XV -a
Gypse 0.014 (V. Lang).
Ibpaze 0.052 (Rudberg).
Calcile 0.05 (Mascart).
Barytine 0.i2 (Heusser).
Apatite 0.15 id.
Ëmétique de potasse 0. 1 6 (Topsoê et Chr .)
Supposons que nous ayons affaire à une lame d'émétique de potasse pour laquelle la dispersion cristalline est très considérable. Nous aurons
Si Ton imagine que Ton fasse croître graduellement l'épaisseui' de
GUAP. XII. — PROCÉDAS DOBSSRVÀTION. 407
la lame à partir de zéro,' la frange achrcmiatique restera gris noir et
corrrespondra à ç = 0, tant que le point pour lequel ^ = 0 sera plus
Yoîsin de cette frange que de la frange maxima Toisîne, c'est-à-dire tant que j, sera plus petit que j« Lorsque- > j, c'est-à-dire lorsque le retard N de la lame éTainé en nombres de franges sera plus grand que
j— — — = 0,9, la frange achromatique deviendra gris blanc et cor-
respondra à la frange maxima ^=r^* La frange achromatique restera
telle jusqu'à ce que ; = ^ , ou N = â,7. Jusque-là nous n*a?ons aucune
incertitude pour désigner la place qu'occupe la frange correspondant à f = 0. Si l'épaisseur de la lame augmente, la frange achromatique devient noii*e et correspond à ^ = i . L'ambiguité commence alors, car nous ignorerons si la frange achromatique correspond à f = 0 ou à
On voit donc qu'avec presque toutes les substances cristallines, ^^Gn prend une lame assez mince pour que le retard, évahié en nombr de franges, ne dépasse pas 2, on pourra être assuré de ne pas commettre d'erreur dans la fixation de la frange qui correspond à ^=0. Dans le plus grand nombre de cas, on peut sans inconvénient dépasser beau- 4îoup ce retard. On voit d'ailleurs que c'est pour les substances les moins biréfringentes que l'influence de la dispersion cristalline est la plus considérable. Or pour ces substances, l'épaisseur qui donne une frange est déjà assez .considérable et suffit à Texactitude de la mesure.
Emploi da eompensatevr A teintes plates on de Bravais. —
On peut substituer au compensateur à franges, le compensateur à teintes plates.
Il se compose de deux lames parallélipipédiques de quarz superposées, dont l'une est fixe et l'autre mobile. Chacune d'elles est formée de deux biseaux de quarz dont les axes sont croisés et qui sont collés au baume. Les biseaux B et B* „. ..^
rig^. 128.
(fig. i28) des deux lames, qui glissent
l'une sur l'autre, ont les axes parallèles. On voit aisément sur la figure
que, dans toutes les positions relatives des deux lames, l'épaisseur totale
du quarz dont les axes onl rorientation de B et B' reste la même. L'tpaisseur du quarz dont les axes ont Forientation parallèle de À el i varie au contraire, avec le déplacement de la lame mobile, et est d*âlileurs constante dans toute la partie où les lames se superposèfii. Lorsque les deux lames se recouvrent complètement, lepaissear t^ taie e^ du quarz dont les axes ont l'orientation de A est égale à l'épaisseur constante e^ du quarz dont les axes ont Torientation de B. Le c(mpensateur ne modifie pas alors la teinte d'une lame cristalline à laquell-^ il est superposé. Si l'on fait mouvoir la lame de quarz mobile, e.. diminue, eu reste constant, et le compensateur engendre un certain retard proportionnel au déplacement. Si ce retard est de sens contraire à celui de la lame cristalline, il arrive un certain moment où le retard de cette dernière lame est annulé, et où la teinte devient gris noir. Le chemin parcouru par la lame mobile de quarz pour obtenir ce résultat donne le retard correspondant à la lame cristalline si l'on a dètermioé une fois pour toutes le retard engendré par un déplacement connu.
