la lumière solaire par un verre bleu ou violet; la couleur superficielle verte disparait alors et l'on observe une fluorescence jaune rouge.
Lorsqu'on observe) spécialement la fluorescence de la face m du prisme carré, et qu'on l'analyse par un nicol, elle parait jaune orangé quand la vibration est parallèle à la hauteur, rouge écarlate dans le cas contraire.
La base p, éclairée par un faisceau violet non polarisé et normal, donne une fluorescence rouge écarlate dont la nuance ne change pas quand on fait tourner le cristal autour de son are. Si le faisceau incident est polarisé, la fluorescence n'est pas modifiée. Si, le faisceau incident restant polarisé avec une vibration rectiligne horizontale, on lui donne une incidence croissante, la fluorescence n'est pas non plus modifiée. Mais si la vibration rectiligne du faisceau est inclinée sur la base, la teinte de la fluorescence se transforme, à mesure que Tincidence croit, en s'avançant vers le jaune.
On voit en somme que ces observations sont bien d'accord avec la loi ^e Stokes qui établit une relation entre la vibration absorbée et celle
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v\ est restituée par fluorescence. Dans les cristaux de platinocyanure i Tnagnésium, c'est la vibration extraordinaire qui absorbe le bleu, esl-k-dîre les ^ribratious les plus réfrangibles; aussi restilue-t-elle par uorescence les vibrations dont la réfrangibililé s'avance jusqu'à celle u îa\me« La vibration ordinaire, au contraire, qui n'absorbe que le verl, le donne par fluorescence que des vibrations qui ne dépassent pas le
ouge.