Le compensateur à teintes plates est d'un emploi commode lorsqu'il s'agit d'étudier une lame cristalline composée de plages très petites et optiquement différentes. Mais il est assez difficile de saisir arec précision le moment où le retard du compensateur équivaut à celui de la lame cristalline c'est-à-dire celui où le maximum d'obscurité est obtenu. On peut^ avec Bravais, remédier à cet inconvénient en plaçant au-dessus du compensateur la lame polariscopique qui a été décrite page 176. On peut avec précision, amener les. deux portions de cette lame à avoir lu même teinte si l'on emploie la lumière blanche, ou le même degré d'éclairement si l'on emploie la lumière ^homogène. Malheureusement cet artifice n'est pas d'un emploi très commode Iorqu'oh a à faire à une lame composée de plages très petites et de natun' différente.
Emploi du spectre eannelé de FIzeaa et Foucault. — SuppOSOQS
un faisceau de lumière blanche traversant normalement une lame cristalline placée entre» deux niçois croisés, dont les vibrations sont à 45** des sections principales de la lame. Si le retard r^ de la lame correspondant à la longueur d'onde X est tel que l'on ait
r.^ = nX, n étant entier, le faisceau émergent manquera de la lumière dont la longueur d'onde est X. Si l'on analyse le faisceau émergent eo le recevant sur un spectroscope, le spectre montrera à la place que devait occuper cette lumière une raie noire allant en s'estompant dû
part et d'autre. Appelons r^ le retard correspondant aux rayons rouges extrêmes, )\,, celui qui .correspond aux rayons violets extrêmes, on aura
N et N' étant des nombres entiers, / et f étant fractionnaires. La frac-
r tiouT croissant d'une manière continue depuis X jusqu'à X', il y aura
r un nombre égal à N' — Nh-1, de valeurs de a pour lesquelles y sera
un nombre entier. On verra donc le spectre sillonné par N' — N-+- 1 bandes sombres. G*est le phénomène connu sous le nom de spectre cannelé de Fizeau et Foucault.
On peut observer ce spectre de bien des manières différentes. 11 suffit, par exemple, de remplacer l'oculaire du microscope par un spectroscopeà vision directe en plaçant ^ ^ l'analyseur soit au-dessus du spectroscope, soit au- ^ ^ dessus de l'objectif.
On peut connaître l'ordre d'une bande donnée, à condition qu'on puisse repérer le spectre par rapport ù un spectre connu, par exemple celui d'un tube de pj^ ^^
Geisler a hydrogène qui donne les raies G, F. Supposons en effet qu'entre ces raies on observe 5 bandes (fig. 129). La première correspondant au nombre entier N, l'autre au nombre N' = N-j-4, on aura
i et t' étant des nombres fractionnaires que l'on peut évaluer ; X et A' étant les longueurs d'onde respectives de G et F. On peut, au moins dans une première approximation, supposer l'égalité de r^ et r^,, ce qui donne
X(N-i) = V(N + 44-iO, d'où l'on tire
-, U'+Ta'— iX
X-X' On prendra pour N le nombre^ entier le plus voisin de la valeur du
410> DEUXIÈME PARTIE. -* GRSTÂLLOGRAPHIE PffTSlQCE.
deuxième meabre. Ayant N, on aura
Le procédé est suiiout avantageux pour constater les variations qu*ai>- (;ause physique, la chaleur par exemple, peut apporter dans la doubk réfraction et par conséquent dans les retards r^ d*une même lame. A
cet effet la lame cristalline est plongée dans une êtuve dont on accroff très lentement la température.
Pour une température t, on observe la coïncidence entre la bande noire de rang N et la raie D; pour une température 1+ AC, c'est ii bande N + 1 qui vient en coïncidence avec la raie D; on en conclut que la variation du retard correspondant à celte raie est égal a >,
Ar, ^
Ce procédé a été appliqué par K. Dufet a Tétude des Tariatiom» (|ue subit la double réfraction du gypse sous Tinfluence de la chaleur.